Chapitre 6 : 'Nous'

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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Assyndra le Lun 6 Sep - 21:59

Pendant sa marche elle vit Schiffer se mettre à ses côté d'un air innocent et écouta patiemment ce qu'il avait à dire, mais ne dit rien pour l'instant, préférant lâcher le pommeau de son arme et le scruter tout au long de leur marche. La guerrière déclara dans un murmure pourtant audible.

-Ca va bien... juste qu'on a pas le temps pour ce genre de pause....


Elle se mordilla la lèvre inférieur et accéléra le pas, elle appréciait la compagnie de Schiffer, il était d'une agréable compagnie, il était assez plaisant de parler avec lui. Assyndra se calma un peu et laissa son pied frapper une dernière fois une pierre, avant de soupirer longuement. La pointe de sarcasme dans sa phrase la fit sourire, mais l'ampleur de la mission revint en force et son visage se fit dur et concentré.

Elle ferma les yeux et écouta tous les autres, se calmant, se concentrant seulement sur l'objectif premier du groupe, sauver Luna et faire la peau à Forga. Cette entité allait pour la première fois si tel était le cas souffrir. Si Farus était là pour aider c'était une bonne chose. Son visage se fit plus serein et observa la boule lumineuse qui virevoltait autour de l'homme en cape. La magie en était encore époustouflante, elle était fascinante, incroyable. Vraiment comment des être humains pouvaient-ils en posséder? Etait-ce dans leur gène? Peut être.... Un faible soupire lui échappa et elle continua de marcher, elle n'était plus tellement ouverte au conversation, plus comme il y avait quelques minutes, elle s'était refermée et observait longuement le sol sans rien dire.
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Assyndra

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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Farus le Mar 7 Sep - 20:08


 Farus se tenait toujours droit devant eux. Il avait attendu, non point fébrilement, non pas marqué d'une quelquonque impatience – loins de là, le calme, la sérénitée, la plus absolue; l'assurance. Absent, était l'inquiétude, mais planant, était la quiétude. Comment est-ce possible, en un temps si grave, en un avenir si inquiétant ? Comment peux-t-il faire resplandir, autours de lui, une telle aura rassurante ? Epris d'assurance, il s'était tenu droit, tel le pillier qu'il était, un pillier universel qui s'en voyait soutenir une planète tout entière du bras de sa lance mastodonte. Il se tenait, droit, devant eux, et avait soulevé le temps d'un instant, un fébrile instant mais amplement suffisant à faire baisser, ils ne l'avaient ressentis ni remarqué mais c'était un fait, la tension ambiente, soulageant leur angoisses, offrant réconfort. L'être bénis, plus que quiquonque savait l'urgence de la situation. Mais se presser n'y changerait rien : Il fallait savoir doser le flôt. Il ne peux pas vraiment l'expliquer, mais il sait. Il savait que, de manière certaine, il pouvait se tenir là, droit, et se présenter à eux l'espace d'un cours instant, si bien cours qu'il en viendra quand bien même à soulever un lourd poid des épaules fatiguées de ses camarades, et cela sans prendre de risques au malgrès de l'urgence omniprésente. Droit, le pillier héroïque, le Dieu, se tenait devant eux. Il s'était présenté. Bien qu'une chaleur douce et rassurante s'en était vu parcourir leur corp, s'accompagnait avec elle, une douce inquiétude au goût amer de l'amitié chez certains, qui les avaient vu, en apparance s'agiter encore plus, mais en réalitée, à adoucir leur plus proffond, les poussant à remettre leur esprit sur ce qu'ils tenaient cher : Leur amis en danger, et ainsi, les motivant. Farus le voulait-il ? Il ne saurait répondre. Il faisait juste, par cause à effet, ce qu'il avait à faire. A savoir, il s'était présenté à eux, tout simplement, dans l'unique but de s'allié à eux, le plus rapidement possible. Le temps, l'espace, d'une dizaine de secondes tout au plus. Dix secondes, courtes, mais dont le sens et la teneur prend un grand temps à être expliqué, et exige grande parcimonie dans sa déliquate représentation. Une grande sagesse – cela représentait-il Farus, ou l'instant ?

 Nonobstant, l'instant passé, tout le monde poursuivait la marche, certains sans mots dire. Mais le message était passé. Ils savaient tous, et il savait. Ce fût des secondes délicates, mais dont la teneur était grande et déçisive. Des mots simples. L'instant qui suiva la présentation qu'il avait offert aux providentiels, cette simple, courte, phrase incisive, et qu'elle parvînt à leur esprits, d'hores-et-déja, s'était-il retourné. Mais, comme si le temps s'accordait à l'étrangetée qui convient à expliquer ces escondes en des mots, le temps qu'il se retourne déja, il était, de concert, revenu à même progression que ceux qui avait instantannément poursuivit. Que peux-t-on dire ? Etait-il en retard ou l'étaient-ils ? Ce qui est certain était qu'ils étaient ensemble, à la même hauteur, et quand bien même l'avaient-ils rejetté d'un mépris déguisé, ils en étaient en réalité reconnaissant et marchaient à ses côtés d'une volontée commune – il avait apaisé leur coeur par ce cours instant, qu'importe d'où l'ont-ils pris dans le cours de leur marche, et ce pourquoi, en sa conclusion, tous en étaient au même niveau et marchaient ensemble. Ils marchaient, vers Tol Mira, pour sauver leur amis et les villageois souffrants.

 Des mots, il ne suffisait pas. Des sentiments, voilà ce dont ils avaient besoin. Le ciel s'obscurcissait, le soir venait de tomber. Luna, commençait sa lente déscente aux enfers, et ils devaient la stopper avant qu'il ne soit trop tard. Il faudrait quelques heures pour y arriver, aisément la moitié de la nuit. Il leur resterait l'autre moitié pour débusquer et vaincre Forga. Cela devrait allez, amplement, à moins d'un imprévu. Tout en marchant, faisant part à ses alliés de sa démarche déterminée, noble et assurée, en quoi pas le moindre faux-pas elle n'acceuillait, il leur disait ces mots sûr et manifeste de sa profonde et illustre voix :

 — Ne vous inquiétez pas pour la clé. Je suis revenu ici, pour récupérer la dernière. Vous étiez venu par la droite, et je devine sans succé. J'ai passé la gauche, mais je m'y suis trompé. Il ne reste que le centre – c'est si évident, c'en est enfantin ! Ainsi, qui l'eut crû ? Mais, les faits sont les faits. Dans la porte de gauche, j'y ai récupéré l'objet de ma venue, celui qui justifiait mon aventure – le Trésor Noir Dormant., il faisait réfférence à l'impressionnant artefact qu'il tenait de son bras gauche, brillant de sa noirceur, qu'il agita pour qu'il soit compris. Il poursuivit : Cela-dit, comprennez bien que je n'étais pas venu uniquement pour ça. Si le but de ma venue n'était initialement qu'en le but de ma quête, j'ai vite compris l'immédiate urgence de lever la malédiction posée sur le village. Forga détenait l'artefact, je pensais pouvoir le récupérer en le tuant : Je m'étais bien fourvoyé ! Plus vil que ça, il l'a mis en évidence, il me l'a laissé, pour ne pa que j'ai à le combattre. Il pensait que je partirais. Loins s'en faut : J'y retourne, et à vos côtés, nous allons lui faire payer. Et aussi... Pour votre amie.

 Ces mots raisonnèrent de manière étrange dans l'esprit des infortunés. Ils n'avaient en aucun moment mentionné Luna, mais pourtant il le savait. Il ne pouvais l'expliquer lui-même, par ailleurs : Il avait compris. C'est tout ce qu'il y avait à en dire. Il avait simplement compris. Sur ces mots, ils pesèrent leur esprit en l'affublant d'une détermination notoire, en marche vers Tol Mira au travers des plaines lugubres d'Andel.
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