Questionnement

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Message  Le Savoir Prismatique le Ven 9 Juil - 18:49

Note : Ce topic vient après "Chapitre 5: Existence" et "Vision".


(La musique ne s'affiche pas ? Téléchargez-la ici : http://bluelaguna.net/downloads/mp3s/shin-megami-tensei-nocturne-ost-soundtrack/103+Apocalypse.mp3)

Le néant. Le vide. Le noir. Total. Je flotte dans l'inexistance. Je tend les bras, pour comprendre que je ne les avaient pas tendus. Devant l'immensitée du paradoxe, je me prosterne. Je tombe, et je me rassois debout. Assis, on (ou plutôt je) me demande :

"Qu'est-ce que je suis ?"

Devant moi, derrière moi, au loins, je vois, ce qui semble être, la Destination Finale. Elle m'observe, je l'observe, perdue dans le néant. Elle s'élève tel un monolithe noir au milieux de nulle part. Je me vois, à l'intérieur de moi. Je suis mon juge. Dans ce méandre interne, dans cet esprit vidé, meurtris... Que suis-je ?


Dernière édition par Le Savoir Prismatique le Sam 10 Juil - 3:52, édité 3 fois
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Message  Warp le Ven 9 Juil - 20:12

La plate-forme céleste. Destination Finale.
Le coeur des ténèbres, le noyau de l'infini.
Alberich y était. Seul.

Il était blessé, il avait mal au bras. Il se traînait au ras du sol. Il ne savait pas vraiment l'origine de la blessure, ni pourquoi il se trouvait ici. Il tenta de se rappeler, ha oui...
Andell... Gondo Ata... l'échec douloureux et triste du groupe de héros. Ils avaient perdu. Ils avaient perdu la confiance auprès des villageois, ils avaient perdu auprès de Forga, divinité des ténèbres. Plus que tout, ils avaient été considérés comme des monstres, des pillards sans coeurs.
Alberich avait été de nouveau considéré comme un monstre. Ceci avait brisé son âme et son être.

Pourquoi, bon sang... ?
Pourquoi ne lui avait-on pas laissé le droit de mourir ?
Pourquoi n'avait-il pas pu goûter au repos éternel ?

Il se laissa traîner sur le sol qui devenait de plus en plus rocheux. La Destination Finale commençait à... disparaître ? A la place venait d'apparaître... une ville en ruines ?
Qu'est-ce que cela signifiait ?
Il jeta un coup d'oeil... tranquille... il y avait une tempête de sable, et plus aucun signe de vie. Comme si tout être vivant avait été... effacé. Il n'y avait que la désolation, les ruines, la mort.

Et soudainement, une forme fit son apparition.
Alberich vit lentement un être enveloppé dans une cape noire s'approcher de lui. Mais... il serait plus judicieux de parler de spectre. Aucune chaleur ne se dégageait de ce mystérieux individu, aucune compassion, aucune âme. Il s'agissait d'un être entre vie et mort.
Qui se trouvait face au Cartomancer.

En regardant bien, Alberich put voir que cet individu portait un masque blanc séparé en deux par un fin trait noir. Ses yeux étaient représentés par deux grands trou noirs dans lequel l'âme se perdait. Et ces deux néants regardaient le cobaye fixement.




"Tu n'as pas le droit d'abandonner."

Ce fut dit avec un ton extrêmement... neutre. Aucune colère, aucune gentilesse, aucune tristesse ne se dégageait de cette voix sinistre.

"Qui êtes-vous ?"
Alberich se mit à trembler devant ce fantôme. Il se sentait clairement dominé par sa simple présence.

"Ha. J'avais oublié à tel point le passé est... gênant. Tout en toi est vraiment désespérant : tu n'as aucune volonté de vivre, de combattre, de lutter pour ta destinée, pour ton existence. Tu veux simplement rester dans ton monde égoïste, tu as oublié les valeurs en lesquelles tu croyais. Tu as oublié avec qui tu as combattu."

La voix avait cette fois-ci un ton méprisant. Le spectre ne fit pas un geste et regardait Alberich avec une telle intensité (ce qui était paradoxal sachant qu'on ne pouvait même pas dire s'il avait des yeux) que celui-ci dut détourner son regard.

"Je ne comprends pas..."
"Humpf. Qu'importe, tu évolueras."
"Mais bon sang, qui êtes-vous ? Vous êtes celui qui est dans mon esprit ?"

Pour répondre, l'inconnu enleva d'un geste rapide son masque. Alberich se mit à hurler d'horreur. Il s'agissait d'un visage entièrement brûlé, il n'y avait plus de peau dessus, on pouvait voir les os, les yeux sortaient quasiment de leurs orbites...
... mais le pire dans tout ça, c'est que le Cartomancer reconnaissait son propre visage.


"Je suis une apparition de ton avenir. Je suis toi. Je suis Alberich."

Et le cobaye sombra dans l'inconscience la plus totale.
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Message  Schiffer le Sam 10 Juil - 21:46

Je... ne comprends plus. Qu'est-ce qui se passe, bon sang ? Je suis au milieu du vide... Je ne me contrôle plus, ne voit plus rien, sauf la plateforme, destination finale... Est-ce que le professeur est dessus ? Aucune idée, elle est trop loin. Ce professeur... Esbald... Plus j'avance, plus je me pose des questions sur lui. Il nous envoie rechercher notre propre destinée, mais pourquoi ferait-il ça ? Pourquoi nous ? Il doit cacher quelque chose ... Mais notre quête, elle semble assez bizarre. Nous allons dans un monde où nous devons tuer le méchant monsieur qui tue une personne par jour. Et celui qui nous envoie vers les mondes, il a éclaté une planète remplie de milliards de personnes sur un coup de tête. C'est pas vraiment logique. Je devrais vraiment me poser plus de questions...

C'était quoi cet œuf ? Pourquoi le vieil homme a griffé Alberich ? On a essayé de notre mieux mais le chemin finissait là, c'est pas comme si on avait pu faire grand chose pour tuer Forga, il n'était même pas là... Et on devait les sauver. Ça ne valait même plus la peine, ils ont qu'à se démerder eux-même. C'est ce qu'on gagne quand on veut être gentil, les gens veulent nous faire chier. Yay. Vive jouer les super-héros !

Mais le plus bizarre. La vision... le laboratoire, les deux personnages mystérieux. Qui étaient-ils ? Peut-être que la phrase prononcée m'aiderait...
— "Pr...seur, profe...eur... Vér...is est...u me...ir et m'...e demain il m'...nera en ville. Es...e j'ai le droit ?"

... -''Professeur, professeur Véridis est u..me..ir et m'aime (?). Demain il m'emenera en ville. Est-ce que j'ai le droit ?''

Il n'y a qu'un bout, indéchiffrable...'' u..me..ir...'' qu'est-ce que ça veut dire ? Je sens que ça serait la clé du message, mais j'ai beau me torturer l'esprit je n'arrive pas à trouver une signification. Et pourquoi je l'ai eue, cette vision ? Qui sont les personnages ? Le professeur... serait-il Esbald ? Ou une autre personne ? J'aurai bien la réponse à ces questions un jour. Enfin, je l'espère...
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Message  Gordon Blake le Sam 10 Juil - 23:57

... Je me réveillai soudain. Rien de ce qui m'entourait ne ressemblait ni de près, ni de loin à Andel. Rien. Rien. Rien, définitivement, rien, car rien ne m'entourait. J'étais entouré de vide, de néant, je flottais à travers ce vide. Je n'étais plus à Andel ou à la Croisée des chemins, ou même auprès du Professeur T. Esbald. Je me trouvais là, seul, perdu au milieu de nulle part, la Destination Finale ou quelque chose y ressemblant se trouvant devant moi.

Je me remémorais ce qu'il s'était passé auparavant. Dépités, nous étions désespérés et n'avions pu vaincre Forga. Notre voyage avait été un cuisant échec. Nous étions rentrés à Gondo Ata et les villageois, ou ce qu'il restait d'eux, tant leur esprit était affecté par l'alcool et le désespoir sans fin, la peur de la mort, de Forga, de la fin, les villageois avaient également compris que nous avions échoué. Ils avaient même interprété le fait que nous ayons trouvé ce "trésor" comme une preuve du fait que nous étions des pillards ne se souciant que de ce trésor sans avoir cherché à les aider. Il ne nous avaient laissé aucun moyen de s'exprimer, ce faux raisonnement ayant eu raison des dernières bribes de leurs esprits meurtris, ils s'étaient élancés dans une frénésie meurtrière et tentaient de nous agresser, griffant, mordant, fou, rendus fous par ce qu'ils croyaient être la vérité, croyant que leur dernier espoir avait été brisé et que Forga allait désormais tous les tuer.

Fatigués, la faim nous tiraillant, désespérés, abattus, nous avions erré à travers Gondo Ata, en désespoir de convaincre les villageois. En vain. Finalement, Tol Mira avait eu raison de nous. Ce voyage accumulé avec le rejet des villageois nous avait conduit à nous écrouler lamentablement, l'esprit totalement brisé, dépressifs, nous convaincant finalement que nous n'avions jamais existé. Que cette quête n'en était pas une. Le poison amer de la défaite avait empoisonné notre moral tandis que nous commençions à perdre connaissance, devenant nous-mêmes des "loques humaines" dépressives, Tol Mira et le rejet des villageois ayant draîné tout notre espoir, notre courage, notre volonté d'Exister, de vaincre Harmonie, de vaincre Forga, de libérer le village de Gondo Ata. Il n'était plus resté que le désespoir et la volonté de mourir pour que finalement cela cesse.

Bien. Voici donc ce qu'il s'était passé. Je ne comprenais néanmoins pas ce qu'il se passait présentement. Je flottais dans le vide, la Destination Finale face à moi, et j'avais en réalité plus ou moins le même état d'esprit que lorsque je m'étais écroulé à terre, littéralement mort d'épuisement. Enfin, pas tout à fait le même état d'esprit. Etrangement, je me sentais moins fatigué et plus objectif. Cela n'enlevait tout de même pas l'impression persistante d'avoir lamentablement échoué et de s'être tout aussi lamentablement écroulé par terre, brisé.

Nous avions voulu Exister. Exister par nous-même. Sans Harmonie pour diriger nos vies. D'une manière arrogante, nous avions Prétendu vouloir Exister. Prétendu vouloir vaincre Harmonie. Nous libérer de son influence. Nous en émanciper. Que le Destin n'ait plus d'influence sur nos vies ... Et nous étions incapables de vaincre Forga. A vrai dire, nous en aurions peut-être été capables si nous avions pu nous reposer et si les villageois n'avaient pas réagi ainsi ... Mais ... En fait, seulement SI. Si ceci ne s'était pas passé. Ca s'était passé. Donc nous avions tout de même échoué. Nous aurions dû ... Nous aurions dû nous imposer face aux villageois. Faire preuve de ténacité et tenter de faire comprendre clairement à leurs esprits meurtris et pas tout à fait conscients de la réalité que nous avions trouvé ce trésor par hasard et que nous avions emprunté la mauvaise porte. Nous aurions dû. Notre échec était dû à notre manque de ténacité. Nous aurions dû tenir, résister à la fatigue, user de toute notre volonté, de nos dernières bribes de courage, pour protester aux accusations. Tol Mira avait hélas pompé tout notre courage et notre volonté.

...

Tandis que je m'accablais de remords, ma vision devint trouble. Je ... Je ne me trouvais étrangement plus au milieu du néant mais à ... oui ... à Caleria. La ville proche de la frontière sud d'Harmonia où se trouvait le quartier général de l'Unité que je dirigeais. Etrangement, tout Caleria semblait ... vide, dépourvu de la moindre once de vie, tout était terni d'un gris étrange, comme si toute vie s'était définitivement éteinte ... Comme si le monde avait cessé d'exister. Comme si la mort régnait.

...

En y réfléchissant, il me semblait avoir déjà vu cela ... Oui. J'avais déjà eu cette vision ... à la Croisée des Chemins ... Caleria vide, dépourvue de vie ... Quelque chose semblait différent, cette fois. Caleria n'était pas totalement vide ... Des ... sortes d'Yeux gigantesques semblaient errer dans la ville, comme s'ils patrouillaient, comme s'ils étaient les Gardiens de quelque secret enfoui ici ...





...

L'un des Yeux Gardiens fonça sur moi et me prit par surprise. Immédiatement, je me retournai et dégaina mon épée. L'Oeil s'immobilisa alors et commença à noircir, et un rayon rouge sortit de son orbite. Je l'évitai de justesse et chargea en avant. Frappant cette créature étrange et évitant les rayons qu'elle tirait, je parvins à la vaincre au bout de quelques minutes.

...

Qu'est-ce que c'était ? Qu'est-ce que ces créatures faisaient à Caleria ? Qu'est-ce que cette vision de Caleria vide de vie signifiait ... ? Tandis que je me posais ces questions, tout redevint flou ...

...

Je revins à moi. Toujours perdu dans le néant. Plus vraiment abattu, mais troublé.
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Message  Sazer le Dim 11 Juil - 13:20

Ces fous étaient quand même partis en direction du village alors qu'il leur avait conseillé d'attendre. Mais en tant que mère poulpe du groupe, il ne pouvait pas les laisser partir seuls (même si c'est lui au final qui aurait été seul). Il ne pouvait pas non plus les abandonner par égard à ce damné d'Esbald ou ses juges.
Sazer était coincé. Il pouvait pas faire cavalier seul car les conséquences auraient été lourdes. Et il n'avait pas envie que sa "tranquillité" soit encore plus perturbé. Il était donc et malheureusement obligé de refaire cette traversée vers ce maudit village.

Son intuition se releva une nouvelle fois merveilleuse. Son mauvais pressentiment était véridique. Le retour d'un groupe conduit en héros par le peuple mais qui revint bredouille n'inspira que la déception...
Mais une déception allant à la folie sauvage, une rancoeur aveugle à leur sillage. Le colonel sentait bien qu'il n'aurait eu pas d'intérêts à y aller sauf de voir le prêtre... Mais le village, il fallait l'éviter... L'un des habitants s'agrippa à Albérich, l'ironie du sort de celui qui pensait chercher du repos au village.
Goykai souhaitait s'éloigner pour ne pas avoir affaire aux villageois ni d'aider ses compagnons. Mais une sensation irrésistible, imprévisible et inévitable le traversa immédiatement. Il ne put rien faire face à cela... Il se sentit transporter vers ailleurs...

Il pensait à l'émotion qu'il l'avait parcouru la fois où ils étaient téléportés vers d'autres mondes... Mais cela s'éloignait pour quelque chose de plus... ironiquement, insensibles.

Il ferma les yeux temporairement ou du moins, il avait la sensation de l'avoir fait.
Il les ouvra de nouveau, ou du moins c'est ce qu'il pensait faire.

Le vide.
C'est ce qu'il ressentait.
On aurait comme dit que le néant l'entourait. Diverses pensées vinrent en lui... Convocation d'urgence de ce cher Esbald ? Ou quelque chose de plus triste comme la mort...?
Si c'était la mort, la tranquillité y était.

Personne ne l'entourait, le vide. Rien ne le dérangeait, le vide. Aucuns son ne le gênait, le vide.
Le vide était peut être ce que Goykai recherchait... Une allégorie du sommeil ou de la tranquillité suprême que recherchait le colonel.
Son monde l'énervait, son statut malgré ses avantages l'énervait, la guerre l'énervait...

... et maintenant, cette mission imposée de façon égoïste par Esbald. Un combat sans sens contre Harmonie pour être maître de sa destinée... Cela était puéril, l'ex militaire n'avait jamais recherché ou demandé cela.
Pourquoi il avait été choisi par ce fou Esbald ?
Pour ses compétences ? Un simple pantin pour parvenir à accomplir les ambitions de ce savant ?

Il soupira. Tout ça était loin derrière lui maintenant... Le calme y régnait...
Mais le calme lui permettait de penser à ses idiots de compagnons. Tout ce qu'il avait à penser d'eux...
C'était de mettre sa main contre son visage pour cacher sa honte d'eux. Il les supportait vraiment pas. Personne ne pouvait faire preuve d'un temps soit peu de rigueurs ?

* FACE PALM*

Ces compagnons étaient loin maintenant. Il pensait encore une fois à son passé mais de manière plus personnelle... son ancienne femme, folle... et sa défunte fille.

Mais le calme lui apportait une vague de réconfort. Il pouvait songer de nouveau à des machines qu'il pourrait construire pour révolutionner ce domaine ou des théories qu'il pourrait établir dans la magie.
Malheureusement le calme ne pouvait l'apporter cela maintenant.
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Message  Assyndra le Lun 12 Juil - 9:18

Tant de chose c'était passé, la haine, la sauvagerie soudain des habitants qui s'entre tuaient, arrière goût des conséquence de Forga? Qui sait... peut être, peut être pas... c'était si mélangé, si complexe, si minutieux dans son esprit, il ou elle aimait jouer avec la psychologie des gens, pour les rendre aussi dangereux que ses monstres à une corne, si agressif... enfaite non, les créatures tant redouté n'était pas ces créatures primitives, mais les habitants eux même, leur esprit perverti par le désespoir, la folie, le néant qui grandissait dans leur cœur, âme, les avaient changé en bête féroce... petite démonstration? L'homme en cape rouge avait subit le courroux d'un simple vieillard... même les vieilles personnes étaient dangereuse, c'était mauvais... oui très... puis le noir, là, elle ne comprit pas que se passait-il? Quelle était cette sensation? Ses yeux se fermèrent quelques secondes, puis quand il se rouvrirent le noir, cet espace étouffant, remplie de peur était tout autour d'elle. Qu'es ce que tout cela signifiait? Où était les autres? Seule... elle se retrouva une fois encore seule dans le... le vide!

Son corps réagit de lui même, la panique, la peur, l'angoisse, l'affolement... elle était dans le vide noir et complet, elle s'affolait. Elle pouvait sentir son corps se serrer sous la pression de cette phobie ou peur choisissez par vous même. Sa bouche s'ouvrit, mais elle ne dit rien, observant une plate forme qui s'éloignait ou se rapprocher, elle ne pouvait rien dire, rien supposer sur la distance qui les séparait, mais en tout cas, son corps se calma, se détendit... puis le noir, les ténèbres.

Assyndra se remémora son passé qui lui vint comme ça, en s'imposant dans son esprit comme pour les scènes! Elle revoyait son père la battre comme si elle était son esclave son chien... ce qui à l'époque était vraie... pourquoi époque? Pourquoi avait-elle pensé ça? Ah oui... l'arme... ce fusil pointé sur elle, menaçant et cruel... normalement rien... elle ne devait pas se rappeler, mais le son du coup de feu lui arriva aux oreilles, puis la douleur, grande et insupportable, elle se sentait défaillir sous cette intense sentiment, puis reprit son souffle pensant que c'était fini, mais non... la scène se remit en place, les sensations se répétèrent à l'infini, toujours et encore, elle souffrait autant mentalement que physiquement, l'image de son père la tuer, lui faisait mal et cette souffrance lui était prodiguée sous la forme de la balle qui se planta dans son corps, instinctivement son corps pour mieux l'abattre, la faire souffrir avec supplice et une pointe de sadisme si ca avait été vraie... Elle pleurait doucement, ne pouvant plus supporter cette étrange torture, pourquoi lui imposer ça? A moins qu'elle se l'imposait d'elle même... mais pourquoi? Ses poings se serrèrent dans une impuissance dérisoire, souffrant encore et toujours... jusqu'à que ça puisse s'arrêter... ça s'arrêta, enfin... mais elle était brisée, autant physiquement que psychologiquement, mais son esprit la dirigea automatiquement sur un autre sujet... ses compagnons... oui, allaient-ils bien? Pourquoi n'étaient-ils pas là? Étaient-ils dans une autre antre de chaos comme ici? Oui c'était ça....

Elle ferma les yeux, se calmant et refaisant... se renforçant... une épreuve de psychologie? C'était si évidant... si... cruel qui lui avait fait subir ça? Elle... la réponse qu'elle se lâcha pour satisfaire son esprit... génial, elle s'auto punit... quelle joie. Elle garda les yeux fermé et attendit... attendit la suite.
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Message  Darphenix le Lun 12 Juil - 9:39

De Tol Mira ils avaient voulus partir, et comme de bien entendu dans un groupe en règle générale, la majorité l'avait emportée. Renâclant pour lui même et trainant des pieds, Darphenix avait suivi. Il ne voulait pas partir mais La perspective d'affronter Forga seul, l'estomac tiraillé par la faim et éprouvé après une longue nuit de marche vertigineuse et vaine ne l'avait guère enchanté. Il s'était donc persuadé qu'ils trouveraient au moins des informations sur le Black Sleep au village.
Et ils en avaient eut, des infos...
Apparement le Givré avait eut raison sur un point, Forga avait voulu acheter Farus avec le trésor. Ce qui accréditait la thèse comme quoi il ne tenait pas à se battre en face à face. Les habitants s'étaient insurgés de voir qu'ils s'étaient contentés du trésor, comme de cupides aventurier dont le profit passait devant les besoins d''autres être vivant. Ils avaient ptêt pas tort, songea le Givré, pour suivies Andelliens, malgré leur médecine, étaient des sous hommes.

Et puis sans transition, il était là, flottant dans le vide. Il voyait la destination finale. Et ce mot gravé dansons esprit. "Véridis". Ça voulait dire quoi? Qu'était-ce? Qui était-ce? Et pourquoi flottait-il dans le vide, d'ailleurs..? Là, dans l'absolu néant, il n'était plus rien. Plus rien qu'une ombre noire qui ne de découpait même pas sur le fond noir. Et là, alors que sa conscience s'effilochait et lui échappait, un de posa l'unique question capable de maintenir son âme dans son corps.

"Qui suis-je?"

Qui il était, il le savait! Il était un paysan un peu vantard et simplet arraché à son existence. Un vulgaire péon embarqué dans quelque chose qui le dépassait totalement. Une victime choisi arbitrairement par vieillard aussi louche que puissant pour défier le destin lui même.
Mais au dessus de tout ça, il était vivant. Quoique que quiconque puisse en dire, il se considérerait comme vivant aussi longtemps qu'il serait capable de penser... Et de se curer le nez. Là dessus il s'enfonça rageusement un index dans la narine d'où il extirpa une splendide crotte de nez.
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Message  Le Savoir Prismatique le Mer 14 Juil - 10:23

Alors ? Satisfait ?... Est-ce là ce que vous recherchiez ?...


(La musique ne s'affiche pas ? Téléchargez-la ici : http://sd-2.archive-host.com/membres/up/81232171125478035/18_-_The_Sleeper_Must_Awaken.rbs)

Cette dernière phrase se matérialisa dans leur esprits individuels, séparés par l'immensitée du néant, perdu dans l'infini de la conscience. La conscience, s'étendant, toujours plus loins, toujours plus proffondément... Gigantesque, et minuscule à la fois, car sans fin, sans début si ce n'est celle que l'on ose concevoir naïvement; s'étendant jusqu'aux frontières de la raison, elle-même dépourvue de celle-la même. L'infinis n'avait cesse de les embrasser, et, soudain, au milieux de l'interminable questionnement qui les arrachaient à leur vécu et les plongeaient dans les confins de leur existence, de leur intérrogations reflets de leur savoir et de leur ignorance, ils pûrent percevoir, distinctement, de manière presque palpable, un instant consolidant le bref et l'infinis; l'étendue de leur conscience. Devant cette matérialisation singulière de leur conscience, devant cette mise à l'épreuve de leur Soi proffond, ils vîrent, une goutte, plongeant dans un immense océan sans fin, s'entre-choquant avec l'Univers du Soi, et se propageant dans des ondulations prodiges qui s'étendaient faisant fît d'une quelquonque question physique, s'étendaient et grandissait, interminablement, envahissant cet océan intérieur et sublimant leur être. Une énergie sublime, un sentiment purificateur, agréable, magnifique et intimement... jolie. Après un certain temps, ils se souvinrent que plus loins que leur conscience, ils avaient, matériellement, des yeux. Ils ouvrirent ces yeux, pour réaliser, pour comprendre, que cette goutte salvatrice... C'était eux. Aussitôt leur yeux fûrent ouverte, l'immensitée de l'esprit sans son corp s'en vû pénétré et aussitôt écrasé sous l'intensitée de l'univers matériel qu'ils appelèrent d'un cri immatériel strident qui brisa l'océan, se craquelant. Puis, l'univers tout entier embraça la matière et l'océan se retourna alors qu'ils repoussaient l'envahisseur – eux-même. L'océan craquelé se déversa sur eux, et ils le repoussèrent d'un nouveau crie que jamais ils n'avaient fait. Une brève s'ouvrît au-dessus d'eux à travers l'équivalent de ce qui se situait entre mille mètre et dix centimètres; l'Infinitée, ils la préssentaient, y pénétrèrent. Dans un tunnel aqueux, le fluide de leur existance découlait à l'envers alors qu'ils ordonnaient aux vagues concordandes de s'écarter de leur chemin. De leur simple volontée, ils ouvraient la voie, d'une simple directive, ils ordonnaient à l'océan de se taire et lui imposait de faire place. Dans un instant qui n'avait aucune réalitée que celle-là même qu'ils avaient déçidé de concevoir, ils pûrent voir une brèche d'une lumière éclatante au milieux du tréfond de l'océan craquelé, une craquelure plus grande et plus proffonde. Ils s'y dirigèrent, repoussant les notes harmonieuses qui échouaient à leur parvenir à travers le dicernement du son du fluide ondulant à moitié brisé, et bientôt, ils atteignèrent la brèche, ordonnant au vaste océan de leur Être de faire place. Ils venaient de comprendre, qu'ils avaient commandé au destin.


Ils réalisaient. L'étendu.




Une voix leur parvenue. Aucunement proche d'une quelquonque façon à l'harmonie aquatique intérieure qui échouait à les atteindre, ils plissèrent les yeux pour dicerner de son porteur. La voix qui les appelaient, ils pûrent en voir une image, vague, à moitié éffaçée, qui s'intégrait dans la blancheur infinie de la brèche qui leur faisait face.


"... Ré...ous...Ecras...tée... Vou...z...enco...mément...aire...Vo...de...core...vre...uis...exister... evez... s...eune...aigan vous...tend... Ai...le...Ne lais...as...monde...Disparaître..."

La voix, s'embrassant dans l'infinitée, commençait à s'éffacer, puis à disparaître, et avec elle, l'étrange visage à peine dicernable. Bientôt, il ne restait plus qu'eux, et le Devenir. Ils fixèrent le Devenir un moment, avec une certaine fascination, un sentiment étrange, peut-être même un peu d'appréhension, appréhension surnaturelle, côtoyant un soupçon s'angoisse. Et, quand finallement cela fût, bien grès mal grès, surmonté, ils pénétrèrent...


Ils vivaient.
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Re: Questionnement

Message  Luna le Jeu 15 Juil - 12:18

[ H-RP : Désolé de poster avec autant de retard, mais j'ai eut quelques problèmes de connexion. Avec autorisation, je poste donc, en ne tenant pas compte du poste du Savoir Prismatique. Désolé de la qualité, mais j'avais pas trop d'idée non plus ... ]




~ Où suis-je ? ~

J'ouvre les yeux. Je flotte. Comment je fais ? Je suis déjà venu ici. Enfin, je crois. Peut être pas. Je me souviens de cette plateforme pas très loin de ma position. Mais moi, je suis dans le vide. Dans les airs. Cette endroit, c'est peut être la Destination Finale. Le lieu où tout à recommencé. Mais je n'en suis pas certaine. Après tout, je ne vois pas tout. Et puis, je ne vois pas le Professeur. Celui qui nous permettait de devenir réel. Où sont mes camarades ? Comment suis-je arrivée ici ... ?

Je me souviens que j'étais à Gondo Ata. On était revenus de Tol Mira afin de parler aux villageois, mais leur accueil n'avait pas été aussi bien que le dernier. Ils se sont mis à nous attaquer. Peut être que c'était une mauvaise idée d'être revenus au village, ou tout simplement d'avoir pris le Black Sleep avec nous. D'ailleurs, nous ne connaissions toujours pas son origine, et nous avions perdu la confiance des Andeliens. Nous ne sommes même pas capable de les aider. Mais comment pouvons nous les aider s'ils ne nous donnent aucune information ? Le Prêtre nous à en quelques sorte menti, ce n'est pas de notre faute. Pourtant, je ne pense pas qu'ils nous pardonneront. Après qu'ils nous aient attaqués, nous nous sommes mis à marcher sans but dans le village, puis je me suis réveillée ici.

Une jeune fille aux cheveux oranges. Je ne l'ai jamais rencontré. Pourquoi donc est ce que je pense à elle dans ce cas ... ? Je ne sais pas. Avant mon réveil, je l'ai vu. Elle parlait avec un homme. Un professeur je crois. Connait-il le Professeur ? Peut être est-ce l'un de ses compagnons. Peut être mènent-ils des recherches sur l'Harmonie lui aussi. Et cette jeune fille, qui pourrait-elle bien être ? Harmonie ... ? Je ne pense pas. Harmonie a t-elle une forme humaine déjà ? Je n'en ai aucune idée. Et je préfère ne pas le savoir. Tout ce que je veux, c'est devenir réelle. Mais je crois que nous avons échoué dans notre quête. Aurons nous une seconde chance ? Je l'espère ...

Quel était le but de cette vision ? Je n'en sais rien. En même temps, je ne sais jamais rien. C'est comme si j'étais incapable de réfléchir. Je dois être bête. Mais j'aimerais pouvoir retourner à Andel et les aider. Même s'ils ne veulent pas de notre aide, je veux les sauver de Forga. Qui sait, peut être qu'en détruisant Andel, Forga pourrait détruire d'autre dimension. Il faut la détruire. Il faut retourner à Andel. Le Professeur nous laissera t'il continuer notre mission ... ? A t-il encore confiance en nous ? Je me pose bien trop de questions. Et a force de m'agiter inutilement, ma blessure va recommencer à me faire mal. J'arrête de penser. Je ne bouge plus. J'attends ...

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Luna

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