Chapitre 5: Existence

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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Schiffer le Lun 5 Juil - 16:03

Schiffer marchait. D'un geste mécanique, car ses pensées cogitaient : il n'y avait rien au fond de ce cul de sac. Aucun moyen de continuer : le problème est que nous sommes pris au piège sur une plaquette qui flotte dans le vide, sans nourriture. Et la porte pourrait très bien être refermée à notre retour, il ne faut pas perdre de temps.

Après quelques minutes, il entendit un bruit de frottement et se retourna. C'était Assyndra, elle était assez loin, mais elle avait la manie de tenir son épée par le manche en toutes occasions, en marchant ça frottait un peu. Bref, Schiffer ralentit le pas, il n'aimait pas plus que les autres être seul. Elle ne l'avait sûrement pas aperçu, étant donné la noirceur totale. Il passa à l'esprit du jeune homme de se cacher pour lui faire une surprise, mais c'était pas le moment de faire tomber quelqu'un... même si c'était plus que tentant.

Très rapidement, la jeune femme fut près derrière lui et accéléra le pas quand elle l'aperçut. Le jeune homme répondit joyeusement :

''Enfin quelqu'un ! Merci d'être venue, Assyndra. C'est sympa de voir que je suis pas seul. Je crois qu'on ferait bien d'aller jusqu'au bout de ce chemin rapidement, par contre. Revenir avec la porte fermée, c'est pas dans mes intérêts du moment. Sinon, ça va dans le noir comme ça ? Tu vois bien le chemin ou ?''

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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Le Savoir Prismatique le Lun 5 Juil - 17:56

Abrégé du Compendium : Solitude.


  La solitude...
 C'était, en un, simple, misérable, mot, ce que nous ressentions en ce présent instant. Nous étions perdu dans les méandres d'un sentiment si vaste, si inextricable et si... Vide. Vide, plus vide encore que le néant alentourant qui obscurcissait ce qui était notre présent univers – une route unique, unifiée, sans mots ni ordres pour la désaxée de son axe parfait et destingué, inexorable, embrassant le vide tout autours d'elle, embrassant le non-être, pour mieux s'y engouffrer, plonger de tout son poid dans le néant à la fin de son trajet. Une route mystérieuse, de terre sale, parcourant le néant, se soutenant du néant, et y plongeant la tête la première; ceci était, une métaphore parfaite de notre vie, de notre situation. Nous étions vide; le vaste sentiment de la solitude nous entourait, nous enlaçait et forçait jusqu'à nous étouffer de tout son poid, de toute sa suffocante existence que nous ne pouvons apréhender. Nous étions seul, le monde nous avait abandonné, non, l'univers tout entier : Nous étions les rejets individualistes d'un monde capricieux, nous pensions nous battre pour les autres ainsi, mais aussi pour nous-même, et nous étions partis combattre la providence, combattre la mort elle-même, pour nous en retrouver seulement que térrifié devant l'abrégé de notre être, devant l'extrait de notre soi; devant la représentation de ce que nous sommes, devant la fatalitée de la solitude. Nous étions ésseulés, souffrants, il fallait l'admettre. De pas monotones, dépités, alors que nous prenions le sens inverse du chemin de transposition, voilà ce que la rythmique maussade de notre marche avait en choeur retranscrîte : La pensée que nous souffrions, happé par la solitude.
 Mais, pouvions-nous seulement nous permettre de penser cela ? En unissons, inconsciemment, nous avions alors ensemble pensé, devant cette idée sournoise d'une vague conclusive; pouvons-nous nous permettre de penser souffrir ? Pouvons nous mettre en exergue quelque-chose d'aussi victimisant que la soufrance ? N'est-ce pas se présenter faible – n'est-ce pas supplier le pardon au destin qui nous affligeait milles et une cruautées ? Chaque pas, cette pensée devenait de plus en plus forte, cinglante, à en devenir insupportable; nous ignorions qu'en conclûre, car certains se sentaient bien souffrants mais refusaient d'en devenir l'esclave, tandît que d'autres refoulaient l'idée même. Mais les faits était là, et la pensée, douloureuse en elle-même, nous assénait coups après coups à chaque fois que nous engagions le marteau de la pensée. Dépité, nous étions, dépité... Peut-être, oui, peut-être, pouvons nous mettre cela sur le dos de la fatigue; une véritée que nous étions là bien fatigué, même si cela n'était qu'excuse peu valable devant notre questionnement interne. Nous progressions vers la sortie de la grotte, nous nous questionnions en vain, sans grande conviction; simplement pour le fait de penser pour penser, sans justification préçise. Absurde... La marche perdue continuait.


 Il en fût encore bien difficile à admettre, que bientôt, nous abordâmes enfin la lumière en provenance du lointain extérieur. Combiens de temps que nous avions passé dans cette sombre caverne étriqué, que nous pensâmes, la première de nos reflexions alors que nous étions finallement en présence d'un éclat de lumière autre que les frêles et misérables représentations lumineuses d'Alberich. L'espoir, si tant est existait-il encore, pouvait presque se faire ressentir au plus proffond de notre âme trouée. Et bientôt, alors que, bien que faiblarde mais ô combiens immaculée devant l'obscuritée dans laquelle nous plongions jusqu'alors, nous plongions toujours plus dans la claretée et un champ un peu plus visible, bien que toujours très sombre, nos pas s'empressaient de cette vue retrouvée, de cette vision du monde renouvellée; le don de notre vu, le don de se mouvoir au-delà du néant, était quelque-chose que nous manquait, non, que nous avions oublié tant l'endroit nous avait détruit durant notre malheureux séjour. Combiens de temps avait-il duré, d'ailleurs ? Nous l'ignorions de fond en comble; il était inconcevable pour nous le moindre de ces détails, de ces repères futils et approximatifs de temps et d'espace qui nous avait quitté. Cela-dit, à mesure que nous reprennions nos sens, nous ressentions la légère impression, peut-être était-elle faussée, que nous voyions un peu mieux qu'à notre arrivée. Non, c'était sûrement juste notre vue qui s'était habituée...

 Nous pénétrâmes finallement le couloirs transitoir et, avec un sentiment de libération indescriptible, le hall d'entrée. Tout en faisant attention, que l'un de nous que l'immuable sentiment de réconfort avait aveuglé eut faillis tombé, nous traversâmes la pièce centrale, non pas sans rapidement faires une nouvelle rétrospective des portes sans succé, et finallement, en hâte, nous nous échappâmes (C'était le mot) des lieux à travers le couloir principal et finallement débouchâmes à l'air libre.

 Mais quelle fût notre surprise, de remarquer, que nous avions probablement passé toute la nuit dans cette caverne miséricordieuse... Entre le trajet jusqu'à la grotte, et l'allez-retours prudent et hésitant dans la vaste bâtisse elle-même, c'était écoulé ni plus ni moins qu'un jour entier; car là déja, le ciel noirçis et ses algues fluoréscentes avaient repris un peu plus d'activitée; plus lumineuse, plus agitées... C'était, si l'on se basait sur la natûre des lieux, le jours. La nuit tout entière, sans le remarquer, nous l'avions passé dans la terreur dans cette antre obscure... C'est d'un petit.
 Exténués, fatigué, partiellement détruits et en pleines recouvrance de nos dons; il faisait très obscur, comme d'habitude, mais la noirceur dans laquelle nous avions plongé était telle que celle-ci n'était finallement pas grand chose... Au contraire, elle paraissait, en dépît des bouffées presque asphyxiante des gravas crades portés par le vent sale d'un air peu respirable à l'odeur de détritus, comme un vent frais et un bain de lumière rajeunissante, aussi infime soit cette lumière, aussi lourd soit le vent.

 Nous recouvrions nos sens à l'extérieur de la grotte, et nous nous remettions les idées en place. Il y avait encore des points à discuter et à aborder, nottament sur la suite des opérations, et que déduire du mystérieux oeuf qui était venu en notre possession... Que faire maintenant ?
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Sazer le Lun 5 Juil - 21:54

La petite remarque sur le message de probablement Forga avait fait réagir pas mal de monde... et c'était tant mieux. Cela l'irritait que les gens se plaignaient d'être tombés sur un cul-de-sac. Changer la conversation en la tournant sur ce mystère, voilà quelque chose de plus exaltant ! Même si les avis différaient du sien, ce qui pourrait plaire au colonel.
Alors, certains croyaient dure comme fer à ce Farus. Sazer ne pouvait s'empêcher de sourire de manière hypocrite en imaginant cette idée sur cette "identité" de Raigan Immortel.
Pendant que le groupe faisait demi-tour car vu les circonstances, il n'y avait que ça à faire en se préparant tout de même d'une éventuelle attaque de monstres.... Mais il y avait rien de tout cela. C'était facile mais le stresse y régnait. A quoi pouvait jouer Forga ? Un combat de nerf ? Cela était stupide et fortement puéril venant d'un démon d'une telle ampleur. On aurait plutôt dit un banal jeu de cache cache. Enfin, vu que calme y régnait durant la traversée. Sazer en rajouta sur le message de l'objet.


- Croyez ce que vous voulez sur ce Farus... hé hé... Mais qu'il soit placé à un statut de grand héros aux yeux de ce bas peuple me donne un arrière goût de quelque chose de louche.

Goykai réfléchissait de nouveau à ce que cela pouvait signifier. Mais les indices étant maigres, établir des conclusions n'étaient pas encore le moment mais rien n'interdisait de s'y préparer à des spéculations...

- Hum. Admettons que Farus recherchait cet objet pour une convoitise encore inconnu. Peut être que c'était dans un esprit noble que de conduire à la recherche pour détruire Forga. Mais j'en doute encore une fois...
Le fait de trouver ce message est encore plus douteux. Je me demande vraiment à quoi joue Forga à moins qu'on soit tombé sur une fausse piste... Hum hum....


Après ce soupir, Sazer remonta un peu la tête de manière maladroite pour redresser son monocle lui donnant un certain air de penseur.
Il naviguait dans le mystère, il avait besoin de plus d'indices pour percer le mystère de Forga, de ce trésor et de Farus.

Des ténèbres moins obscures commençaient à apparaître... Ils approchaient donc de la sortie de cette caverne ?
Encore une fois et cela l'irriterai, le colonel ne préférerait pas retourner voir ce prêtre même s'il aimerait volontiers l'interroger. Lui aussi cacher des mystères et comment se faisait-il qu'aucuns villageois n'avait mentionné la maladie du vieillard ? L'homme de religion lui aussi paraissait douteux aux yeux de Sazer... Il voulait les conduire à Tol Mira pour se débarrasser du démon. Mais si l'homme était un allié de Forga... Voulait-il les éloigner du village ou leur tendre un piège dans la caverne ?
Tout cela restait flou malgré que le prêtre paraissait crédible dans son jeu et de sa maladie infligé par Forga...


- Eh bien. Eh bien. Nous voilà de nouveau à la case de départ. Je pense qu'on avance. Very Happy
Enfin, je suppose que certains aimeraient revenir voir ce prêtre douteux à l'église ou on tente un autre couloir de cul-de-sac ?
Very Happy

Un peu d'humour noir serait-il osé ? L'importance est de jauger ce que pensera le groupe. Le colonel ne pourra pas avancer malheureusement sans être avec ce groupe à fardeau.
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Schiffer le Lun 5 Juil - 22:38

Schiffer marchait avec Assyndra, en silence. Ça devait faire un long moment, car son estomac semblait être sur le bord de se digérer lui même tellement il avait faim... Après un moment, il aperçut enfin la lumière !

''Yay ! La sortie est toute proche !''

Il avait une forte envie de courir, mais la lumière était probablement très loin encore. Il continua donc de marcher, un peu plus rapidement tout de même. Lorsqu'il sortit de la carverne, il avait envie de hurler de joie, mais ça ferait un peu tâche. Il déclara aussitôt à la jeune femme qui l'accompagnait :

''Je mangerais n'importe quoi ! Même les petits dinosaures seraient appétissants. ''

Ils attendirent un peu et leurs compagnons arrivèrent. Le premier à se prononcer fut Sazer. Il demandait entre essayer un autre couloir ou retourner voir ce prêtre. Le jeune homme trancha aussitôt :

''Le truc le plus important, c'est de se nourrir, selon moi. Après, on devrait retourner au village. C'est loin, mais je crois qu'on voulait nous éloigner de Gondo Ata pour y faire quelquechose. Au pire, nous pouvons nous séparer en deux groupes, dans chaque tunnel, mais ça voudrait dire que celui qui trouve le danger aura de la difficulté à s'en sortir et ce serait peu recommendable. La décision revient à tout le monde, selon moi.''

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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Luna le Mar 6 Juil - 7:52

Nous étions toujours dans ces ténèbres impénétrable. Alors que je continuais de réfléchir, les paroles d'Assyndra m'interrompirent. Cette dernière, pensant qu'une attaque serait tout à fait possible, s'était mise à suivre Schiffer, ne voulant pas le laisser foncer seul dans un piège. J'aurais bien voulu les suivre, mais le temps que je me remette à penser, Assyndra était déjà loin devant, et je ne pense pas être en mesure de marcher rapidement dans cet endroit. J'aurais trop peur de tomber, ou même de marcher sans lumière. La lumière d'Alberich me rassurait. Si j'en étais séparée, j'aurais peur d'être absorbé par le néant. Qui sait ? Puis, étant seule, je pourrais très facilement me faire attaquer. Et si jamais je rencontrais Forga, je disparaîtrais très rapidement. Et puis, je dois sûrement être la moins utile dans le groupe, donc à deux, ils s'en sortiront certainement mieux sans moi. Mais il faut vraiment qu'on les rejoigne avant qu'ils ne partent. Les autres membres donnent leur avis. Je n'y fais pas trop attention. Je préfère les rejoindre rapidement. Au bout de quelques temps, ils décident enfin de sortir de la grotte, et ainsi de les rejoindre.

Je commence à accélérer le pas pour rejoindre nos deux compagnons. Tout le monde marche. Il n'y a toujours aucun bruit. Nous sommes tous silencieux. Je n'entends même pas les bruits de pas d'Assyndra et de Schiffer. Ils ont du prendre de l'avance. Comment peuvent-ils marcher sans lumière ? Ils sont courageux. J'essaie d'accélérer le pas afin de les rejoindre au plus vite. Je fais toujours attention, mais j'avance. Avancer. Je veux sortir de cette grotte également. Je ne veux plus y revenir. Je veux m'en échapper le plus vite possible. Combien de temps sommes nous restés à l'intérieur ? Je n'ai plus aucune notion du temps. En même temps, dans ce monde gouvernés par les ténèbres, il n'y a plus jour ni nuit. Il fait toujours sombre. On avance toujours. Cela fait longtemps qu'on marche. Je continue de penser. Finalement, je commence à apercevoir de la lumière. Enfin, c'est vite dit. Il fait juste moins sombre. Je continue de marcher. Finalement, on se retrouve finalement au point de départ. Après quelques remarques du Colonel, il demande ce que l'on veut faire. J'essaie de m'habituer à la "lumière" nouvellement acquise, quand j'entends une voix que je connais répondre. Il s'agit de Schiffer. J'ouvre rapidement les yeux. Les deux sont là. Ils nous ont attendu. Qu'est ce que je veux faire ? Retourner au village, continuer notre périple, manger ? Je n'en ai aucune idée. Je vais les laisser choisir. Je suivrais ...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Assyndra le Mar 6 Juil - 10:29

La jeune femme et le garçon avaient marchés pendant des heures semblerait-il, enfin elle avait l'impression d'y être resté pendant des heures? jours? années? siècles? Tout était possible avec ce Forga, il ou elle pouvait très bien manipuler le temps, enfin elle ne l'espérait pas, traverser une bonne dizaines d'années d'un coup, ça le ferait moyen... Ils marchaient tranquillement dans le noir obscur, dans les néants indéfinissables, dans cette chaire impie de cette grotte inhumaine. Marcher sur une route déjà tracée... était-ce ainsi que fonctionnait le destin? Une ligne droite déjà tracée où il était obligatoire d'y marcher dessus? Non, le destin, les hommes peuvent prendre en main leur propre destin, leur propre choix et non se laisser guider ainsi par une personne qui tire les ficelles pour seulement jouer avec eux.

La lumière revenait petit à petit, enfin l'obscurité devenait grisâtre, la marche de Schiffer s'accéléra, montrant son désir de sortir, elle le suivit jusqu'à que le ciel noir strié de vague violette viennent éblouir leurs yeux. Ce ciel ne l'avait pas vraiment manqué, elle aurait voulu un peu de soleil, mais c'était trop demandé surtout sur ce "monde" ou "endroit", plongée dans ses pensées, Schiffer avait déclaré vouloir manger n'importe quoi même les petits reptiles, elle ne put s'empêcher de rire un peu, se casser les dents étaient donc son but, elle commençait à vraiment bien apprécier ce jeune garçon plein d'humour et d'énergie.

Dans un léger soupire, elle alla s'asseoir et attendit que le reste du groupe veule bien se montrer ce qui ne tarda pas. Sazer, l'homme au monocle et à l'humour assez particulier pointa le bout de son nez. Retourner au village... se serait une perte de temps, mais une bonne idée d'un côté... mais si le prêtre était déjà mort... que feraient-ils donc? Retourner ici sans un indice, le mieux serait donc de réfléchir. Manger.... manger? Que venez faire la nourriture dans tout ça... c'est vrai, la faim devait tenailler les estomacs de tous, combattre sans manger n'était pas conseillé, puis aller au village ou continuer... hum dilemme... continuer ou chercher... Il fallait des réponses aux questions d'un certains côtés et continuer d'un autre, que faire? Assyndra n'avait vraiment pas envie de parler de vote... qu'ils fassent ce qu'ils pensent le plus juste pour le groupe et l'esprit d'équipe, ensuite tous aviseraient. Elle suivrait la décision de tous sans rien dire comme toujours.
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Warp le Mar 6 Juil - 13:33

Les sphères d'Alberich avaient de moins en moins éclairés le groupe lors du trajet en sens inverse. Il avait eu de plus en plus de mal à les maintenir... il était légèrement inquiet. Lors de la seconde tentative, il n'était pas sûr de pouvoir bien accomplir son rôle.
Enfin, ils étaient dehors, ils pouvaient respirer l'air relativement pur. Le Cartomancer redevint silencieux et effacé.

Il ne prit pas la peine de réfléchir à propos du Black Sleep, c'était une perte de temps. Il suffisait juste de réfléchir cinq secondes pour comprendre que l'item avait été placé par Forga (qui d"autre ?) et qu'il n'avait aucune utilité contre l'entité. A la limite, ils demanderaient quelques informations au village... le plus important était ailleurs. Il fallait en finir vite.
Il était effrayé à l'idée de revoir ces loques humaines... il trembla un peu et recula de quelques pas. L'autre soupira, un soupir audible pour le brûlé, qui préféra l'ignorer.
Cet individu était fort étrange.
Il faudrait qu'il demande des détails sur lui.

Il s'assit tranquillement, gardant le Black Sleep qui lui avait été confié par Darphenix dans ses vêtements, regardant fixement le village et attendit que le groupe se décide à partir.


[HJ] Pas d'inspi. [/HJ]
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Gordon Blake le Mar 6 Juil - 15:40

Nous avions finalement fait le chemin en sens inverse. Nous étions revenus au point de départ. Il semblait que nous ayons passé la nuit entière dans cette grotte ... pour rien. Pour un trésor qui au final, n'en était même pas un, mais simplement un leurre pour Farus, qui semblait devoir trouver ce trésor, Black Sleep. Ce trésor ne nous serait d'aucune utilité, de toute manière. D'aucune utilité. Nous avions visité l'une des trois "ailes" de Tol Mira, sans succès. La seule chose que j'espérais fut que nous ne nous trompions plus. Un échec avait été largement suffisant.

Le mental du groupe ne résisterait pas à un second échec. Il fallait simpler espérer de tomber sur la porte où se trouvait Forga. Espérer. Espérer qu'en traversant un nouveau pont de pierre entouré de néant, de ténèbres et de vide, nous finissions par trouver Forga. Espérer à travers les ténèbres. Malheureusement, l'espoir semblait nous avoir abandonné.

Curieusement, ce désespoir qui commençait à me hanter dû aux heures passées dans cette grotte infâme, ce désespoir qui commençait à me ronger depuis quelques heures, s'évanouissait tout aussi progressivement au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la "lumière" qui éclairait le monde d'obscurité qu'était Andel. La moindre lueur redonnait du courage. Ainsi, c'était cela. Forga, en se terrant à Tol Mira, jouait sur les nerfs, la ténacité et la capacité de résister à la solitude des gens qui voulait l'affronter.

Je pensais qu'il était primordial de retourner au village afin de questionner le prêtre, en espérant qu'il ne soit pas trop tard pour lui ainsi que pour le village. Forga pourrait en profiter pour attaquer ... Il était également nécessaire de se reposer. Ces heures à travers Tol Mira nous avait tous épuisés. Combattre Forga dans cet état serait ... vain.

Restant stoïque, debout devant l'entrée, contemplant l'obscurité teintée d'un peu de lumière du ciel d'Andel, je fis part de mon avis :


Nous devrions retourner au village, afin de questionner le prêtre et de nous reposer. Je pense que nous devrions nous hâter, il est peut-être déjà trop tard, il est possible que Forga ait attaqué tandis que nous étions à Tol Mira.

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Message  Schiffer le Jeu 8 Juil - 3:50

Tout le monde s'était prononcé : Il faut retourner au village. Schiffer était d'accord. C'était plus qu'important. Les villageois allaient sûrement être attaqués et ça veut rien dire de bon, le groupe d'aventurier avait sûrement été éloigné du village car ils étaient tous des combattants. Là, ça disait rien qui vaille. Personne ne semblait vouloir se proposer pour activer les choses. Le jeune homme se racla la gorge et prit la parole d'une voix qu'il essayait d'être grave, presque radiophonique :

''Je vois que tout le monde semble du même avis : on oublie les deux autres portes et on retourne au village mettre les choses au clair ! Vous êtes sûrement écoeurés raides de marcher - pardonnez l'expression - mais on doit retourner au village. Personne n'a d'objections ? Si oui, ils avaient qu'à les dire plus tôt. On y va, il n'y a pas de temps à perdre''

Il ajouta ensuite, d'une voix un peu plus discrète et gênée :

''Reste que si on tue des mobs, on les mange par après. On ne doit surtout pas combattre le ventre vide ! Et surtout, j'ai mal à mon petit ventre''

Il regarda tout le monde, un à un et tourna le dos. Il commença ensuite la marche vers Gondo Ata, il ne voyait même plus le temps passer tellement il marchait depuis longtemps...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Le Savoir Prismatique le Ven 9 Juil - 18:47


(La musique ne s'affiche pas ? Téléchargez-la ici : http://bluelaguna.net/downloads/mp3s/xgost/26+-+Ship+of+Regret+and+Sleep.mp3)

 La marche était ouverte, et tous étaient partie en direction du village. Ils étaient, en particulier, tantôt choqués, tantôt surpris, que le jours avait frappé si vite : Ils étaient partis à la tombée de la nuit, et le voyage avait sembles-t-il usé de celle-ci. Surprennant, ils avaient tellement perdu pied aux réalitées vacantes qu'ils en avaient oublié le cours du temps et toute possible affiliation à une quelquonque ligne de cohérence et de logique, soit-elle temporelle que dimensionelle; usant particulièrement l'esprit. Ceci peux être comparé à une célèbre expérience de psychologie : Mettez un être humain dans une pièce fermée, sans fenêtre ni porte, aucun repère temporel ni familier, et ce pour une semaine. Au bout d'une semaine, il y a fort à parié qu'il faira une névrose et entrera en dépression ou en crise de violence, selon la personnalitée du sujet. La caverne de Forga pouvait être comparée à une forme extrême de cette expérience : L'effet d'une seule et simple nuit suffisait à mener aux limites du bon sens commun, alors que dire de il aurait fallû y resté plus longtemp. De plus, ils n'ont, de toute manière, pas la clé pour la porte centrale et la porte de gauche, alors à quoi bon ? Sur ces sages réflexions, et car, non seulement étaient-ils mentalement usé et épuisés, mais physiquement fatigué et d'une faim envahissante, ils n'avaient d'autre choix que de repartir pour le village. Il faisait cette fois pleinement jours, pour ce que l'on peux appellé "Jour" en l'enceinte d'Andel, bien qu'au vu de leur connaissances de la cosmologie locale, il était difficile pour eux de déterminé si c'était le matin ou l'apres-midi, tout se ressemblait tellement. Mais qu'importe, de ce fait, ils rencontrèrent moins d'animaux sauvages, presques aucun; ce qui était plutôt une bonne nouvelle vu leur état de santée qui s'en voyait proffondément dégradé. Au bout d'une heure ou deux de marche, à l'horizon, se dessinait enfin le village de Gondo Ata, et ses atypiques constructions de pierre brutes aux couleurs fades. Traversant l'immense palissade de béton qui entoure le village, et passant devant le sommaire cimetière, ils lancèrent un regard attristé à la tombe de Boltz, duquel ils avaient assisté au tragique déclin hier encore. (Mais, hier semblait pour eux si loins malgrès le fait qu'ils n'avaient pas dormis... ou du fait, peut-être, justement.) Celui-ci, dans sa mort et son enterrement, avait ouvert une nouvelle ligne de tombe au-dessus des trois préçédentes, sombre présage au fond du coeur du groupe. La pensée de la mort de ce malheureux homme, et le fait que peut-être que d'autres suivraient, les motivés à se dépécher, même si ils devaient rationner leur sommeil et leur forces, même si ils devaient se surpasser... Ils devaient agir avant que, ce soir déja, une autre personne soit victime du cycle démoniaque de Forga, ce démon.

 Arrivé finallement au village, ils pûrent assister à la présente situation, toujours aussi désastreuse, du psyché des habitants. Les "loques humaines" tel que les décrivait Alberich dans son inconscient meurtris... L'ambiance était pesante, mais le pire et ce qu'ils n'avaient pas anticipé dans leur épuisement colossal, était que tout le monde les attendaient. Était que tout le monde étaient, ils l'avaient oublié, persuadé. Persuadé, qu'ils étaient Sir Farus et son groupe.

 Rapidement alors qu'ils arrivèrent, alors qu'ils pensaient pouvoir se reposer et manger, au grand malgrès de la monotonie dormante et éternelle du village, leur entrée dans le bar ne se fît pas sans un chahut énorme. Au milieux de ceux affalés sur les tables, au regard hagard et perdu, perdu dans les méandres du pessimisme intérieur, d'une destruction de soi physique et mentale, une sublimation auto-destructrice; se soulevaient d'une vivacitée dissidente ceux en qui restaient la flamme d'un subtil mais fébrile espoir que l'arrivée du groupe avait rallumé, faiblement, quelquonquement, possiblement. Ils s'ammassèrent dans une bourrasque chaotique autours du groupe, qui ne savaient plus quoi faire ni quoi dire. Rapidement, des voix mélangeant l'anxiétée et l'hystérie se soulevèrent, les interpellèrent, du plus proffond de leur âmes brisées :

 — "Sir Farus ! Sir Farus ! Nous avez-vous sauvé ?"
 — "Oooh, Sir Farus ! Forga, vous avez vaincu Forga ! Gloire !"
 — "Quel est ce regard déçu sur vos visages ?"

 Au milieux des multiples voix contradictoires qui s'élevaient, d'éffroyable pensées pessimistes se soulevaient. Le groupe ne savait que dire ni comment réagir. Comment leur dire... Qu'ils avaient échoué ? Que Sir Farus, qu'il n'étaient pas, avait échoué ? Mais cela semblait s'être fait comprendre, étrangement, à travers leur regard tristement similaire à leur semblables, eux aussi victimes du destin... Forga, n'était pas vaincu... Une personne, un vieillard Andelien, aux poils d'un grisâtre tel qu'il trahissait le terne intérieur qui le provoquait, s'approcha d'Alberich, le visage apeuré déformé d'une grimace d'angoisse anéantie, choquante et tétanisante pour quiquonque la fixait. Ses yeux exhorbitait et ses doigts crispés addréssèrent l'étrange artefact, l'oeuf de métal, que tenait Alberich entre son bas. Rapidement, la voix tragique et écrasée par la folie se levait :
 — "Le trésor Black Sleep ! Le trésor, oh mon dieu ! Vous êtes partis récupérer le trésors, sans même tenter de vaincre Forga ? Sans même tenter de nous sauver ?!"
 Le veillard se jetta, le visage distordu par la démence, et aggripa le Black Sleep avant de se jeter et griffer Alberich de ses ongles sec et craquelés. Les voix, le chahut, le chaos. La folie. La folie des temps perdus, la folie des temps meurtris, la folie des temps fatalistes. Plus personne ne savait plus quoi ni rien, tous se battaient, tous se frappaient, se griffaient, se mordaient, s'entre-tuaient. Des cris bestials se soulevaient, ils n'étaient plus que l'ombre d'eux-même, ils n'étaient plus humains. Ils étaient devenus victime de leur existence...

 Au milieux de cette destruction démentielle qui prennait cours, le groupe s'était retiré, choqué, l'oeuf toujours entre les mains. Détruits, ils comprennaient qu'ils n'auraient pas droit à leur repos, qu'ils n'auraient pas droit à satisfaire la faim qui les tiraillaient... Qu'ils n'auraient pas le droit de Vivre. Cela leur avait été interdit, et la tragédie se refermait sur eux. Ils érraient sans but dans le village abandonné et dénué d'existence, entre les pierres fades et délabrées et les arbres meurtris, un monde de ruine duquel se soulevait, en ultime paradoxe de ce monde ruiné, des cris azimutés qui s'entre-déchiraient dans un drâme dépourvu de sens, conférant un aspect surréaliste au paysage. Érrant, meurtris eux aussi, tiraillés, détruits, acculés; ils n'avaient plus de buts ni d'existence à défendre. Ils n'étaient plus rien, ils érraient sans but dans les alentours du village vide, vide à leur images, au sol décharné et graveleux, à la brûme épaisse et étouffante qui ne semblait qu'appeller à leur fin, qu'à leur déchéance, leur chute sublime et finale dans un concours de suffocation d'une existence étouffée et malhabile... Le néant. La mort. La mort, inexorable, qui les appellaient. Résolument défaitistes, ils s'échouaient sans plus rien que la mort pour subsister. Oubliés de tous. Rejettés de tous. Que le monde lui-même avait acculé. Un chef d'oeuvre destinal qui avait sublimé leur perte dans une chute épouvantable, une tragédie épatante, une chute admirable; parfait.



 Ils tombaient. C'était la fin. Ils n'existaient pas et n'avaient jamais existés. Ils avaient compris, que rien de cela, n'avait jamais eût de sens, pas le moindre. Ils n'avaient jamais existés. Ils n'avaient jamais vécus. Ils n'avaient jamais rien fait qu'être victime d'une tragédie grandiloquante écrite par la main de la providence. Et au fond... Peut-être que ce n'était pas plus mal. La mort, la véritable, et l'équitée du destin, le grand égalitariste... Loins, de ce combat vain, lointain, de cette arrogance de vouloir être autre chose... De cette vanitée, de cette faiblesse, qu'ils ont laissé éteindre, les serrer fortement et d'une compassion volée et votive... De vouloir, si ce n'est, souffrir et encore souffrir... Comme si cela, était, justifié, par une illusion d'exister plus que... Mais que, indéfinissable, n'avait jamais été que la réalitée, qu'ils avaient vainement dans leur esprit distordus rejettés, et soufferts. Finallement... ce n'était pas plus mal... d'en finir ici... ..................






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Le Savoir Prismatique
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Re: Chapitre 5: Existence

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