Chapitre 6 : 'Nous'

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Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Le Savoir Prismatique le Sam 4 Sep - 17:00

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(La musique ne s'affiche pas ? Téléchargez-la ici : http://bluelaguna.net/downloads/mp3s/suikoden-v-5-ost/107+Recollection.mp3)

 Le réveil... Est toujours un moment difficile. Enfin, ils ne se réveillaient pas vraiment au mot dire, mais, c'était tout comme. Ils étaient resté endormis, au plus proffond de leur être, chaleureusement dorloté par une douce harmonie freutrée et vaguante qui les menaient dans un vagabondage asceptisé, doux et agréable au grand malgrès d'une douleur parfois stridente qui les prennaient lorsque douleur devenait douleur, au profil d'un repos vertueux doux comme une brise au printemps lorsque le calme appelle au calme, et l'être se chérie lui-même dans la douceur de l'Harmonie qui le guide. L'Harmonie, est partout : Lorsqu'une vague, si petit soit-elle, percute la côte, ses milliers de gouttelettes qui en émanent l'espace d'un instant pour retourner à la mer, forment ensemblent une mélodie harmonieuse et parfaite – une longue, agréable, mélodie, reposant l'être, reposant le monde, qui continue ci et là dans une mélodie douce et perceptible uniquement à travers une singulière perfection nous empéchant en premier lieu de réaliser qu'il sagit, pourtant bien, de la mélodie fondant les mélodies : L'Harmonie est partout, elle emporte notre être et dicte notre esprit vers le repos. Ces milliers de gouttelettes virevoltants, le bruit des vagues s'entre-choquant dans un mécanisme physique complexe, avant que ces dites gouttelettes ne retournent à l'ensemble parfait et non sans dire plus imperfectible, une douce harmonie découlant d'un ensemble parfait, le monde tel qu'il pourrait jamais ne l'être meilleurement. Ces vagues, ses gouttelettes virevoltant et brillant l'espace d'un cours instant, cet ensemble harmonieux qui en découle – en quoi sommes-nous quelquonquement différent ? Nous sommes tous une goutte d'un vaste océan qui nous emporte dans ses courants grandioses, et mène notre existence, qui n'est qu'une avec l'immense océan lui-même, vers une destinée déçidée depuis une longueur d'avance par la logique pure des courants et du monde. En quoi sommes-nous quelquonquement différent ? Nous menons notre existence, porté par les vagues, porté par les courants, et arrivons éventuellement à notre propre conscience, qui raisonnent de concert avec les milliers d'autres, une seule. Nous sommes une vague unie, nous sommes un océan radieux, nous sommes... Quelquonquement différent.

 Car, la réalitée est tout autre. Au milieux de cette douce harmonie, de cet ensemble parfait, ammenant son quota équilibré de souffrance et de repos, se trouve des gens qui n'ont pas eût le choix que de souffrir : Des gens, qui n'ont pas eût le choix, que de raisonner d'un son atroce et dissonant, et de perturber la si douce harmonie. Ils n'auront plus, droit, d'être porté par les douces vagues feutrées, de vaguer tranquillement par la candeur de l'harmonie et la sûretée d'exister... Leur propre existence, leur âme, est piégé au milieux d'un océan impardonnable à l'erreur, et leur souffrance n'est plus amortie; sans plus frein à leur souffrance, ils mènent l'équivalent d'une chute libre alors qu'ils ne sont plus voulû et que la mer, leur mère, les rejèttent viollament. C'est alors qu'ils ont vu, et qu'ils ont compris. Il n'y avais plus de limite à leur souffrance, mais dans ce cas, plus de limite non plus à leur joie : Ils ne sont plus voulus ! Ils ne sont plus voulus ! Il est temps de crier tel un loup féroce devant le cadavre décharné de notre ego passé, et lui morte viollament la jambe pour le faire cul-de-jatte et mieux l'encastrer dans la rivière entre deux branches crasseuses ! Joie ! Joie ! Il n'y a pas plus grands moments : Celui d'être libre d'être le démon de nos peurs, et d'être l'ange de nos souffrances. Réjouis-toi, toi qui a été promû à ce tragique destin – car toi-même n'est plus du destin ! Tu es en dehors; une sorte d'abhérration détestable qui forme une sorte de marasme puant dégoûtant qui pollue l'océan ! Rejouis-toi ! Tu ne répond plus de personne que toi-même, et de l'océan qui veux ta mort ! Réjouis-toi ! Réjouis-toi !!

 Mais, même la souffrance à ses limites. Ils l'ont vu, ils l'ont sentis, en ce cours instant... Ils ont fait face à l'océan au coeur de leur âme, et lui ont commandé sans mot dire, sans même savoir vraiment comment ils avaient fait si ce n'est d'une vague et indescriptible volontée. Mais, c'était finis maintenant. Ils avaient vu, ils avaient... Sentis, l'harmonie de ce monde, l'océan des êtres – mais ils n'en étaient pas plus les régisseurs où les combattants. Ils sentaient avoir ouverts les yeux, ils ne dormaient plus... Le dormeur, s'était-il donc réveillé ? Mais, ce n'est pas certain... Non, ils ne comprennent pas encore tout. Commander au destin, ce n'est pas encore quelque-chose à quoi ils peuvent pleinement répondre. Ils se reposèrent alors quand même, à moitié porté par les vagues, à moitié en éveil et soupçonneux de là où l'on voudrait bien les mener. Mais, eux-même ne comprennaient pas tout... Ils avaient vu, mais n'avaient pas encore, vraiment tout compris. Ce n'était qu'un début. Ce qui était certain, cependant, et qu'ils ne se sentaient plus du tout pareil : Leur vision du monde et de leur être avait soudainement drastiquement changé, ils n'étaient plus les même, mais ne pouvaient pas non plus vraiment s'expliquer en quoi ni comment. C'était, simplement étrange. Les premiers effets, sûrement... Ou quelque-chose comme ça.

...................

 Ils étaient allongés sur de triste lits miteux, d'une maison de pierre Andelienne. L'intérieur typique, n'était complété que de rares meubles à la couleur pâle. Les murs, quand à eux, étaient d'un rose très pâle – une couleur natûrelle de pierres Andeliennes. Les lits n'étaient pas plus mals... Certains étaient assis sur les tables. Ils étaient à l'étage d'une maison; peu après leur réveil mouvementé, passablement désorientés, ils ont vaguer quelques-peux à travers le village et sont passé devant l'auberge, non pas sans inquiétude mais tout de même imprudement, et fûrent surpris de voir que personne ne les vîrent en mal. Le tavernier leur eut appris, qu'ils avaient dormis une journée entière, ni plus ni moins. L'on était déja à l'aube du second jours, et Forga, dans sa fatale aviditée, avait déja réclamer une seconde victime... Nile... Un jeune homme qui tenait une modeste boutique d'arme... Il n'était plus. Il avait été emporté par la peste maudite... Celle de la malédiction vide et étrangleuse de Forga. Emporté, vers l'atroce néant défilé, fabriqué d'une âme folle indescriptible, peut-être même indestructible... Quel, moment atroce, qu'ils ont subit dans cette caverne. Juste d'y repenser, ils en frémissaient. Mais d'un côté, c'était peut-être indispensable... Qui sait. Ce qui était certain, c'est que plus personne ne leur en voulait : Une nouvelle personne était venue, et s'était portée volontaire. Un jeune homme beau et engagé, armé d'une lance il était partis combattre Forga pour les libéré. Bien qu'après leur échecs, le doute eût prie les villageois, ils eûrent étrangement confiance en ce jeune homme – sans pour autant prétendre qu'il y parviendrait, ils étaient, d'une certaine manière, totalement résigné et fataliste après l'échec de leur "méssies", et devaient sans doute se dire qu'une personne de plus ou de moins, qu'en importe le résultat, ne pouvait changer la donne dans le pire... Mais voilà l'aube, et il n'était, toujours pas revenu. Et la vie d'une nouvelle personne fût réclamée, tout juste quelques minutes avant leur réveils. Tragique coïncidence... Heureusement que ça ne leur retombe plus dessus.

 Le tavernier, compréhensif, et aucunement féliciteur du soulèvement bestial qui avait eût lieu hier, leur proposa une chambre chez lui, vu qu'il devait passer toute sa journée au bar pour compenser la mort du préçédent propriétaire. Une maison de deux étages, chacun constitué d'une unique pièce de taille moyenne. Suffisament pour qu'ils y soient à l'aise. Au rez de chaussé, une cuisine et deux tables, au premier étage, deux lits miteux, un canapé et une table. Assez pour pouvoir survivre un moment dans le coin. Fatigué, incroyablement fatigué, ils étaient partis se reposer dans cette maison de pierre sur les bords du village, loins de la folie de Forga, pour se reposer un moment. Du repos... Ils en avaient besoin. Il était temps pour eux de reprendre leur esprit et de déçider de ce qu'ils allaient bien pouvoir faire maintenant... De ce qu'ils ressentaient, ce qu'ils pensaient, et ce qui les attendaient.

Un moment de calme... Enfin.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Warp le Sam 4 Sep - 17:40

Maîtriser le destin.
Alberich se récita ses trois mots dans sa tête en observant fixement le mur, son visage démasqué. Devenir le maître du destin. Manier soi-même sa vie, son être, ses rêves... devenir quelqu'un. Devenir un être humain. Le plus beau de ses rêves.
Il observa ses mains et son visage, il était laid. Il avait la peau calcinée, sa mâchoire était à découvert, son oeil gauche sortait de son orbite, il avait pu néanmoins survivre malgré la douleur, et au final s'habituer à cette carapace, ce sous-corps, devenir l'ersatz de quelqu'un. Un numéro parmi tant d'autres. Une arme. Il n'y avait aucune différence entre lui et des tanks, des vaisseaux de combats ou des sous-marins.

Il était pareil qu'eux, une machine à jeter lorsqu'elle serait inutilisable, une simple arme qui avait perdu ses droits les plus fondamentaux, dont celui de penser par soi-même.
Il se releva et prit son masque, il le regarda, c'était la seule méthode de ne pas plonger dans la folie ceux qui le regardaient. Son vrai lui-même était caché sous des tonnes de facade, à tel point qu'il avait oublié à quoi il ressemblait auparavant, qui il était.

Cet homme en noir, qui l'avait méprisé... venait en fait le réveiller. Il voulait lui faire comprendre son potentiel, le réveiller afin qu'il se rende compte qu'il a le pouvoir de maîtriser le destin.
Il lui montrerait.
Il lui montrerait qu'il évoluerait et qu'il deviendrait un être à part entière !

C'était ce qu'il voulait. Il ne fuirait pas en mourant, il combattrait, et il dira à l'Univers :


"J'ai survécu."

Il remit son masque sur le visage et sortit hors de la maison que le tavernier leur avait prêté, il avait besoin de respirer l'air frais et de se prouver qu'il était bel et bien vivant.
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Message  Schiffer le Sam 4 Sep - 17:56

Le petit Schiffer... avait enfin réussi quelque chose. Toute sa naïveté et son énergie habituelle avait disparu pendant un instant. Il avait commandé le destin ... en étant calme, plus que jamais ! Il se réveilla donc dans la maison du barman. Tout le monde était couché et dormait. Il avait dormi très très longtemps et avait les muscles endoloris et cripés. Il s'étira et eut une crampe tellement il était resté inerte longtemps. Il se releva et sortit dehors. Il n'avait parlé à personne, il n'avait envie que d'une chose : bouger un peu. Il fit donc des exercices d'étirement, puis passa aux choses sérieuses, ou plutôt son passe temps préférée : La course à ''obstacles''.

Il commença donc à sprinter dans le petit village. Il y avait une maison devant lui ; il sauta par dessus la clôture, couru sur le mur de la maison et s'agrippa au balcon du 2ème étage. Il se hissa dessus et sauta jusque sur le toit. Il continua à courir et sauta en bas, faisant un magnifique tour sur lui même dans les airs et atterrissant avec une roulade. Il continua ainsi pendant presque 20 minutes avant de revenir au point de départ, couvert de sueur. Rien ne se comparait à la sensation de courir à pleine vitesse et d'aller où l'on, comme on le veut. C'est comme contrôler son destin... mais en plus banal. Les gens avaient commencé à s'attarder dehors lors de son retour...
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Gordon Blake le Sam 4 Sep - 18:09

Appuyé contre l'un des murs de la maison du tavernier de Gondo Ata, le regard dans le vide, je réfléchissais. Tant d'évènements s'étaient déroulés ces derniers temps ... L'échec à Tol Mira, la fatigue en résultant nous ayant épuisés moralement autant que physiquement, le retour à Gondo Ata, et enfin, le rejet et l'agressivité des habitants suite à cet échec, qui, tel le point culminant d'une mélodie tragique et macabre, le crescendo du désespoir, nous avait conduit à nous écrouler sur le sol, pour finalement sombrer dans le néant, la mélodie s'arrêtant, laissant place au silence le plus total, le plus absolu.

Je repensais à ce que j'y avais vu. Caleria, vide de vie. Ces créatures étranges m'ayant attaquées ... Etait-ce une sorte de vision du futur ? D'un futur tel qu'il serait si Harmonie continuait à contrôler les gens comme des pantins ? Ou, au contraire, le futur d'un monde libre, libéré de l'influence d'Harmonie, sombrant dans le chaos sans personne pour le surveiller ? Etait-ce seulement une vision du futur ? Ce pourrait-ce que ce soit une vision de l'état actuel des choses, dans mon monde originel ? Je n'en avais absolument aucune idée.

Enfin, après notre réveil suite à cette expérience troublante, qui, ainsi que je m'en doutais, avait dû toucher tout le monde différemment, la mélodie semblait avoir redémarré. Les sonorités négatives avaient cédé leur place à une note d'espoir. Une note simple, se répétant, et pourtant semblait si profonde. Nous n'en avions pas fini avec Forga. Ce village n'était pas condamné.

C'est avec cet état d'esprit que je me trouvais maintenant, réfléchissant. La plupart des membres du groupe étaient aussi présents et nous réfléchissions à propos de quoi faire maintenant. Le tavernier qui nous avait laissé sa maison avait mentionné un jeune homme qui était allé à Tol Mira. Il n'était toujours pas revenu et l'appétit de Forga ne semblait pas s'être apaisé. Devais-je en conclure que ce jeune homme avait également échoué ? Avait-il seulement à la base la moindre chance, là où tout notre groupe avait échoué, de réussir, lui, seul, certainement non préparé ?

Plus important, que devions-nous faire actuellement ? Devions-nous retourner à Tol Mira pour tenter d'en finir enfin avec Forga ? Devions-nous nous reposer et alors laisser un autre habitant de ce village nourrir les desseins macabres de Forga ? Devions-nous aller voir le prêtre pour plus d'informations ?

Me redressant, après mûre réflexion, j'expliquai ce que je pensai que nous devions faire :


Je propose que nous allions voir le prêtre afin de voir s'il sait quelle porte de Tol Mira mène à Forga, afin d'éviter que nous ne nous trompions à nouveau. Ensuite, je suppose que nous devrions faire route vers Tol Mira. Les agissements de Forga ont assez duré. Il est temps d'y mettre un terme.


La mélodie semblait avoir pris des allures de compte-à-rebours. Pourrions-nous empêcher Forga de prendre l'âme d'un autre villageois ? Pourrions-nous seulement jamais empêcher Forga d'agir ?
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Message  Darphenix le Sam 4 Sep - 19:45

 Il ouvrit les yeux. Se cura le nez. L'air poussiéreux d'ici lui en faisait des dizaines, et il n'aimait vraiment pas ça. Il accrocha sa trouvaille sous le lit sur lequel il se trouvait. Un lit ma foi plutôt confortable. Du moins compte tenu des normes de ce monde. Il aurait préféré un lit de paille. Question d'habitude.
 Plus ou moins reposé, il sauta de son lit.
 Il avait faim. Cela faisait des lustres qu'il n'avait rien avalé, et se mettre debout si brutalement lui fit tourner la tête. Il s'appuya contre le mur afin de reprendre son équilibre et se rendit compte qu'un peu plus loin, dormait Assyndra. Son visage paisible dans son sommeil lui donnait l'allure d'une jeune fille innocente, un peu comme l'était Pitchoune, et il la lorgna un moment, la bave aux lèvres.
 C'est quand il réalisa qu'il bavait en pensant à la manger plutôt qu'à se la faire qu'il se secoua et décida de trouver quelque chose à becqueter.

 Il prit l'escalier et descendit. Il n'avait pas prit la peine de voir ou étaient ses compagnons. Mais si lui et Assyndra étaient ici, les autres n'étaient surement pas loin. Surement dehors, en train de "prendre l'air". Ah non, pas Geddoe. Le taulier était appuyé contre un mur, son unique oeil semblant ne pas l'avoir vu. Darph le lui prêta pas la moindre attention et bifurqua vers la cuisine ou il vida les tiroirs. Il excava finalement du pain, des fruits divers, quelque légumes et un bon morceau de viande.

- Bon, ben ragout. Décida-t-il. Et salade de fruit.

 Il attrapa une marmite qu'il remplit d'un peu d'eau et la ficha dans la cheminé, qu'il alimenta afin d'obtenir un feu doux. Il n'aimait pas tellement ça, le feu, mais fallait bien manger. Il jeta pêle mêle les légumes soigneusement découpés ainsi que la viande, elle aussi découpée. Il donna ensuite de la consistance au tout en jetant un peu de ce qu'il avait établi comme étant de la farine. Et voilà, l'odeur était déjà alléchante. Et il se serait bien jeté tout entier dans la marmite, mais il fallait partager. Et une portion de ragout ne l'alimenterait surement pas assez, d'ou le dessert qu'il prépara consciencieusement. Il trancha les fruits nettement et proprement et en fit une jolie salade qu'il servit dans 7 verres en prenant soin de répartir le tout avec équité, il n'était en effet pas sur de pouvoir ravir la plus grosse part.

- Je propose que nous allions voir le prêtre afin de voir s'il sait quelle porte de Tol Mira mène à Forga, afin d'éviter que nous ne nous trompions à nouveau. Ensuite, je suppose que nous devrions faire route vers Tol Mira. Les agissements de Forga ont assez duré. Il est temps d'y mettre un terme.

 D'une voix tranquille (pour une fois), Darphenix lui répondit de la cuisine.

- C'est une idée. Mais pas tout de suite. Il faut manger et laisser dormir les demoiselles (il n'avait cure du colonel). D'ailleurs, le Prêtre vous a donné une clef. Nous l'avons testé sur toute les portes. S'il avait la mauvaise, je ne vois pas comment il pourrait nous mettre sur la bonne voie cette fois-ci...
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Message  Sazer le Sam 4 Sep - 22:54

Un réveil douloureux.

Encore une fois, il fut dépassé par la force des événements aussi impétueux soient ils. Il se réveilla ici, là, dans une chambre d'auberge ou taverne. L'impression de déjà vu étant récurrente chez Sazer. C'était l'auberge du tavernier qu'ils rencontrèrent dans ce village étrange...
Etrange pour quoi se demanda le colonel en se grattant la tête...

Ah oui. Des villageois qui sont plongés dans le désespoir face au "cruel" Vorga ou Forga et qui attendent avec espoir et passion l'arrivée d'un héros dont le nom lui échappait. Tout un scénario qui avait le don d'irriter Goykai. Ces derniers temps, des événements, des choses furent imposés à lui et pire encore... une entité ou une personne seraient en train de l'inculquer une vision du monde, un destin non contrôlé par Harmonie. Que de balivernes que ce soit le fait qu'un illuminé souhaite imposer sa vision du monde, c'est du pareil au même. C'est de la dictature ou presque...
Cette chose lui rappelait ironiquement son monde et son gouvernement... La politique, les idées... un vaste sujet de discussion, passionnant certes selon les circonstances... Mais cet égoïsme de pousser les gens à croire en une chose. Cela l'irritait au plus haut point.

"Revenons à nos moutons"
Sazer était mine de rien, aussi forte que soit sa pensée, contraint d'obéir à un savant illuminé aussi excentrique qu'égoïste et malsain et de remplir diverses missions dans différents monde.
Combattre Forga serait l'une d'entre elles.
Il était obligé car il n'avait pas encore la force de combattre le savant comme... ses juges qui semble être de son côté. Mais la force du destin ferait que les épreuves qu'il traverse pourrait le rendre plus fort... Le temps en dira par la suite.

Chambre d'auberge, certains de ses infortunés compagnons furent réveillés et sortirent du lieu. Geddoe qui restait du point de vu de Sazer l'une des têtes pensantes les plus compétentes dans ce groupe...
Bien que sa proposition de retourner voir le prêtre lui plaisait à l'origine au colonel. Ce prête lui paraissait aussi douteux que le savant de l'autre fois du haut de sa plate-forme.
Le colonel se leva de son lit, il fit les cent pas en s'arrangeant sa coiffure et son monocle, ainsi que sa veste.


- Eh bien. Eh bien. A peine réveillé qu'on devra repartir en vadrouille contre Forga... Ma foi, on a pas d'autres solutions vu qu'on est sans doute edroitement surveillé par les Juges..

Il reprit sa respiration, et il regarda Geddoe (tout à l'heure, il regardait plus dans le vide comme s'il n'avait pas l'intention de partager ce qu'il venait de dire).

- Notre promenade dans les tunnels n'ont mené à rien. Il nous manquait visiblement des informations... Le prêtre reste ma carte maitresse vu que je lui fait pas confiance. Il cache quelque chose à mon humble avis.
Il serait donc préférable de retourner à l'église et d'éviter de se faire agresser par des villageois aussi agressifs qu'un Schiffer. Very Happy


Il ricanait discrètement de sa blague en penchant sa tête vers le bas tout en posant la main droite sur sa bouche. Dans l'immédiat, il restait à attendre le réveil des autres.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Assyndra le Dim 5 Sep - 0:26

Le sommeil pourtant si simple et doux, la dérangea un bon moment, un faible frisson parcourut son dos. Que c'était-il passé juste avant... juste avant de s'endormir, juste après s'être fait attaquer si férocement. Des souvenirs puis un sentiments étrange, étais-ce.... Ses yeux s'ouvrirent lentement, une odeur l'avait sortie de ce sommeil réparateur. Elle se mit assise et regarda ses mains dénudées de ses gants pendant un long moment. Un long soupire traversa la barrière de ses lèvres et elle s'étira longuement faisant craquer tous les os de son corps pour rendre à ses muscles et articulation toute la souplesse d'antan. Assyndra se leva enfin, attrapa sa lame avant de se remettre assise sur le lit, elle repensait à tout ce qui c'était passée sans pour autant si arrêter plus ou moins. Le bout de ses doigts furetèrent sur le métal glacé de sa lame, un faible sourire s'étira sur ses lèvre, elle se sentait très bien, puis le nom de cet endroit lui revint en mémoire et ses sourcils se froncèrent un peu. Refaisant calmement les sangles de son harnais, en y replaçant son épée dans son dos, réajustant encore une fois les lanières pour que l'arme soit plus agréable dégainer, rengainer et porter. La jeune femme récupéra ses gants, les mettant lentement, puis elle sentit un délicieux fumet provenir d'en bas.

Son regard se jeta sur les autres personnes encore non éveillé, elle en conclut donc que plusieurs personnes étaient déjà debout, elle descendit les marches de cette maison que le tavernier avait prêté. Des brides de conversation lui arrivaient de temps à autres dans sa descente. Aller à nouveau au temple... était-ce bien ou mauvais. Le pire était survenu que pouvait-il arriver d'autre? Rendre visite au prête n'était pas une mauvaise idée, peut être qu'il allait mieux depuis... Assez de mort était survenue, il fallait en mettre un terme tel était la phrase du militaire, elle avait reconnu sa voix ainsi que celle de Darphenix et puis de Sazer. Leurs phrases, enfin les brides de la conversation laissaient entendre que le prête avait peut être donné une mauvaise clé... Si oui pourquoi avait-il donc fait cela?

En parfaite innocente, elle passa la tête hors du couloir de l'escalier et les observa un long moment, écoutant les derniers propos, avant de sourire et de déclarer d'un ton enjoué, le repos l'avait un peu changé et bien sur il n'y avait plus trop cette ambiance pesante et stressante.

-Bonjour ou Bonsoir!


Elle sortit entièrement du couloir et observa la pièce un moment, avant de reprendre un petit air renfermé qui disparut derrière un autre sourire et des phrases à question assez banal et normal.

-Bien dormis? Je sais ce n'est pas le moment d'être réjouis, mais j'ai entendu votre petite conversation en descendant.... Et... si le prêtre nous cachez plus qu'il ne voulait nous faire croire? La raison? Je ne sais pas.... mais si le prêtre nous donne un peu plus de renseignement sur tout cela ne voudrait-il pas signifier qu'il nous a mentis? Pourquoi aurait-il fait cela? Avait-il une raison de nous cacher ça? Est-il complice de Forga? Tant de questions sont là devant nous....


Elle s'arrêta et détourna le regard vers la marmite, humant la délicieuse odeur qui y était présente, la fain commençait à tenailler son ventre, mais retomba vite fait à plat, elle n'avait plus fain, plus du tout, tout cela a cause d'une simple question.

-Avons-nous été manipulé?


Elle réfléchissa un moment puis s'asseya sur l'une des chaises devant la table et adossa son coude sur celle-ci, sa main servant d'appui à son menton, elle ferma les yeux et chercha plus ou moins des réponses au questions qu'elle avait énoncé, puis elle observa les trois hommes dans la pièce, cherchant à savoir qui avait confectionné ce délicieux plat qui dégageait une odeur alléchante, ca devait donc être soit le militaire, soit Darphenix ou encore Sazer qui avaient cuisiner, si tel était le cas, si c'était vraiment l'un d'entre eux, il cuisinait comme un chef d'où l'envoutant fumet, mais elle n'était même pas sûr et resta prudente sur son compliment.

-Ca sent vraiment bon, chapeau au cuisinier.


Assyndra sourit encore une fois avant de ré ouvrir ses paupières. Son aptitude extravertie ne lui ressemblait pas d'un certain point de vue, mais bon le réveil la rendait toujours ainsi, plus coopérative et sereine tout pouvez dépendre ensuite, de l'état mental du groupe, de l'atmosphère et autre.
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Message  Luna le Dim 5 Sep - 10:29

~ Harmonie ~

Voilà contre quoi je devais lutter. Mais comment lutter contre quelque chose qui dirigeait nos vies ? Le Professeur avait réussi. Et grâce à lui, nous lui avions également échapper. Mais, par nos propres moyens, étions nous assez fort pour la vaincre ? Je pense que je ne le saurais jamais. Mais, pourrais-je vraiment être maitresse de mon destin ? Pourrais-je devenir réelle ? Tant de questions que je m'étais posée après notre défaite face à Forga et aux Andeliens. Mais maintenant, je sais que ce n'est plus le moment de me poser de question. Je dois prendre mon destin en main. On doit vaincre Forga. On a eut une autre chance. Une fois de plus. Et il ne faut pas la laisser passer. Pas celle là ...

Je me réveille enfin. Je ne sais pas depuis combien de temps je dors. Je regarde autour de moi. Je crois qu'il n'y a personne. Je repense à tout ce qui s'est passer depuis notre retour ici. Tout ceci n'était-ce qu'un rêve ? Un délire ? Ou la réalité ? Il y a tellement de chose que j'ignore. Et où sont tous les autres ? Peut être que ma blessure était plus grave que je ne le pensais, et qu'ils sont partis sans moi le temps que je guérisse. Peut être même qu'ils ont déjà vaincu Forga et que les souvenirs que j'aie sont irréel. Je ne sais plus quoi penser. Moi qui voulait prendre mon destin en main ... Peut être que je suis trop faible pour faire quoi que ce soit. Je ne sais pas quoi faire ...

Alors que je me perds dans mes pensées, une délicieuse odeur se fait sentir. Elle vient des étages en dessous. D'ailleurs, je ne me souviens même plus ce que je fais ici. Je me lève, afin de voir d'où vient cette odeur. J'entends des voix. Des gens qui parlent. Je reconnais ces voix. Ce sont eux. Ils ne sont pas partis. Et d'après les bribes de conversation que j'ai entendu, tout est réel. Forga a fait d'autres victimes à cause de notre échec. Tout ces morts par notre faute. Par ma faute. J'essaye de me ressaisir. On doit venger la mort de toutes ces personnes. Forga ne doit pas s'en sortir. Elle doit payer. Comment peut elle agir comme ça ? Je ne le supporte pas. Mais je ne veux pas prendre de décision. Tout ce que je peux faire, c'est les suivre et espérer qu'on vainque Forga. Je continue à descendre et m'approche d'eux tout en restant silencieuse ...




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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Darphenix le Dim 5 Sep - 12:48

- Avant d'aller ou que ce soit on mange! Cria-t-il impétueusement au Colonel depuis la cuisine.

 Le ragout commençait à dégager une excellente odeur. Darphenix en était très content. Il en salivait déjà. Mais pour que le gout soit absolument parfait, il fallait le laisser mijoter encore un peu. À l'aide d'une louche, il gouta sa préparation, et y ajouta la pincée de sel qu'il manquait. CE serait bon, ho oui, et il s'en réjouissait déjà.

- Bonjour ou bonsoir!

 La voix d'Assyndra! Songea-t-il en se souvenant de son innocente beauté pendant qu'elle dormait. Il tendit l'oreille, mais n'entendit pas ce qu'elle dit ensuite. Enfin, pas tout jusqu'au moment ou elle complimenta le cuisinier. Ça lui était adressé après tout, et Darph n'avait jamais été sourd aux compliments. Tout content, il se pencha en arrière de sorte que, à moitié à l'envers, sa tête soit visible du salon.

- C'est moi le cuistot! T'a vu comme je ferai un bon mari? Lui dit-il avec un grand sourire.

 Ouaip, songea-t-il en rentrant la tête. Il devait présenter le maximum d'atout à ses yeux pour que l'idée lui trotte dans la tête. Et alors, un jour qu'ils seraient de nouveau obligés de camper à la belle étoile bénéficierait-il d'un peu de chaleur humaine. Il eut un grand sourire et rit en silence. Le ragout était fin prêt. Comme petit déjeuner c'était pas ce qu'il y avait de meilleur, mais en tant que repas, ça se défendait très bien. Et puis qui pouvait encore dire l'heure, ici...
 Il dénicha des écuelles qu'il remplit chacune de nourriture. 4, une pour Geddoe, une pour Sazer, une pour Assyndra chérie, et bien sûr une pour lui même. Il revint au salon avec deux écuelles dans les mains, qu'il déposa devant Assyndra. Vu que personne d'autre n'était à table il allait disposer l'autre lorsque Luna fit son apparition.

- Pitchoune! Lui lança-t-il avait entrain. Tu a faim? Y'a du ragout. Viens!

 Il tira une chaise à coté d'Assyndra, et plaça le bol devant. Sur quoi il retourna dans la cuisine, prit les deux autre bol et les plaça un peu anarchiquement de l'autre coté de la table, Sazer et Geddoe se débrouilleraient. Il repartie une dernière fois en cuisine, servit une portion pour lui même et trancha du pain. Ceci fait, il revint dans le salon, planche pleine de tranche de pain dans une main, bol dans l'autre, et s'assit de l'autre coté d'Assyndra.

 Les absents se débrouilleraient, au pire ils mangeraient dans la marmite. Il sourit en se demandant ce que ferai Alberich, car il imaginait très bien Schiffer manger à même l'énorme récipient.

- Bon, ben bon appétit, lança-t-il avant de se saisir de sa cuillère.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Le Savoir Prismatique le Dim 5 Sep - 13:44

 Au durant qu'Assyndra, Darphenix, Sazer et Geddoe discutaillaient à l'intérieur de la chaleureuse maison (Tout du moins, aux standards locaux – elle n'en restait pas moins sordide, humide et poussiéreuse arborant des couleurs délavées), et que Luna se réveillait avec peine de son long et lourd sommeil réparateur, compensant à la très lourde charge qui a pesé sur ses maigres épaules lors de l'expérience de mort imminente qu'ils ont tous durement surmontés individuellements, à leur manière, pas plus tard qu'hier, Schiffer et Alberich quand à eux flannaient à leur pensées et occupations personelles à l'extérieur, dans les terrains vagues délabrés de la ville morte. Tous étaient pour le moins exténué – bien qu'ils eurent dormis une journée et une nuit entière (Pour peu que l'on puisse déterminer la différence entre le jour et la nuit en ces contrées), le repos prolongé dans les bras de Morphée ne pût complètement les décharger du poid incroyable qui, si soudainement, semblait plus que jamais se soutenir sur eux, pendant lourdement, accrochée d'une corde décharnée et irritante autours de leur thorax, serrant si fort qu'elle les étouffaient alors que la corde s'infiltraient en eux, contournait leur poumons pour s'accrocher d'un pieux proffondément enfoncé dans leur coeur. La charge, pouvait s'en voir douloureuse si jamais ils tentaient d'y penser, aussi la pluspart d'entre eux laissèrent couler des pensées tranquilles. Mais, laisser couler et ainsi reposer l'âme, n'est-ce pas aussi suivre le courant harmonieux ? La pensée seule angoisse. Mais le temps n'est pas aux inquiétudes exacerbés, et quand bien même ils eurent récupéré l'équivalent de deux sommeils, ils ne ressentent qu'épuisement, alors que doit aisément se dicerner sous leur yeux d'imposante cernes bleui.

 Darphenix, Assyndra, Sazer et Geddoe discutaient du cours des choses et des déçisions à prendre, mais, à défaut d'en venir à une déçision conclusive dans l'immédiat, ils déçidèrent de mieux s'avachir sur l'excellent repas préparé par Darphenix. Luna, de son côté, était toujours la plus fatiguée – la plus jeune et la plus inexpérimentée, les préçédents évènements l'avait passablement exténuée. Difficilement, elle déscendait les marches, les yeux engourdis à un point qu'elle les en croirait capable de sortir de leur orbite, elle avait aussi très chaud malgrès le fait qu'il fasse natûrellement froid dans les alentours. L'humiditée et la rosée combinée à la brûme opaque aurait-elle eût raison de la santée de la jeune fille ? Nonobstant, elle s'en alla à la rencontre de ses amis de fortune, à la recherche d'un peu de réconfort, écrasée par le poid qu'on lui a imposé malgrès elle.

 Enfin, Schiffer s'amusait à sportivement escalader les barraquements et sauter par-dessus les grandes clôtures (Mais devrait se raviser à ne pas trop en faire; la brûme et l'humiditée sont mauvais pour la santée), alors qu'Alberich tournait devant la maison provisoire du groupe et réfléchissait, perdu dans une proffonde réflexion, fasciné par les masques qui sont sien qu'il cache sous son épaisse robe. Ces deux là étaient peut-être ceux qui s'en sortaient le mieux après cette expérience. Schiffer se tenait au sommet d'un toit et observait de là d'un regard perdu leur habitat temporaire quand c'est arrivé. Alberich, quand à lui, tournait toujours devant la maison et, quand un bruit étrange eut retentie, s'est natûrellement retourné pour observer. Leur réaction en leur plus proffond pouvait se résumer en : "Merde."


 Ils se tournèrent complètement en la direction du logis pour observer le triste spectacle. Le pire était arrivé. Depuis leur arrivé, déja deux personnes ont vû leur vie réclamée par Forga, dont l'une dont ils n'ont pu assister à la déchéance, perdu dans leur sommeil. Chaque fois, Forga venait réclamer la victime au soir, et l'usait toute la nuit dans une fièvre terrible, avant de la délaisser à la mort lorsque le matin pointait le bout de son nez. Une expérience horrible, qui avait déja clamé la mort de cinq personne. Ils auraient dû, un instant, se poser cette question : "Qui sera la sixième ?". Il était maintenant trop tard. Tant qu'ils se battaient contre Forga, bougeait, et ne restaient jamais en place, tout allait bien. Mais voila bien des heures et une journée entière qu'ils s'était reposé dans cette maison qu'ils avaient fait leur, et, le soir venu, il n'en était que natûrel que l'instant serait saisis. Mais c'est maintenant trop tard.

 Le regard offusqué, ils observaient. Ceux à l'intérieur ne l'avait toujours pas vu, perdu dans leur conversation animées. Alberich et Schiffer, avec éffroi, eux, voyaient. Monté sur des roses séchées et craquelées, des sortes de châtons démoniaque maniant une faux et riant d'un teint étouffé, virevoltaient autours de la maison, rapidement, fiévreusement, comme des sortes d'insectes qui compulsivement volaient autours de leur proie, se délectant de chaque moment, discrètement; de telle sorte, que ceux à l'intérieur, ne les avaient toujours pas vu au travers des maigres fenêtres qui faisaient office de trou dans la roche, elles-même déja beaucoups trop en hauteur pour être vues. Il était maintenant trop tard. Il était maintenant trop tard. Ils allaient en payer le prix. Et qui dit, de la personne qui était partis à leur place là bas ? Avait-elle, tout comme eux précédemment, piteusement échoué ? Malédiction, malédiction ! Crie de manière tragique, d'un hurlement strident et malsain, à la lune volée aux éclats de pourriture, aux chiens bâtards qui se nourrissent d'un plaisir sadique de ta chair pourrie, à la volée d'un vent vert de pourriture qui porte l'odeur infecte de ton cadavre puant. Tu es déja mort ! Hurle à la mort. Elle t'aime ! Elle t'appréçie ! Elle t'adore ! Elle est juste là, ne t'inquiète pas. Elle te dorlotera, jusqu'à, tes derniers instants. Folie sublime ! Elle est là ! La mort ! Elle est là ! Elle est juste là !

 A ce même moment où tout était trop tard, la pauvre fillette engourdie chut tragiquement sous une fièvre pondéreuse, acculée par son propre corp lourd et bien trop faible, qui s'écrase au bas des escaliers en ratant une marche qu'il était devenu bien trop pénible d'atteindre. Son misérable corp s'étale par terre, et le chahut qui s'en vient avec. Un bruit dramatique, qui, bien trop tard, finit par attirer l'attention des autres membres du logis qui ne pûrent qu'observer le misérable corp de la jeune fille broyé sous son propre poid, et sa respiration saccadée qui a le goût de la souffrance, si significative.

 Le ciel s'obscurcit, d'une teinte encore plus noire et déprimante. La nuit tombe. Il est tard. L'agonie commence ici, jeune fille.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Schiffer le Dim 5 Sep - 14:53

Schiffer était sur le toit et vit la chose qu'il ne voulait pas voir. La pire, l'inévitable... la mort. La représentation de la mort prochaine. Bien qu'il fut sur un deuxième étage, il sauta encore une fois en bas. En roulant lors de l'atterrissage, il se déboita presque l'épaule sur une grosse bosse irrégulière, mais il continua à courir à pleine vitesse vers la maison. Son hurlement était lugubre... il savait qu'un de ses compagnons était touché.

Non !! PUTAAIIIINNNNN!!!

Il couru à coté d'Alberich, qui restait de marbre, et ouvrir la porte de sa main gauche, l'autre bras étant pratiquement invalide. Il jeta un rapide coup d'oeuil : Assyndra... ok. Darph'... ok. Luna... elle est où .. ? Il couru vers l'étage et la vit en bas des escaliers, presque morte et souffrante. Encore elle, la gamine, qui se fait attaquer... C'est vraiment pas de chance. Il fallait trouver un plan pour tuer Forga. Tout de suite. Pas le temps de discuter.

Putain... là on doit vraiment trouver un plan. Le premier qui a une idée rapide pour tuer Forga se présente. Je crois qu'on devrait se séparer en 2 pour traverser les 2 portes restantes. La vie de Luna est en jeu, donc allez, déconnez pas...

Il regarda pour voir qui avait des suggestions, mais était très tendu et semblait près à courir le plus vite possible... Même si il avait un bras de blessé...

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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Warp le Dim 5 Sep - 15:11

Oh putain de putain de putain de putain de putain de putain de putain de putain de MERDE.
C'est, globalement, la pensée d'Alberich et de son alter ego lorsqu'il vit et comprit ce qui se passait.

Il était, au départ, perdu dans ses pensées interne, réfléchissant à son futur et surtout à ce qu'il faudrait faire si le groupe se sentait mieux à l'avenir. Forga restait bien sûr la priorité, mais il restait le sordide problème de son repère. Quel chemin était le bon ? Le prêtre était-il au courant de ce stratagème ? Il était probable que son état mental ne lui permettait pas de savoir quel clé ouvrait le vrai chemin vers le Porteur de Mort. La meilleure méthode resterait d'obtenir toutes les clés et de se séparer mais... et si jamais la puissance du démon était plus puissante qu'ils ne l'imaginaient ? Et si un piège était tendu aux autres groupes ?

C'était un véritable casse-tête, et pendant ce temps, des gens mourraient à cause de la malédi-OH PUTAIN.
Alberich tomba par terre lorsqu'il vit les sbires de Forga autour de la maison de fortune dans laquelle le groupe avait fixé domicile. Des chats démoniaques virevoltaient autour de l'endroit, appelant la mort, riant des malheurs. Et ceux à l'intérieur ne voyaient pas, ne comprenaient pas ce qui arrivait.

Ce qu'avait redouté Alberich était finalement arrivé... Forga avait décidé de condamner à mort un membre du groupe.
Une nouvelle force se développa dans les tréfonds du Cartomancien, tandis qu'il se releva et se mit à courir de toutes ses forces possible. Non, c'était impossible. Non, ça ne pouvait pas être vrai. On devait lui dire que ce n'était pas vrai ! Que ce n'était qu'un cauchemar !
L'inquiétude se réveilla dans son cœur tandis qu'il entrait en trombes dans le repaire.

Non...

Alberich vit Luna par terre, haletant de douleur. C'était elle. Elle allait maintenant rejoindre le royaume de la mort à tout jamais.
Il poussa les membres du groupe qui s'était amassés là et tomba à genoux, voyant son corps fragile frappé par la malédiction. Son masque tomba par terre.

Il fit un geste impossible à voir des observateurs extérieurs. Son être entier se tordait de frustration. Il avait été ramené à la réalité. Il était impuissant.
Il se retourna et les membres purent voir qu'il avait mis son masque triste. Schiffer parlait de plan, de raid rapide pour tuer le responsable de ces malheurs. Le Cartomancer lui montra l'évidence en face.


"Il ne lui reste qu'une nuit à vivre... c'est terminé. Nous n'aurons jamais le temps... je suis désolé."
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Assyndra le Dim 5 Sep - 15:29

La jeune femme savait maintenant qui était le cuisiner de ce plat à l'odeur alléchante, Darphenix.... Un bon mari? Elle secoua un peu la tête et observa son bol d'un air absent. Soudain, un bruit sourd, une respiration hachée, une porte qui s'ouvrit avec violence, le regard effrayé de Schiffer, puis sa course vers l'origine du bruit. Assyndra tourna vivement la tête et vit Luna à terre comme pour morte. L'homme en cape rouge arriva en trombe et s'agenouilla ou plutôt s'affala sur le planché en observant la pauvre jeune fille, puis écouta sa dernière phrase, une faible haine commençait à monter, elle haïssait vraiment ce Forga. Cette entité allait payer! Ses doigts se fermèrent pour former un poing où la jointure des doigts devenait blanc. Un plan.... il fallait un plan contre Forga.... et vite!

-On va pas baisser les bras maintenant, tout de suite quand même! Si sur un faible probabilité, il reste 0,1% c'est que c'est pas encore fini! Alors on va se bouger un peu les fesses et aller régler le compte à cette pseudo-entité qui se croit supérieur!

Elle avança vers Schiffer, dépassant l'homme au masque, puis se baissa pour toucher le front de Luna, elle était brûlante, elle remarqua que l'épaule de Schiffer était amoché, une mauvaise chute surement. Elle attrapa son bras et le tira un peu pour au moins être sur qu'il n'était pas déboité et fit un garrot temporaire mais tenace, ensuite elle porta Luna avec douceur, le visage dur et en colère, se tournant vers eux, elle déclara son opinion.

-On a plus le temps de papoter avec le prêtre, il ne nous apprendra peut être rien. Je suis du même avis que Schiffer, on va se séparer et fouiller cette maudite grotte, tant pis pour les risques on a plus le temps de réfléchir, il faut agir maintenant!

La haine montait et elle sentait qu'elle allait tout lâcher, Assyndra préféra donc remonter avec Luna dans ses bras et la déposa sur un lit, essayant de faire tomber la fièvre avec un morceau de tissus imbibé d'eau.

-Cette chose va le payer..... la réduire en charpie, je vais la massacrer. Tu tiens bon... si tu lâche comme ça d'un coup à quoi servirait les efforts que tu as enduré.... à quoi donc servirait-il?

Quelques larmes commençaient a perler qu'elle essuya bien vite avec son bras, elle allait tout faire pour la sauver, importe le moyen,elle allait tout tenter.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Sazer le Dim 5 Sep - 15:36

Discutant sur un autre projet faramineux que de chasser Forga avec Geddoe. Une tension étrange fit son apparition, tout d'un coup, si soudainement... Une sensation malsaine qu'il avait déjà ressenti par le passé, un passé tout proche... la mort, Forga ?
Mais la tension était tout proche... comme la dernière fois dans la demeure de ces miséreux. C'était... dans l'auberge ?!

Forga se serait attaqué au tavernier ?
Sazer plutôt inquiet et curieux que de revoir Forga avec cette fois-ci un oeil plus... observateur. Il quitta l'autre pièce aussitôt pour se diriger vers la source, l'origine de cette odieuse tension qu'il ressentait. C'était dans la pièce des chambres.
Loin d'être à son habitude d'être horrifié, mais il éprouvait un certain malaise. Luna se sentait toute mal... Forga aurait donc baffouillait ses habitudes pour s'attaquer à un étranger ? Les étrangers lui faisaient peur ou c'était spécialement elle ? Par force ou par faiblesse ?
Le colonel s'enferma de nouveau dans ses pensées... réfléchir... réfléchir... il savait faire que ça... La mort de ses compagnons ne l'aurait sans doute pas frappée. La mort est réciproque avec lui. Il la voit comme il l'a fait apparaître.

Mais... malgré tout... Il éprouvait un certain malaise face au sort de Luna... Elle n'était qu'une étrangère à l'inverse des bon nombre de soldats qui étaient sous ses ordres par le passé... Pourquoi il éprouvait encore une fois un malaise ? Serait-ce un sentiment de nostalgie ?


- Bon sang... Forga s'attaquerait maintenant à nous ? Comme quoi notre présence lui fait quelque chose... Mais... mes sorts de soins ne pourront rien pour elle. Il y a t'il un mage blanc compétent ici pour soulager la douleur ?!

Albérich le défaitiste sombra dans le désespoir que Luna serait déjà finie. Schiffer et Assyndra proposaient quelque chose d'absurde... quoique dans l'immédiat... s'il restait qu'une journée... Ils auraient le temps de retourner à la grotte et de débusquer Forga, de l'éliminer que ça sauverait Luna de manière significative ?

- Je doute qu'on aura le temps de retourner là bas et de faire face à Forga en effectifs réduits. Il doit avoir autre chose.... Tss...
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Darphenix le Dim 5 Sep - 15:50

 Voracement, le Givré avait commencé à engloutir le plat qu'il avait lui même préparé. Et c'était excellent. Il se félicita intérieurement de ses prouesses culinaires. Il s'empiffrait vélocement quand une sorte de bruit d'affaissement lui parvint de là ou Luna était censée venir se mettre à table. Il tourna la tête.
 Luna était à terre.

 Schiffer entra en trombe! Et se précipita vers elle. Pour être là avec un tel timing, ainsi qu'Alberich qui le suivait, ils avaient du voir les signes précurseur de ce coup du sort. Il haleta quelque chose comme quoi il fallait retourner à la caverne le plus rapidement possible, tandis qu'Alberich, avec un réalisme dur, rappela l'évidence, sa vie s'en irait avec la nuit.
 Lui même n'avait pas bougé, en revanche. Sa cuillère toujours à mi chemin vers sa bouche, il regarda Assyndra se lever et se précipiter vers la Pitchoune. Il l'entendit dire qu'il fallait aller trouver Forga dans son antre, coute que coute, et le tuer. Oui... Il partageait cet avis. C'était de toute manière la dernière chose qu'ils pouvaient faire. Retourner voir le prêtre qui selon les autres étaient a moitié fou? Trop de temps perdu à déchiffrer ses paroles qui étaient éventuellement totalement dénuées de sens. Retourner dans la caverne? Oui, mais pour quoi faire? Ils y étaient déjà allés...
 Minute.
 Le garçon qui selon le tavernier y était allé... Manifestement il avait échoué. Mais il n'avait pas pu y aller comme ça sans rien. Il devait avoir une, voire même les deux clefs manquante. Oui, voilà. C'était le seul espoir qu'ils leur restait. Que cet étranger ait eut les clefs, et qu'il ait hélas échoué seul là ou eux, unis, réussiraient. C'est en ça qu'il croyait désormais.

 Il regarda Assyndra monter Luna pour la coucher. Et songea, la gorge serrée, que le destin s'acharnait vraiment sur elle. Elle avait subi la plus grave blessure à leur arrivé ici, et maintenant encore, elle était toute proche de la mort. Avait-elle quelque chose de spécial pour que tout soit contre elle ainsi..?

- Aller voir le prêtre? Non, non et non. Déclara-t-il. Nous perdrions trop de temps, s'il n'est pas mort, il faudra déchiffrer sa folie comme vous l'avez déjà fait, et nous n'avons PAS le temps! Il faut retourner à Tol Mira. Le Tavernier a bien dit qu'un garçon y était parti non? Il n'y serait pas allé comme ça sans rien. Il devait bien avoir une clef, lui aussi! Dit-il en tapant du poing sur la table. S'il a ouvert la bonne porte mais qu'il a été vaincu par Forga, alors nous le vaincrons, nous... Ajouta-t-il à voix basse.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Schiffer le Dim 5 Sep - 16:41

Schiffer écouta les réactions... en se faisant tirer le bras par Assyndra. Il murmura un

''Merci...

Et surtout cria un gros

''AIEEEEE''

lorsqu'elle tira sur son bras. Ouep, elle était bien déboitée cette épaule, mais ça se règle généralement rapidement après l'avoir remmanchée. Bref, tout le monde acceptait et semblait être EN FEU... sauf Alberich, comme d'habitude. Schiffer prit alors son courage et entreprit son discours, clair et concis :

''Bon, Alberich, si t'es trop une mauviette ou trop emo pour venir, reste à geindre ici et occupe toi de Luna. Je crois que nous, on part de suite s'occuper de toute la merde qui est commencée et on ne laissera pas cette petite mourir sans rien faire. Si tu décides de venir, vous irez tous vers l'antre de Forga et j'alerterai le barman pour qu'il s'occupe de la petite...''

Il se détourna alors, prit la marmite et sortit. Tout le monde le suivit à l'extérieur, même Alberich. Cool. Il leur expliqua donc, la bouche pleine

''Commencez à marcher, j'reviens

Il mangea en marchant et se dirigea vers le bar. Il expliqua sa situation au barman, ou plutôt, celle de Luna, puis repartit vers le groupe. La course, c'était son domaine, il courut donc vers le groupe qui devriait être parti depuis quelques minutes.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Gordon Blake le Dim 5 Sep - 17:05

Toujours entrain de réfléchir à propos de quoi faire dans l'immédiat, je ressentis soudain une présence étrange aux alentours de la maison. Une sorte de présence maléfique, démoniaque ... Que ... ? Ce pourrait-ce que Forga soit sur le point de choisir sa prochaine victime ?!

Soudain, Schiffer et Alberich entrèrent en trombe dans la maison et se dirigèrent vers ... Luna ?! Forga avait choisi Luna comme sa prochaine victime ? Cela signifiait donc ... qu'elle n'avait que jusqu'à la nuit !? Forga devait se sentir en danger et pensait nous désorganiser et nous briser avant que nous ne la tuions.

Brillant stratagème, détestable démon, pensai-je. Néanmoins, tu n'auras pas l'occasion de prendre cette âme. La tienne, pour peu que tu en aies une, te sera arrachée avant l'aube.

Ces pensées mises à part, je me dirigeais en même temps rapidement vers l'entrée de la maison. Nous n'avions malgré tout que très peu de temps. Nous ne devions pas gaspiller une minute inutilement, ou Luna serait la prochaine victime de Forga. Sa sixième victime. Je me jurai qu'il n'y en aurait que cinq. Luna ne mourrait pas.

Observant le groupe, qui était plongé dans le chaos et la confusion la plus totale, certains perdant leur temps et leur énergie à s'insulter tandis que d'autres s'attardaient sur le corps de Luna.


Nous n'avons pas le temps. Luna a été maudite par Forga, je doute qu'un quelconque soigneur s'il y en avait un puisse l'aider et contrer la malédiction de Forga. Tout ce que nous pouvons faire, c'est effectivement la remettre au tavernier ou à quelqu'un du village pour qu'il la surveille. Nous n'avons pas le temps, venez !

Tout en continuant à marcher, sortant de la maison, je vis ces satanés démons volants virevolter dans une danse macabre autour de la maison du tavernier, tout en ricanant.
Puis, regardant derrière moi, je parlai au groupe :


Bien ... Le fait que Forga se soit pris à un membre de notre groupe prouve que notre excursion à Tol Mira l'a suffisamment inquiétée pour qu'elle tente de briser notre groupe en maudissant l'un d'entre nous. En faisant cela, elle tente de nous désorganiser et de nous pousser à la précipitation pour tous nous achever d'un coup. Le fait que Forga puisse encore maudire quelqu'un prouve également que le jeune homme s'étant rendu à Tol Mira semble avoir échoué. Peut-être a-t-il pris une mauvaise porte et est sur le chemin du retour, ou peut-être a-t-il trouvé la bonne porte et est mort face à Forga. Néanmoins, s'il est en vie, il doit se trouver sur le chemin du retour ou à Tol Mira. Je suis également d'accord au sujet du fait que cet homme n'est certainement pas allé à Tol Mira sans clés, sans quoi il serait déjà retourné ici. Le fait d'aller voir le prêtre serait donc une perte de temps inutile. Nous devons nous hâter vers Tol Mira. Vite.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Warp le Dim 5 Sep - 17:42

...


Alberich resta fixe en écoutant le discours de Schiffer. Il entendait dans chaque mot une intonation étrange, mélange de mépris et de pitié. Il voyait aussi dans les visages de ses collègues... une volonté de se battre.
Mais la situation était désespérée, non ?
Cette fille allait mourir.
Comment pouvaient-ils être sûrs de pouvoir vaincre Forga ?
Ou alors... ils savaient que leurs chances étaient minimes ?


"Exact. Et c'est là la différence entre eux et toi : eux ne réagissent pas de manière logique."

L'indésirable s'était remis à parler.

"Où veux-tu en venir ?"
"Ils savent que leurs chances de sauver la petite est minime. Et pourtant, ils vont continuer à combattre. Car abandonner serait pire que de la tuer."
"... tu me considères comme un lâche ?"
"Un défaitiste. Si tu veux être capable de lui dire que tu as réussi à progresser, alors assume-toi et va te battre contre Forga. Va la sauver."

Oui... la sauver...
Etait-ce la seule méthode d'évoluer ? Accepter les défis les plus désespérés et ne pas se cacher éternellement ?
... La force était apparu dans son esprit, la Force lui disait de se battre. De se lever.

Car sinon il ne pourrait jamais maîtriser son destin.

Alberich se leva sans rien dire et remit son masque normal rapidement. Il suivit le reste du groupe vers la caverne de Forga, le défi que l'Univers lui avait imposé.
La première étape de son évolution.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Farus le Dim 5 Sep - 17:48

 La souffrance. La souffrance, était ce qui avait épris et mené, pas à pas, dans un compte-goutte cruel et sordide, à la mort de chacun de ces malheureux qui avaient été touché de cette maudite malédiction. Lent des atroçitées qu'il commet, cette malédiction détruit à petit feu avant de laisser, longuement, lentement, d'une espièglerie inqualifiable, sa victime toucher la mort. C'est comme, une main meurtrie d'un homme sur son lit de mort, qui fébrilement touche du doigt la fournaise. Ardemment, les flammes commencent à parcourir sa main burrinée, et à calciner son bras fatigué. Rapidement, le feu remonte jusqu'au thorax, et l'obscurci d'une noirceur puant le brûlé, calcinant le coeur du condamné, avant de rapidement étouffer le reste de son corp dans ce bras de flamme sans pitié. Etouffé dans la mort, il meurt brûlé dans une souffrance sans pareille : Mais rapide ! Mais ici, c'est le même schéma, à cela prêt que le feu s'entreprend du corp de l'éprouvé à une lenteur sans pareille, mettant toute une nuit, heure par heure, à calciner le corp du malheureux. Il peux ressentir, le bout de ses doigts fondre, puis, ses doigts crépiter sous la braise, un à un, tombant un à un alors que ne reste que les os brûlés, et enfin, sa main tout entier qui tombe en lambeau. Bientôt, le bras est pris, et heure après heure, dans une longue agonie, la victime sentira les flammes s'approcher, le plus lentement possible, minute, par minute, par minute, par minute, la braise qui englouti son bras et alerte ses sens d'une douleur tonnante, appellant qu'à une chose qui est de s'arracher le bras, mais impossible ! Bientôt, il suffoque alors que le feu maudit s'entreprend à son torse... Oui, là est toute la mesquinerie de cette malédiction. Et enfin, à l'aube, le condamné rend son dernier souffre, rattrapé par la mort. Doit-il pensé "Enfin" ou "Déja" ? Difficile à dire. Mais promesse fût faites, d'arrêter se massacre.

 La souffrance. C'est aussi ce que quiquonque subira, en se dressant au-devant de Forga, tentant vainement de braver la caverne aux misères, Tol Mira, n'appellant qu'à la peine et au geindre, perdu de tout ses sens. Mais, passer outre, l'intéréssé pouvait. Il s'était fait serment d'arrêter cette mascarade des temps des chuts. Vaillament, il brava seul, Tol Mira, sur les traces de ceux qui, il avait entendu dire, s'étaient dréssé avant lui, mais avaient échoué. Ils avaient pris le chemin de droite – il pris celui de gauche. Mais, il n'en ressortis que bredouille : Si le trésors qu'il recherchait était bien là, Forga, lui, était abonné absent. Mauvaise porte, ou presque, il avait trouvé là le but de son voyage, mais pas le salut pour ces villageois mourrants. Déterminé, il retournait au village pour mettre un terme à cette vaste et minable plaisanterie. Mais, il le savait, il avait échoué. Le pauvre Nile avait été emporté par la mort, et d'ici son arrivé, quelqu'un d'autre verrait sa vie réclamée. Il était de son devoir de stopper cette sordide marche vers la mort, une fois pour toute. Il n'avait pas le droit à l'erreur, il n'avait pas le droit de décevoir ces mourrants qui le mauvais sort à frappé. Si il échouait cette fois, c'était finis, terminé, aucune "suite au prochain épisode". Il ne pouvait se permettre d'échouer une fois de plus. Cette fois, il sauverait Gondo Ata et ses habitants. C'est son rôle. Il est un héros, après tout. Tout du moins, c'est le rôle qui lui fût prédestiné. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, le doute n'est pas permis : Il doit réussir. Il doit sauver ces malheureux.

 Mais, le voilà qui arrive, et il n'a pas oublié qu'il lui manque une des clés. C'est pour ça qu'il est revenu. La dernière clé, et celle qui, de facto, ne pouvait qu'être la bonne. Il retourna voir le prêtre et, usant de sa confiance, entreprît l'ouverture du coffre du centre : La clé de la porte du milieux. Ca paraissait tellement évident que seul un enfant aurait entrepris de commencer par là. Et pourtant, l'enfant aurait eut raison. La clé en main, s'armant de sa lance et tennant dans les bras un artefact lourd, a la forme d'un grand oeuf noir brillant de mille feux, l'objet de son voyage, il s'en retourna les talons à nouveau vers le nord, pour refaire aussitôt son parcours en sens inverse. Pas une minute à perdre. Le ciel commençait déja à s'assombrir plus qu'il ne l'était déja. Et, déja des bordures du village à peine les eurent-il atteint, il peux voir d'ici, la maison ensorcelée. L'objet du désir malsain de Forga, en ce soir. L'objet, de sa course contre la montre en cette soirée fatidique. Ces sordides chats virevoltaient autours de la maison du malheureux. Doit-il allez le voir ? Doit-il lui rendre visite, pour le rassurer dans son agonie ? Non. Pas le temps. C'est un match contre la montre. A partir d'ici, il faut courir. Les prières ne changerons rien, après tout, il est un Dieu : Il n'est pas en droit d'hésiter ni même de douter de son succé. L'heure a sonné. Il s'en va vers la sortie du village, quand un autre groupe il croise, tout du moins, ce groupe le croise : Arrivant du village, alors qu'il est au devant d'eux, ils ne semblent pas de ce monde. Un étrange groupe, constitué d'étrange personnages. Etaient-ils ceux dont il avait préçédemment entendu parlé ? Ah, la belle affaire. Ils devaient probablement eux aussi partir pour combattre Forga. Des alliés, ne sont jamais de refu, après tout. Il se retourna vers eux (Il n'avait point eût besoin de les regarder pour savoir qui ils étaient), et leur fît part de son imposante stature.


 Il se tenait là, droit comme un pillier, un pillier envoûtant et crucial qui soutiendrait la planète entière. Il portait une armure verte flamboyante, à première vue lourde de son poid, mais qu'il portait comme si rien n'était plus léger, se mouvant comme si il était habillé de vêtement de villes. Ses poings fermés, le regard brave, il affichait un air un tantinet héroïque et rassurant : De son entreprise, il ne doutait point, en aucun instant. Ses cils formaient un ensemble sévère, et ses yeux bleu perçant s'abbataient sur le groupe. Il ne les jugeait point. Il était juste lui-même : Un pillier, un immense, gargantuesque, pillier, soutenant la riche terre. Il arborait une chevelure blonde, que l'on croirait dorée, qui lui déscendait jusqu'au cou. Il tenait, de sa main droite, fermemant, pointée vers le ciel, une lance verte à l'embou orné d'une lame soigneusement polie, véritablement, le signe d'une arme noble. Et, de son bras gauche à son corp, il maintenait fermement l'artefact noir, étrangement semblable à celui que le groupe avait préçédemment trouvé, à la différence prêt qu'il était flamboyant d'une lueure étrange et immersive. Il n'y avait pas de vent donc elle ne pouvait resplandir, mais l'on pouvait remarquer, derrière lui, une immmense cape bleu qui formait un ensemble uni avec son armure verte. L'homme, imposant, se présenta, natûrellement, mais de telle sorte, qu'une immense aura d'apaisement épris le groupe. Ce qui ressortait natûrellement de lui et de sa voix fière.

 — Je suis Farus. Et vous, qui êtes-vous, voyageurs ?, dit-il, sobrement, loins de perdre son temps en d'inutile mises en formes relationelle. Le temps n'était pas à ça. Le temps s'écoulait toujours, et, il savait qui ils étaient, et ils avaient un but commun. Il n'attendait que leur réponse pour tirer le coup de départ à la course solennelle. Tout autours du groupe venait de prendre une ambiance étrangement calme et chaleureuse, laissant de côté la panique ambiente. Farus se tenait là, puissant, rassurant, revenant indemne de ce qui les avaient détruit, et prêt d'hores-et-déja à y retourner. Voilà donc...
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Message  Darphenix le Dim 5 Sep - 18:18

 Finalement, l'urgence de la situation l'avait emporté. Ainsi que les arguments avancés, que l'homme qui les avait précédé devait avoir la bonne clef. Et ils étaient déjà en route. Darphenix fourbissait son arme et prenait son mal en patience. Il accumulait la rancœur et se ferait un plaisir de la déverser, au travers de son arme, dans la chair de Forga. Sur la route, ils croisèrent un homme. Un homme assez impressionnant, avec son armure verte et ses cheveux blond comme les blés. Son visage affichait une assurance et une sérénité extraordinaire qui ne parvint malgré tout pas à calmer le Givré. Il l'avait toujours mauvaise après le démon local. Il remarqua avec appréciation que cet homme portait, comme lui, une arme d'hast. Une lance très jolie. Espérons pour lui qu'elle soit aussi efficace que belle, les armes d'apparats n'étant généralement que des armes d'apparats...
 Ainsi fut-il estomaqué quand cet arrivant se présenta sous le nom de Farus.*

- Farus? Répéta-t-il, les sourcil relevés. C'est vous le messie qu'attendent tout ces gens? Il avait en effet l'allure d'un héros, en y songeant. Mais il ne fallait pas se détourner de l'objectif. Pitchoune dépérissait de minute en minute. Donc vous êtes au courant de l'urgence. Cette fois c'est notre amie qui se meurt. J'ai des questions à vous poser. Mais on peut parler en marchant, continua-t-il.

 Sur quoi il le dépassa, continuant sa route. Résolu.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Luna le Dim 5 Sep - 18:47

Alors que j'allais rejoindre les autres en ayant senti l'odeur attirante des plats qu'avait fait Darphenix, j'avais ressentie une étrange sensation. C'était la première fois que j'avais chaud dans ce monde. Il y faisait toujours froid. Et là, j'avais chaud. Et puis, j'avais du mal à tenir debout. Qu'est ce qui m'arrivait ? Je m'étais pourtant bien reposer. Alors que je voulais commencer à descendre les escaliers pour goûter à la cuisine de Darphenix, une étrange sensation parcourut mon corps. Sans que je ne comprenne rien, je loupais une marche et j'ai dévaler la suite des escaliers. J'avais chaud. J'avais du mal a bouger. Et la chute n'arrangeait rien. C'était comme ci je ne contrôlais plus mon corps. Je n'arrivais pas à me relever. Qu'est ce que j'avais ?

En l'espace de quelques instants, plusieurs bruits différents se firent entendre. J'entendais les voix des autres. Schiffer était arrivé rapidement, puis la plupart des autres l'avaient suivis. J'entendais ce qu'ils disaient, mais bizarrement, je n'avais pas la force de répondre. D'après ce que j'avais compris, j'avais été maudite par Forga. La malédiction de Forga, c'est ce qui menait à la mort. C'est ce que mes camarades avaient vu lorsque j'étais blessée. Ils ne nous avaient pas parler de ce qu'ils avaient vus. Mais lorsqu'ils étaient revenus, ils avaient un visage pâle. Ils semblaient horrifiés. Était-ce aussi atroce ? Allait-il m'arriver la même chose ? En tout cas, j'avais clairement entendu la phrase d'Alberich. Dans quelques heures, ou si j'ai de la "chance" dans plusieurs heures, je serais morte.

Après quelques instants, quelques paroles des différentes personnes présente, je me suis sentie soulevée. J'étais dans les bras de quelqu'un. Quelqu'un que je semblais connaître. C'était sûrement Assyndra. Je me sentais protégée quand j'étais près d'elle. Elle était sympathique. Même si elle savait que j'étais un cas désespérée, elle continuait à prendre soin de moi. Pourquoi faisait-elle cela ? Alors qu'elle posa quelque chose de froid sur mon front, j'essayais d'entendre la suite de la conversation qui se déroulait en bas. Je n'entendais pas tout, mais ils voulaient y retourner. Quitte à ce que je meure, qu'ils sauvent au moins la prochaine victime ...

Après quelques minutes, j'entendis la porte claquer. Ils étaient partis. Ils allaient à la rencontre de Forga. Malgré l'aide d'Assyndra, j'avais chaud. Il faisait extrêmement chaud dans cet endroit. Qu'est ce qui allait m'arriver ? J'aurais bien aimer savoir ce qui était arriver aux autres. Au moins, j'aurais su a quoi m'attendre. Mais là, je suis dans l'ignorance. Je vais devoir attendre. Attendre la mort. C'est bête. Je ne peux rien faire pour empêcher ça. Il fait tellement chaud que je ne peux plus bouger. Je vais attendre là, quelques heures, jusqu'à ce que Forga l'emporte. Jusqu'à ce que la mort vienne me chercher. Que je suis pathétique ...
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Assyndra le Dim 5 Sep - 21:35

Le morceau de tissus sur le front de la jeune fille, Assyndra faisait tout son possible pour fait baisser la température, elle tentait tout ce qu'elle pouvait, mais rien ne marchait.... non rien.... La seule et unique solution était de supprimer Forga, la haine rongeait ses veines et son esprit avec brutalité, elle était en proie au chaos, à la tentation d'y aller tout de suite et de la tuer, elle, cette chose, ce démon, cette entité de la mort ou plutôt cette pseudo personne qui se prenait pour la mort.

Son visage était dur, mais devint doux devant Luna, elle n'allait pas la laisser tomber, non loin de là. Pour elle, cette fille était comme une sœur, oui... une sœur dont son devoir à elle était de la protéger, mais la raison était-elle aussi car elle était la seule femme du groupe et qu'elle gardait plus ou moins rancune envers les hommes? Solidarité féminine ou bien.... la guerrière c'était vraiment attaché à elle bien qu'elles n'avaient encore presque jamais échangé une discutions entre elle.

La jeune femme entendit du mouvement à l'étage d'en-dessous, ca bougeait, il sortait enfin pour tout régler. Elle marcha vers l'escalier et observa Luna, elle se promit de tout faire pour la sauver, c'était injuste ce qui lui arrivait, oui injuste et immorale voilà tout.... Le destin était cruel! Mais maintenant ils pouvaient tous contrôler leur destin! Il était temps de prendre les chose en main et tout de suite! Elle courut et partit avec le groupe en direction de l'antre de mort.

Sur le chemin poussiéreux un homme, en armure et au cheveux couleur soleil se tenait là devant eux à les observer, il se présenta sous le nom de Farus, Assyndra posa sa main sur le pommeau de son arme par habitude et le fusilla du regard plus pour l'analyser et le scruter que pour lui faire du mal. Farus.... le messie, le sauveur présumé qui venait bien tard pour faire son apparition ainsi dans le village en s'autoproclamant héro de ce peuple. Dans ses mains un œuf noir, le même que Sazer avait ramassé, un objet emplie de haine surtout celle des villageois. Elle ne dit rien écoutant ce qui se disait, elle déclara au dénommé "Farus" son identité d'une voix dure et partit continuer sa marche sans rien demander d'autre.

-Mon nom est Assyndra...

Si elle aurait pu lui en mettre une elle l'aurait fait, car la fierté qu'il inspirait lui donnait encore plus envie de tuer ce Forga et de régler le compte de ce "héro". Il fallait se dépêcher et vite! Les autres pouvaient bien blablater avec les autres au lieux de rester ainsi stoïque. Elle donna des coups de pieds sur une pierre, ne lâchant pas son pommeau, devenu une habitude à présent. Écouter était la meilleur chose à faire à présent, la haine toujours présente elle donnait des coups puissants à la pierre pour se maîtriser, si elle mourrait elle.... enfaite elle ne saurait qu'elle aurait été sa réaction....
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Message  Schiffer le Lun 6 Sep - 4:23

Schiffer courait. Ses cheveux au vent. Ils étaient même assez longs. 'faudrait penser à les couper. Mais bon, c'est pas le moment de penser à ça.. Il continua de courir, avec sa grâce habituelle. Le voir courir, c'était impressionnant à voir. C'est comme voir un oiseau voler ou un poisson nager.... il était dans son élément. Ses jambes ne bougeaient pas très rapidement, il faisait plutôt de longs bonds, réduisant l'énergie nécessaire et les chances de se buter contre une irrégularité... Il semblait ne pas toucher le sol et léviter à la hauteur de l'herbe, un peu plus et il se mettrait à bondir à quatre pattes, tel un lion chassant dans la savane. Bref, il allait à son rythme.

Il arriva assez rapidement près du groupe, qui marchait. Ils étaient tous - sauf Assyndra, apparemment - avec un nouvel homme. Lorsqu'il arriva, il entendu Darphenix dire que c'était Farus, le héros. Un bel homme, grand, droit, aux longs cheveux blonds et à l'armure verte comme la forêt ; un stéréotype de héros. Il semblait vraiment exister et... allait combattre Forga. Super. Reste qu'Assyndra tapait sur une roche. C'était ... pas normal. Il aimerait bien rencontre le messie tant attendu, mais quelqu'un d'autre réclamait plus son attention. Il marcha donc à reculons, en regardant le groupe, inclina la tête et dit :

''Yop, j'suis de retour.

Simple et efficace. Il alla donc près de la guerrière contrariée. C'était bien une des personnes avec qui il s'entendait le mieux. Darphenix, elle, et dans une certaine mesure Luna (même si elle ne semblait être dans le comas pratiquement toujours depuis qu'elle s'était excusée d'agir en bitch). Problème #1 : Trouver comment engager la conversation. Il commença donc :

''Han ? Ça va pas ......................?.............. si tu ne veux pas que notre nouvel ami ait tout l'attention, t'en fait pas t'es pas la seule ...''

Il fit donc un sourire plus ou moins sarcastique et continua la marche, les deux mains derrière la tête, d'une façon assez insouciante pour quelqu'un qui allait probablement vers sa mort.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Gordon Blake le Lun 6 Sep - 19:04

Continuant de marcher vers la sortie du village, je vis un jeune homme s'approcher vers nous. Il s'arrêta devant nous. Chevelure blonde, armure d'un vert étincelant, tout aussi étincelant que la splendide lance, brillant du même vert que son armure, qu'il brandissait fièrement vers le ciel, l'air déterminé. C'était lui. Farus. Le messie. Le "Raigan immortel". Aucun doute là-dessus. De sa main gauche, il brandissait le même artefact que celui que le colonel avait trouvé. Il avait donc pris une mauvaise porte, en toute logique.

Etrangement, il ne semblait en revanche pas affecté plus que ça par son échec. Là où nous étions rentrés épuisés et brisés, lui ne semblait que brûler plus ardemment du brûlant désir de vaincre Forga, de l'étreindre dans les flammes de sa propre mort, de lui faire ressentir l'horrible torture qu'elle infligea à tant d'innocents reposant désormais sous terre. Bien que nous, à la différence, n'ayons pas cette sorte de force qui semblait émanait de Farus, nous brûlions en notre for intérieur de ce même ardent désir de tuer Forga. Une fois pour TOUTE. Qu'aucune personne de plus ne trépasse à Gondo Ata, maudite par quelque malédiction démoniaque que ce soit. Que les démons volants armés de faux cessent de ricaner tandis que leur sombre maîtresse agonise dans la douleur.

En même temps, depuis que Farus était apparu, nous ne ressentions plus le besoin de se hâter le plus vite possible vers Tol Mira. Nous, du moins, j'étais toujours conscient que nous devions impérativement nous rendre à Tol Mira et tuer Forga, avant l'aube, mais étrangement, l'impression que le temps presse semblait s'être évanouie, comme si il émanait une aura d'apaisement autour de Farus ...

Enfin, le Raigan se présenta. Bien évidemment, c'était Farus.


Geddoe, mercenaire. Nous n'avons néanmoins pas le temps de parler, l'une des membres de notre groupe a été maudite par Forga. Nous parlerons lors de notre route vers Tol Mira. Le temps presse, et il est temps que Forga paie pour ses crimes.

Prononçant ces mots, je me remis à marcher. Vers Tol Mira. Le temps pressait. Luna risquait de mourir. Forga ... tu vas regretter de l'avoir choisie.
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Re: Chapitre 6 : 'Nous'

Message  Warp le Lun 6 Sep - 20:24

Il était là.
Farus, le messie qu'ils attendaient depuis si longtemps.
Alberich comprit dès le premier regard pourquoi il était si attendu et aimé, il avait une... aura étrange. Surréaliste. Le cartomancien ne savait pas s'il devait être effrayé ou admiratif devant une telle stature. Sa voix enlevait le stress, l'appréhension du cobaye. Il se sentait en sécurité avec lui, comme une sécurité impossible à déverrouiller.
Il fit un geste rapide de la tête et évita de parler. Darphenix proposait de se bouger, excellente idée, oui... après tout, chaque seconde était incroyablement précieuse. Evitons de se perdre en présentations pour ne pas la perdre...

Il fouilla un peu dans son tas de cartes, ses talents serviraient encore une fois. Sans dire un mot, il fit une rapide vérification de sa main.



"Le Soleil hein...

De l'outil sortit une petite gerbe de sphères lumineuses qui se précipitèrent autour de lui en trombe. Il préparait le terrain tranquillement. Il avait déjà commencé à manier le sortilège depuis la première visite. Ca devenait si simple...


"Nous n'avons pas vraiment de temps à perdre... le Solar Gun fonctionne, mais je ne suis pas sûr de pouvoir faire tenir les sphères aussi longtemps que la dernière fois. Nous ne devrions gaspiller aucune minute."


Il se mit en retrait, voyant les cartes dont il n'avait pas encore manié les possibilités... il en aurait peut-être besoin dans l'avenir.
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