Chapitre 5: Existence

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Chapitre 5: Existence

Message  Le Savoir Prismatique le Sam 3 Juil - 17:00


(La musique ne s'affiche pas ? Téléchargez-la ici : http://bluelaguna.net/downloads/mp3s/xgost/26+-+Ship+of+Regret+and+Sleep.mp3)

 Combiens de temps déja... Combiens de temps...

 Nous avions pensé être les plus fort. Nous avions pensé exister. Mais il n'en était rien. Nous avons été placé sous les feus de la providence, providence mère et providence humaine, qui nous ont imposé l'épreuve d'exister. Exister... Petit à petit, nous réalisions combiens ce mot était futile. Tout autour de nous était devenu important, cher et étrange à la fois. Une source d'angoisse et d'amour infinis. Vivions-nous réellement ? Nous étions morts, après tout. Mais jamais avions nous autant appréçier le fait de vivre. Nous recherchions, de manière imperceptible, impénétrable, un sens justifiant notre existence.

 Dans ce village qui côtoyait la vie et la mort, sordide, risible, vous avions fait la rencontre du Sort et de sa terrible Cruautée. Était-ce ça, l'Harmonie ? Une ode à la souffrance, ignifuge aux brasiers de révolte ardente et aux flammes de passion brûlante ? Ou était-ce les "Juges", aussi ?... Les Juges... Qui sont les Juges ? Tout autours de nous est, si peu réel. Dans un gouffre de mystères, nous nous débattions alors que nous plongions toujours plus proffondément dans l'abîme de notre perte. Cruel paradoxe, et fier, paradoxe. Victime du Destin. Victime de l'Harmonie. Victime de la mort. Victime de la vie. Nous étions partis dans une quête pour sauver ce misérable village. Était-ce par obligation ? L'as-t-on voulu pour nous ou l'avions-nous voulu nous-même ? Difficiel de répondre... Nous avons peu de contrôlle sur ce qui nous entoure, et nou le réalisions de plus en plus fort. Esbald paraissait tel un Dieu maintenant, lui qui destordait les réalitées et commandait à la vie et à la mort... La sagesse de l'Archimède était-elle donc si vaste ? Ce monde, dont nous cherchions encore un sens, mais avant tout un sens à notre existence, était le berceau de notre reflexion, de notre souffrance, vers l'achèvement de... quelque-chose.

 Nous avions voyagé dans cet étrange monde sinistre et nouveau, jonché de gravas sale, d'un sol terni poussiéreux qui dévorait nos bronches et brûlait notre gorge tel un chalumeau fou. Noir, il faisait noir, brillait dans le ciel des vagues ondulantes à peine perceptible qui nous permettait à peine de nous voir nous même; déja que nous ne nous voyions pas nous-même à l'intérieur de notre âme. Sur le chemin, nous combattîmes des créatures étranges et hostiles; dinosaures pas plus grand qu'un chien arbhorrant une corne vociférante cherchant à nous transpercer le poitrail, et oiseaux au grandiose plumage hâtif à nous tordre le cou. Mais, nous étions forts et déterminés, aussi sommes nous passer avec aisance à travers ces épreuves. Nous nous disions, comme pour nous motiver, que ces petites douleurs de ces combats de fortune n'étaient que l'once du regret que devait subir ceux pour lesquels nous nous battions. Arrivé à Tol Mira, nous pûmes assister à une bâtisse burlesque; une grande, écrasante, bâtisse natûrelle, une grande grotte immense et haut tel un mont arrogant, mais dont la dites forme était absurde d'irréalisme, tel que seul un travail humain aurait pu donner forme à un tel bâtiment, alors qu'il se prétendait, tel quel, fièrement oeuvre de la natûre. C'était d'un petit...

 Nous pénétrâmes, se demandant bien ce à quoi pouvait bien servir la clé que le curé nous avait offerte dans son lit d'agonie sublime. Suite à un petit, étroit, couloir d'entrée modeste, se soulevait devant nous une sorte de hall, défiguré de renflement hasardeux sur lesquels marcher était difficile, et de trous béants embrassant le néant dans leur infinie proffondeur à l'oeuil nu. Trois, grandes, portes, se présentaient sur le mur. Ces triplettes, des portes grandioses, massives, bleues décorées de blanc, nous jugeaient, par leur impénétrable grandeur. Au milieux de tout cela, un jeune homme, s'énervant sur la porte de droite, criant, geignant, de désespoir devant l'impénétrable dépourvu de faiblesse humaine. Le jeune homme était étrange, adolescent habillé d'habits modernes, grand paradoxe avec le reste des habitants, aux cheuveux fantaisistes et au visage bien normal, comme eux. Hope... C'était son nom.

 "Hope" ? De l'espoir... Voilà quelque-chose que nous ne connaissons pas. L'espoir, vaste blague en apparance – il est la parfaite symbiose d'un fatalisme refoulé, aveugle, ironique n'est-il pas ? Nous ne le connaissions pas, mais nous le rencontrions ici. Il était visiblement comme nous, envoyé par Esbald, et recherchant tout comme nous à sauver ces villageois. Il était arrivé quelques-peu avant nous et avait écouté les conversations sans s'approcher des villageois, tout d'abord angoissé. Puis, après avoir assister à un entèrrement hier, il est partis pour Tol Mira, pour combattre Forga. Mais il s'est retrouvé bloquer à combattre des porte – une battaille vaine, absurde pour autant quand on y pense, quelque-chose qui correpond bien à son age. De l'espoir, il en fallait, seul, ainsi... Lorsque nous eûment finis de nous présenter, nous lui présentâmes la fameuse clé et lui expliqua avec un peu plus de détail la situation et ce de quoi il en retournait, de ce qu'il en savait, il en avait déja compris beaucoups. Il était brillant, et intélligent, il serait sûrement un allié préçieux. Mais nous nous demandions tout de même pourquoi il n'était pas arrivé en même temps que nous. Entre lui et Assyndra... Que cherchait Esbald, à travers ces retards ?

 Sans plus de questionnement, nous nous disions que le temps presse et qu'avant que la malédiction frappe à nouveau, nous devions combattre, combattre pour les souffrants victime de la providence, victime comme tout un chacun, tout comme nous, mais sans possibilitée de se battre; et que d'ainsi, mieux se connaître pouvait, il était d'approbation commune, bien attendre. Nous déçidâmes de tester les différentes portes à traver leur serrures d'humble décoration, et, armé de l'étrange clé du tirroir scéllé de droite, nous étions venu à la convenance qu'il sagissait de la porte de droite. Grand bien nous en a pris, la porte s'ouvrait, dans un silence plus insoutenable que le pire des fracas, et nous pénétrions alors l'antre de Forga.

 Quel endroit... Devant nous, le néant, la noirceur, infinie. Le paradoxe d'un monde entre l'oeuvre naturelle et l'édifice humain, se renforçait un peu plus. Nous pouvions observer, un très, très long, chemin de terre et de pierre, se soutenant au-dessus du néant, tel un pont grandiose, se distordant à l'horizon. Nous observâmes de l'autre côté, et vîmes que les deux autres portes suivaient un chemin semblable, s'étendant dans la noirceur des lieux, de grand, impressionnants, ponts, s'étendant jusqu'à on ne sait où et parfois prennant des tournants. Incroyable. Et ce qui séparait ces chemins, était un incommensurable néant, le noir le plus total, le vide le plus sidérant qui soit, immense. Il n'était pas question de sauter sur un autre chemin d'ici, trop lointain, trop risqué. Aussi, nous revenions à notre chemin bien à nous, que nous étions sommé de traverser. L'idée d'un tel chemin, à l'apparence si fragile, au-dessus du vide, n'était point rassurante; c'était en réalitée la représentation même mot "angoissant". Non pas sans une inquiétude fragile sur la soliditée des lieux, nous abordâmes le grand pont de terre, parsemé de divers branchages pourris et d'une odeur de saletée pire encore qu'à l'extérieur, presque asphyxiante. Le "chemin", tel qu'il se présentait, était assez grand pour tout juste nous tenir tous ensemble en ligne côte-à-côte si nous le voulions, ce n'était donc pas tant l'espace qui était inquiétant, mais le vide par-dessous qui bénirait d'un proffond coma quiquonque ayant le vertige observerait.

 Mais nous devions continuer. Nous devions progresser. Pour savoir qui nous étions. Pour savoir qui ils étaient. Pour, simplement, exister. Et pour protéger ceux qui comme nous partagent la cruautée du destin...


Et ainsi nous reprîmes la marche...


Dernière édition par Le Savoir Prismatique le Ven 3 Sep - 7:17, édité 1 fois
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Schiffer le Sam 3 Juil - 17:13

Je marchais depuis un bon moment. Sur ce monde, cette planète, ou peu importe... Il y avait des animaux très bizarres. Les dinosaures semblaient ne pas avoir disparu. Et ils étaient assez petits. Ça fait changement des grands monstres des contes pour enfants. De toute façon, nous sommes arrivés. Quand nous sommes rentrés dans l'antre de ce cher Forga, nous avons vu un jeune garçon qui rejoint le groupe immédiatement. Hope... Un autre allié, tant mieux. Nous ouvrons la porte de droite grâce à la clé que mes camarades ont trouvée. Un prêtre leur aurait donnée.

Il n'y avait qu'un chemin de terre. Comme en forêt, si on veut. Un beau sentier... Sauf qu'il était large d'une dizaine de mêtres. Et surtout, il flottait dans le vide. C'était assez inquiétant, mais surtout, ça paraissait pour une sorte de représentation de leur quête. Était-ce le chemin tracé par le destin ou le chemin qui leur permettrait d'annuler ce destin ? Seul l'avenir le dirait.

Il n'y avait qu'une seule façon d'avoir des réponse. Marcher, pour l'instant. C'était la plus simple des solutions... Sans un mot, sans un bruit, au milieu de nul part..
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Message  Warp le Sam 3 Juil - 17:30

Alberich était donc face au néant.
Tenant ses cartes nerveusement, il comprenait que, pour la première fois de sa vie (ou du moins pour la première fois de sa non-vie), il allait prendre une grande responsabilité. Il avait avec ses compagnons le devoir de préserver la vie du village de Gondo Ata.
Serait-il seulement à la hauteur ?
Combattre Forga le terrifiait. Après tout, cette entité, cette chose était un démon mortel. Dès qu'ils seraient arrivés face à ça, qu'est-ce qui empêcherait Forga de les réduire à un état de non-existence, entre vie et mort, avant de les achever de manière douloureuse. Et pourtant... il savait qu'il n'avait pas le choix.

C'était comme la dernière fois...

--------------


"Vous devez être complètement malade."
"Et pourtant, vieux, c'est la vérité complète. Ca m'a fait un choc quand je l'ai appris aussi."

--------------

Ces deux lignes traversèrent son esprit à une vitesse dépassant la lumière. Il trembla légèrement. C'était curieux, comme si quelque chose dont il n'avait jamais soupconné l'existence... quelque chose, dans son âme, s'était réveillé le temps d'une seconde.
Qu'est-ce que ça pouvait bien dire ? Ces derniers temps, il ne se sentait vraiment pas bien. Pas bien du tout. Entre ce personnage énigmatique qui squattait son esprit et ça... il ne savait pas quoi penser.

Il savait en tout cas qu'il devait se méfier de Hope.
Il y avait quelque chose de louche derrière ce mec. Il ne pouvait juste pas croire à une simple coïncidence d'obtenir un nouvel allié juste avant d'aller combattre Forga. De même qu'il ne se souvenait pas avoir entendu parler d'un jeune homme ayant décidé d'aller combattre ce démon seul. La thèse la plus probable étant qu'il soit un espion de ce démon... et bien sûr, les cartes ne disaient rien, dans le silence total, elles se réservaient.
Reste qu'Alberich ne serait sans doute pas étonné si, soudainement, Hope les trahissait et les emmenait voir le gros des sbires de Forga. Ce scénario s'était déjà produit quand plusieurs cobayes avaient fait confiance à un nouveau venu nommé Digmar Penga, en réalité un infiltré des forces de l'ordre chargé de localiser les dissidents... tout ceux qui l'ont suivi dans sa tentative d'évasion ont été exécutes.

C'était d'un triste.

Alberich tint ses sorts près et s'avança sans un mot dans le couloir obscur, espérant ne pas avoir de mauvaises surprises... et pourtant, il savait que les emmerdes allaient commencer.
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Message  Gordon Blake le Sam 3 Juil - 17:52

Nous étions partis de Gondo Ata afin d'aller à Tol Mira, pour enfin mettre fin aux tourments des villageois que leur faisait subir Forga. La boussole nous ayant aidé à trouver le chemin, nous avions marché, tandis que des créatures étranges, aussi étranges que ce monde en réalité (aussi ironique soit-il de placer ce mot ici de cette manière), tels des oiseaux étranges ou des créatures arborant une corne prête à nous empaler, nous attaquait. Ce fut une manière de constater que tous les membres du groupe que nous formions semblaient savoir se battre, ce qui serait utile à savoir lors du combat contre Forga. Je combattai moi-même armé de mon épée, comptant réserver l'usage de ma rune et de ses pouvoirs afin d'annihiler Forga.

Une fois enfin arrivés à Tol Mira, je fus surpris de voir que cette "grotte" ne semblait pas vraiment en être une. En effet, la "grotte" ne semblait pas être une création du temps et de la nature combinés, mais certains éléments de l'extérieur comme la forme globale de la grotte, laissaient penser qu'elle était de facture humaine ou autre chose, mais n'était pas naturelle. Nous étions entrés à l'intérieur, et nous vîmes avec surprise un jeune homme qui tentait d'ouvrir les portes désespérément. Il ne semblait pas être Andelien, j'en déduis donc qu'il était, comme nous, originaire d'un autre monde. Son cas semblait similaire à celui de cette femme qui était entrée dans notre groupe peu après l'attaque de cette Juge. Un mystère demeurait : comment se faisait-il que ces personnes n'aient pas été, comme nous, présentes lorsque le Professeur T. Esbald nous avait expliqué notre mission : devenir Réel ? Je doutais que cet homme ait une réponse, la femme n'en ayant pas eu.

Enfin. Nous étions donc entrés, ouvrant la porte de droite. Ce qui se dévoila alors était impressionnant. Effectivement, cette grotte où se terrait quelque part Forga, ne semblait définitivement pas être de facture naturelle. Ce qui me donna cette quasi-certitude fut le fait de voir que les chemins que nous allions arpenter dans l'Espoir de vaincre Forga étaient des sortes de ponts qui semblaient s'étirer à l'infini tels que s'ils formaient combinés une sorte de labyrinthe infini immense, bâtis d'une sorte de pierre salie par une poussière qui teintait les ponts d'un jaune sale, tandis que l'air était étouffant à cause de cette même poussière qui se soulevait à chacun de nos pas.

Les ponts étaient divisés à la base en trois troncs qui semblaient à vue d'oeil ne pas se rejoindre, troncs qui commençaient aux trois portes. Les ponts de pierre semblaient flotter entre le plafond de la grotte et le vide infini qui se trouvait en-dessous des ponts. Il n'était pas question de tomber. Forga se trouvait quelque part dans ce labyrinthe, et mon intuition me dit qu'il risquait d'y avoir d'autres créatures, qu'elles soient des sbires de Forga ou des sortes de monstres comme ces oiseaux qui nous avaient attaqué en chemin.

Je n'avais néanmoins qu'une seule certitude.
Cela allait être long.
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Message  Darphenix le Sam 3 Juil - 17:54

 Le temps lui avait semblé long, de Gondo Ata à Tol Mira. Bien long. Privé de boussole, il avait du attendre ses équipiers un moment qui lui avait paru interminable, ainsi qu'à Schiffer et Assyndra, probablement, même si Darph avait tendance à s'ennuyer très vite. Fort heureusement, une fois en route, tout était allait bien mieux. Du moins pour lui. La faune locale les avait vaguement agressé, ce qui avait été pour le Givré l'occasion de constater que son Trident n'avait rien perdu de son tranchant. Mais ça n'avait pas été suffisant. Les bestioles n'avaient clairement pas été des adversaires digne de ce nom. Féroce et primaire, elles s'étaient révélées déjouable avec une facilité navrante.

 Et finalement ils étaient arrivé à une "grotte" en suivant la direction du nord-est. Il avait manifesté de l'étonnement au vu de la taille de ce qu'il convenait d'appeler une bâtisse, mais déjà ses compagnons entraient, et il n'avait eut d'autres choix que de courir pour ne pas rester à la rue. Il se pressa le long d'un couloir au sol irrégulier et rejoignit finalement son groupe, à l'arrêt. Quelqu'un s'acharnait déjà sur les portes. Après de brèves présentation, Hope, car tel était son nom, avait intégré le groupe. Pour lui même, Darphenix avait reniflé de méprit. "Un garçon..." se disait-il. Il allait vraiment devoir la jouer fine avec Assyndra. S'il se la mettait à dos, il n'aurait personne sur qui se rabattre... La porte finalement ouverte révéla un long chemin au milieu du néant. Passant la porte, il vit sur le coté les deux autres chemin, plus loin. Sans explication possible, ils étaient visible dans la noirceur absolu dans laquelle ils baignaient pourtant. Le lieu semblait hors du temps et de l'espace, c'était si étrange. Tout ça dans une grotte...

 Il se mirent donc en route sur le chemin qui s'étendait à perte de vue. Au sens propre du terme. Partie comme c'était ils allaient marcher des siècles avec du vide tout autour. Le sol lui même ne semblait pas bien épais, le Givré n'aurait pas été surpris que quelqu'un puisse le couper afin de les isoler tous sur un morceau de terre. L'idée le mettait mal à l'aise... Pour se donner du courage, il chanta a tue tête :

- Un kilomètre à pied, ça uuuuuuse ça uuuuuuuuuuseuh! Un kilomètre à pied, ça use les soulieeeers!

 Et ainsi de suite.
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Message  Assyndra le Sam 3 Juil - 19:02

Un territoire emplit de créature étrange et à la fois fantastique, innocente d'apparence mais dangereuse comme cette oiseau au plumage magnifique, étincelant. La traversée s'était déroulée sans trop d'embûche, les combats étaient très fréquent, mais se soldaient par une nouvelle avancée du groupe et quelques blessures en prime. La terre toujours noir et poussiéreuse créait une fumée compact autours d'eux, une fumée qui pouvait trahir leur présence ou bien les cacher, mais la logique voulait qu'elle les trahit. Le ciel était lui aussi étrange, des vagues pourpres voletaient dans ces cieux chaotiques, rendant ce spectacle attrayant et magnifique bien que le moment, l'humeur était au fond des talons. Cette lumière, si elle l'était, éclairait les silhouettes des rochers, collines, infrastructures étranges, ainsi que le corps de chaque membre du groupe avec une certaine précision. Le voyage qui avait débuté du village de Gondo Ata à cette mystérieuse grotte avait était long, la noirceur de ce ciel impie pouvait vraiment rendre quelqu'un stressé. La lumière, le soleil lui manquait tant, la jeune femme aurait donné n'importe quoi pour le revoir.

Le groupe s'arrêta face à l'entrée d'une caverne, pas tellement naturel vu la façon dont elle avait été crée, simple façade comme pour cacher quelque chose, simple entrée pour baisser la vigilance. Ils entrèrent et commencèrent à explorer un long et sinueux couloir, au bout de celui-ci une porte et un jeune homme... Hope? Présentation faite, elle était intrigué par lui, était-il comme elle? Une personne perdu qui s'était réveillé au beau milieu de nul part? Elle espérait seulement qu'il n'aurait pas autant de mal qu'elle par rapport au questions de Sazer sachant à présent que sa curiosité était grande. Ils ouvrirent la porte, la jeune femme ne put s'empêcher de déglutir, du vide... un "sentier"... aucune rambarde! Traverser ça! Pas question! Si ça craquait sous leur poids, ou que l'un d'entre eux tombait entraînant tout le monde dans leur chute, finissant leur vie au fond de cette cuvette de néant. Assyndra secoua la tête et suivit le groupe restant le plus près des membres du groupe, le vide, l'absence de sol, la mettait mal à l'aise... du vertige? Oui cela devait être ça, elle devait avoir le vertige quelle veine pour elle, criser sur une route sans fond juste en-dessous d'elle, la jeune femme es était presque à coller les gens pour se rassurer, mais resta à une distance assez lointaine pour ne pas montrer sa peur du vide. Ce Forge jouait-il avec les peurs? Si oui, il avait gagné, la seule pensée de tomber la faisait trembler de peur.

- Un kilomètre à pied, ça uuuuuuse ça uuuuuuuuuuseuh! Un kilomètre à pied, ça use les soulieeeers!

Cette chanson la fit sortir de sa torpeur, observant le chanteur improviste, c'était Darphenix, sa peur c'était envolée pour le moment, se concentrant sur les paroles qu'elle connaissait. Elle lui souriait sans s'en rendre compte, elle pensa tout de suite que c'était la première qu'elle souriait depuis qu'elle était aussi, qu'il était bon de sourire un peu. Le chemin continuait, ils avançaient à bon rythme. De temps en temps, elle réajustait ses gants ou le harnais de sa lame, la main allant souvent sur la poignée de la claymore par habitude, elle continuait à écouter la chanson enfantine pour faire le vide dans son esprit, ne plus penser au vide, voilà la première chose qu'elle devait faire. La route allait être longue... très longue...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Luna le Sam 3 Juil - 20:58

Finalement, on était partis. On avait tous suivi les premiers sortants afin de nous rendre à Tol Mira. Au moins, on avait quittés cette ville. J'étais heureuse de partir de Gondo Ata. L'atmosphère qui se dégageait de cette ville faisait froid dans le dos, et les Andeliens n'étaient pas très rassurant. On avait fais un long chemin. Je les avais suivis tranquillement. Le voyage s'était déroulé dans un calme déconcertant, parfois troubler par des créatures andeliennes que nous nous hâtions de détruire. Ces créatures étaient étranges. Ils s'agissaient d'une sorte de monstre avec des cornes, qui profitait de la moindre occasion, si jamais on lui en donnait une, pour nous transpercer. J'avais déjà donner, et je ne voulais absolument pas voir ces immenses cornes à l'intérieur de mon corps. J'avais donc fais de mon mieux pour me défendre, avec l'aide des autres, afin de nous en débarrasser. Malgré leurs interruptions, le voyage continua en silence.

Après un long moment qui me sembla interminable, nous fûmes enfin arrivés à Tol Mira. Plus précisément, nous étions devant le repère de Forga. J'avais quelques appréhension à rentrer. La battisse semblait étrange. Après tout, c'était l'antre d'une entité maléfique. Forga ... Elle semble vraiment puissante. Nos camarades, lorsqu'ils sont allés voir le prêtre, l'ont rencontrés. Et d'après le visage qu'ils avaient à leur retour, cette personne était extrêmement forte. Peut être même trop forte pour nous. Comment allions-nous faire pour sauver les habitants de ce monde. Forga est capable de détruire une personne en un instant, et nous devons nous battre contre elle ? Elle est certainement plus forte que cette Juge qui a failli me tuer. Elle est donc plus forte que nous puisque je ne pense pas que l'un d'entre nous aurait pu rivaliser contre cette Juge. Comment donc allons nous faire pour la vaincre ? Peut être que l'alliance de nos pouvoirs respectifs suffiront à la vaincre ? Ou peut être que le prêtre capable de la battre avait donner une solution à nos camarades. Je l'espérais vraiment. Car nous n'avions plus le temps de penser. En effet, ils avaient déjà commencé à rentrer à l'intérieur. Je me suis donc dépêcher, mon appréhension se faisant plus forte.

Dès nos premiers pas à l'intérieur de l'antre, nous pûmes voir trois grande porte. Devant celle de droite, un jeune homme était en train de se "battre" inutilement contre cette porte. Après quelques temps, nous sûmes son identité. Il s'appelait Hope. Il a rejoint notre groupe. J'espère qu'il n'est pas aussi imprudent que Darphenix ou Schiffer puisque je pense qu'il se rapproche de leur âge, mais j'espère encore plus qu'il n'est pas désagréable comme le Professeur. Je repense à lui. Pourquoi Hope, ainsi Assyndra n'étaient pas présent au tout début, comme nous. J'étais certaine qu'Assyndra était de notre côté. Après tout, elle nous avait sauver, et elle nous avait aider. Mais Hope, qui était-il ? Peut être était-il un allié de Forga ? En tout cas, il n'était pas un Andelien. Peut être que lui aussi venait d'un autre monde, comme nous. Il est donc mort aussi. Il doit être un tout petit peu plus vieux que moi. Je ne pense pas qu'il puisse être du côté de Forga. Et puis, je n'ai pas envie de douter de tout le monde, cela ne nous apporterait que des ennuis. Je le regardais donc quelques instants, puis laissa mon regard dériver en ces lieux. Mes compagnons ont réussi ouvrir la porte de droite grâce à la clé qu'ils avaient obtenus. Mais devant nous, un chemin interminable se présentait. Il ne nous restait plus qu'à marcher. Oui, marcher, mais pendant combien de temps ...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Le Savoir Prismatique le Sam 3 Juil - 21:00

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(La musique ne s'affiche pas ? Téléchargez-la ici : http://bluelaguna.net/downloads/mp3s/silent-hill-2-ost-soundtrack/23+Terror+In+The+Depths+Of+The+Fog.mp3)

 Finallement, le groupe eut pénétré la caverne de Tol Mira. Alors qu'ils s'engouffraient toujours plus proffondément dans les ténèbres sidérantes du lieux, mille et une questions leur traversaient l'esprit... Et mille et une inquiétudes avec. Des inquiétudes puissantes, perçantes, destructrices, leur arrachant l'abdomen sans la moindre pitié aucune. Plus ils s'engouffraient, plus ils sentaient le désespoir les enlacer de ses bras cupides, avide de peur et d'abandon, une billuque noire emplissant le coeur de folie. La marche vers la mort; la marche vers Forga.

 Le lieu était étroit, et du fait de sa construction résolument fermée qui en rendrait péniblement malade n'importe quel claustrophobe, la lumière était absente des lieux; pas du moindre un misérable petit faisceau de lumière, pas même une irréelle ondulation à la fluoréscence modérée à la façon du ciel obscur et étrange de ce monde perdu. Non. La noirceur. Les ténèbres les plus totals. La perte de soi et de son âme dans le noir. Plus ils avançaient, plus la vision s'afaiblissait autours d'eux, car quand bien leur vu d'une quelquonque façon s'était habituée, la noirceur n'en devenait que toujours plus totale alors qu'ils s'éloignaient de la sortie, et qu'ils s'engouffraient dans les abysses. Certains en regrettaient déja d'être rentré dans ce lieu. Certains se demandaient, déja, quelle genre de mort pouvait bien attendre les morts qu'ils étaient, si tant est ils devaient tomber dans ce gouffre. Car plus ils avançaient, plus la peur se faisait ressentir : Le vide béant autours d'eux, infinis, noir... Comme la mort; et le chemin qui devenait de plus en plus indéfinissable, indiscernable dans l'obscuritée ambiante : comment dire si le chemin est toujours aussi grand ? Si ils ne s'avancent pas vers le vide, vers leur perte ? Déja, ceux épris à cette vertigineuse idée s'arment de pas plus prudents, moins distraits. Et si des monstres attaqués ? Les risques de tomber serait grand... Très grand. Trop grands. Le groupe commençait à rallentir, dans son ensemble maintenant. Tout le monde avait ressentit l'hésitation ambiante, même si pas forçément participants de celle-ci. Ça devenait insupportable. La paranoïa commençait à les prendres, certains pourraient déja alors être pris d'excés de violences pour un peu, il fallait calmer le jeu. Il fallait se mettre d'accord, il fallait se rassurer, il fallait prendre un rythme unie et prudent... Il fallait de la lumière, autant dans leur coeurs que devant eux. Ils ne savaient plus quoi faire. Continuer ? Revenir en arrière ? Quelqu'un as-t-il de la lumière ? Cela devient insupportable, trop risqué...

 L'obscurantisme du lieu commençait à prendre leur âmes. Ils paniquaient, la folie de l'antre de Forga se refermait sur eux. Quiquonque soit Forga... Oui, ils avaient préssentis juste. Cela allait être long... Très long...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Warp le Sam 3 Juil - 21:39

La situation donc, devenait de plus en plus critique...
Le Noir. Complet. Total. Impossible à déchiffrer.
C'était d'un banal. Alberich avait déjà vu le noir complet et il n'était pas franchement impressionnant. Ce qui était plus inquiétant était... ce qu'il y avait dans le noir.
Forga tirait les ficelles et n'avait pas envie qu'on ose s'approcher d'elle ou de lui. Elle allait s'amuser ave ceux, leur faire peur, les faire basculer dans les plus sombres extrémités de l'humain. D'abord la terreur, puis la discorde, puis l'éclatement. Et au final, plusieurs d'entre eux iraient dans le vide...

Non, cela ne devait pas se produire. Ils n'étaient pas sans ressources. Alberich devait tenter quelque chose d'assez risqué mais qui pourrait être rentable par la suite.



Le Soleil.
La Vérité.


L'image du Soleil s'afficha dans son âme. Il comprenait qu'il y avait derrière cette carte un moyen de secours... il devait se concentrer, ne pas rater comme il a raté Lifestream. Sinon, il y aurait des conséquences beaucoup plus terrible...

Il s'immobilisa et leva la Carte du Soleil.


"Arcane n°XIX : Le Soleil. Solar Gun !"

Un amas de particules lumineuses s'amassa devant le Cartomancer qui plaça sa paume grande ouverte devant la poitrine...

~~~~~~ DESTINY TRIGGER ~~~~~~

Le membre 'Alberich' a effectué l'action suivante : Destiny Trigger

'Destiny Trigger' : 9

~~~~~~ DESTINY TRIGGER ~~~~~~

Il y eut un bruit et l'amas de lumière fut dispersé en plusieurs sphères de lumière qui ricochèrent sur les murs avant de tout simplement disparaître. Juste quelques sphères restèrent autour d'Alberich, juste de quoi éclairer le groupe en entier et consorts. Bref, on y voyait le minimum strict, mais cela restait mieux que le noir total.
Alberich souffla. Il avait appris le Solar Gun... il lui restait juste à le maîtriser. Ce serait long mais cela pourrait aider beaucoup le groupe dans l'avenir.


"Restons prudent, on ne sait jamais, l'effet ne peut être que temporaire..."

----------

[HJ] Solar Gun - Sort lié à l'Arcane du Soleil
Sort low level pour l'instant. Crée plusieurs sphères lumineuses de petite taille qui peuvent éclairer modestement l'obscurité. Ces sphères peuvent être lancés sur l'ennemi pour l'embrouiller momentanément mais elles seront définitivement détruites. [/HJ]


Dernière édition par Alberich le Sam 3 Juil - 21:54, édité 2 fois
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Sazer le Dim 4 Juil - 1:02

Depuis son entrée dans Tol Mira, le doute s'installa pour la première fois chez Sazer. Jamais cette aventure dans ce lieu apporta un tel désarroi chez Goykai. Il sentait mal leur infiltration dans le repaire de Forga. Ces ténèbres, cet enfoncement dans le noir le plus absolu sans trop avoir idée de là où ils vont tomber...
Le colonel pensa avoir eu tort d'entrer dans cette caverne. Il sentait l'embuscade à plein nez. Forga devait sans doute avoir pour familiarité les ténèbres et cette invitation au coeur des ombres n'était là que pour mieux les attaquer. Il doutait que Forga les attendrait sagement dans son repaire à moins qu'il enverrait des monstres comme il pourrait venir en personne... Mais si Forga développait toute cette mise en scène avec les ténèbres pour mieux les attaquer... Serait-ce par peur du groupe lui même ?


- Eh bien. Eh bien... J'ai bien peur que nous sommes tombés dans un piège. Ce pénombre est sans doute là pour que Forga puisse mieux nous surprendre...
A moins d'avoir un certain retard, je vous conseillerai de vous mettre en garde...


Il restait tendu depuis son entrée dans Tol Mira à vrai dire. Aurait-il peur du noir ?
Non.
Mais il avait le sentiment certain d'être à la merci de l'ennemi et c'était un sentiment qu'il haïssait bien entendu. Il sentait que l'attaque allait bientôt venir... Sans doute par l'arrière pour mieux surprendre. C'était lâche mais la tactique y était en plus de mettre à cran le groupe...
Le colonel matérialisa son fleuret dans le meilleurs des cas... Mais heureusement que le sort d'Albérich leur permettrait de prévisualiser les alentours...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Schiffer le Dim 4 Juil - 2:22

Il faisait noir, tout le monde était tendu. Le chant entamé par Darphenix et Assyndra ressemblait à un chant de morts. Ce n'était vraiment pas l'ambiance qu'on souhaiterait avoir. J'ai tous mes sens aux aguets, mais mon ouïe semble insuffisante pour une entité maléfique. Je n'ai plus vraiment le choix, j'utilise ma capacité... Je vois dans le noir, ça devrait aller.

Sans prévenir, Alberich utilisa un sort qui permettait de voir. Mes yeux me firent extrêmement mal, ils étaient habitués à voir aussi facilement qu'en plein jour, dans le noir, depuis plusieurs minutes et tout d'un coup il faisait plutôt clair. Le temps de me mettre les mains devant mes yeux endoloris, on aurait pu apercevoir mes yeux qui étaient presque illuminés et reflétaient la lumière, mais quelque chose clochait. Plusieurs choses, en fait. La lumière était vraiment reflétée, on aurait presque pu penser à deux petits soleils, mais verts. Oui, verts, même si j'ai toujours les yeux d'un bleu on-ne-peut-plus-clair. Finalement, les pupilles étaient verticales. Je n'avais pas trop envie d'en parler...

Je m'arque légèrement, mes yeux sont plus ou moins cachés. Quelqu'un me regardant le visage aurait tôt fait de remarquer le changement assez étonnant, mais les risques étaient assez minimes si je n'attirais pas l'attention.

Je continue à marcher, sans trop faire de bruit, voyant que le sentier était loin de se terminer...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Luna le Dim 4 Juil - 7:57

~ Le début d'une marche longue et angoissante ... ~


C'est ce que je me suis mise à pensée. En effet, depuis que nous avions commencé notre marche, j'avais l'impression de tourner en rond. Enfin, plutôt de marcher pour rien. Plus l'on marchait, plus on s'éloignait de l'entrée, plus l'obscurité l'emportait sur la lumière, et plus l'on s'approchait de Forga, une entité qui pourrait nous détruire pendant notre marche. Je n'aimais pas cet endroit. Je n'avais jamais aimer être dans un lieu noirci par l'obscurité. Je le savais. Et cet endroit n'était absolument pas éclairé. C'était le noir complet. C'est comme si nous étions mort une fois de plus. Je n'aime pas cette sensation. De plus, malgré la chanson d'Assyndra et de Darphenix, l'ambiance du groupe reste sombre, personne ne parle. Sommes nous en train de nous diriger à nouveau vers la mort ? Notre attitude pourrait le faire penser.

On continue de marcher. Maintenant, j'étais certaine que nous ne verrions plus la lumière. Mais mes yeux, commençait difficilement à s'habituer à la pénombre de cette grotte. Mais je me sentais quand même oppressée. Dans de tel condition, il serait facile pour Forga de nous anéantir. Nous étions à sa merci. Je n'aimais pas être dans ce genre de situation. Si jamais elle nous attaquait, comment pourrions nous nous défendre sans prendre le risque de blesser l'un de nos compagnons par mégarde ? Je n'en savais rien. Mais j'avais peur. Plus l'on avançait, plus cette peur de l'inconnu et d'une seconde mort grandissait. Je n'avais jamais penser à la mort avant qu'elle ne vienne me chercher, j'en étais certaine. Mais depuis que je sais que je suis morte, je ne peux m'empêcher d'y penser. Après tout, lorsque la Juge m'a attaquer, la douleur était bien réelle. Ce n'était donc pas un rêve. Tout cela était réelle. Mais pouvons nous mourir deux fois ? Je n'en ai aucune idée. Mais je préfère ne pas essayer ...

On marche, encore et toujours. L'obscurité commence à devenir pesante. J'ai peur. Je marche un peu plus lentement. Je fais attention à chacun de mes pas. Il faut être prudent. Alors que je continue de marcher, j'entends la voix d'Alberich, et quelques secondes plus tard, plusieurs boules de lumières se sont crées, et quelques unes se sont détruite. Les autres étaient en lévitation autour d'Alberich, et donc autour de nous. De la lumière. Enfin de la lumière. Mes yeux s'habituent péniblement à cette nouvelle source d'espoir. Bien que faible, la lumière suffisait à nous éclairer. Mais d'après Alberich, elle n'allait pas durer éternellement. Il fallait donc se dépêcher, ou nous finirions le chemin dans cette obscurité cauchemardesque. D'ailleurs, pour une fois, même le Colonel ne se sent pas bien. Il nous conseille même de nous mettre sur nos gardes au cas où Forga nous attaque. Il est vrai qu'elle pourrait profiter de notre situation pour nous éliminer. Je regarde les lumières. Je suis rassurée. Nous ne sommes plus prisonniers de l'obscurité. Grâce à la lumière, on peux continuer à marcher. Je me sens un peu plus en sécurité, mais je reste quand même concentrée. On ne sait jamais. Je fais toujours attention à chacun de mes pas, et j'essaie d'écouter les bruits aux alentours. Mais il n'y a rien. On n'entend rien. Juste les bruits de nos pas. Mais je continue d'écouter, on ne sait jamais. Même si le chemin risque d'être long, je vais faire attention ...

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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Darphenix le Dim 4 Juil - 10:25

 L'ambiance devenait pesante. Très pesante. Voire trop, même pour Darph et son insouciance naturelle. Certain devaient s'en douter, mais derrière sa chanson, il n'allait pas très bien lui non plus. Peut-être était-ce stupide de chanter. Peut-être sa voix couvrait-elle les pas feutrés d'un éventuel assassin qui s'avançait sournoisement dans leur dos... Qu'importe. Le silence le rendrait fou, il le savait.

-

 Et puis de toute, même si dans le silence pesant sa voix prenait une ampleur assez exceptionnelle, il n'en restait pas moins qu'entre chacun de ses mots, le silence retombait, pour un bref instant. Un bref instant ou l'on entendait tout le reste, à savoir rien. Si le silence donnait l'illusion que sa voix était puissante, en revanche, elle s'évanouissait quasi-instantanément. Il s'ébouriffa les cheveux d'un geste qui se voulait désinvolte.

- Neuf kilomètre à pied, ça uuuuuuuse ça uuuuuuseuh, huit kilomètre à pied, ça use les souliers!

 Alberich leur avait donné de la lumière. Bien que faible elle suffisait largement au Givré. Mais suffirait-elle aux autre? Il continuait de chanter, encore et encore. En même temps personne n'avait la bonne idée de lancer une conversation, comme d'habitude ici. Vivement qu'ils arrivent....
Ho mais il y songea, soudain.
 En chantant ainsi il annonçait leur présence à des lieux devant. Bah, c'est pas comme si ils comptaient sur un quelconque effet de surprise. Peut-être Forga leur préparait-il une mise en scène époustouflante qui aurait le mérite de changer radicalement l'ambiance pour quelque chose de... de plus ingérable peut-être, mais de concret, au moins...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Assyndra le Dim 4 Juil - 11:52

Ils marchaient toujours dans un noir et obscur chemin, les petits feu follet de l'homme en cape rouge apaisèrent la jeune femme, de belles étincelles phosphorescentes qui éclairaient les alentours d'une faible lueur doré/vert comme les particules de photons sous la lumière d'une lampe. Ces petites billes de lumière semblaient danser dans cette espace de néant ce qui calmait partiellement sa peur du vide, elle les regardait médusé par les faibles rayons qu'ils émettaient pouvant éclairer leur chemin, ça l'intriguait. Elle aurait voulu s'arrêter quand Schiffer se cacha les yeux, elle n'alla pas vers lui pour lui demander ce qu'il n'allait pas, elle préférait rester là où elle était pour continuer à l'observer. Il y avait un silence tellement pesant, tellement lourd, il y avait bien un moyen de rompre cette gêne; une conversation.... une simple conversation pour remotiver le groupe, mais quelqu'un avait un sujet à aborder... non, bien sur que non, personne n'avait de sujet de conversation... rien, à part le silence qui continuait inexorablement sa conversation froide et muette.

Le sentier suspendu la mettait mal à l'aise, sa peur remontait, plus vite, plus grande, plus agressive. Sa main se cramponna à la poignée de son arme, la serrant fortement, au pire si un ennemi attaquait, elle serait déjà prête à attaquer. Allaient-ils tous tomber dans une paranoïa assez violente? Assyndra ne l'espérait pas... Les paroles de Darphenix continuait à voletait dans l'air, repéré ou pas, Forga devait déjà savoir qu'il y avait quelqu'un dans son antre vu que Hope avait tambouriné la porte assez violemment. La marche allait être semé d'embûche, elle le pressentait... qu'es ce que Forga leur réservait?
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Message  Gordon Blake le Dim 4 Juil - 11:59

Journal de bord de Buzz l'Eclair :

Nous continuions toujours à marcher. L'obscurité semblait augmenter à chacun de nos pas à mesure que nous nous enfoncions dans les profondeurs de la grotte. La lumière faiblissait de plus en plus, jusqu'à, cela se ressentait, atteindre le moral de chacun des membres du groupe. Je constatais que Darphenix chantait avec un air de plus en plus angoissé, tandis que même Sazer semblait avoir perdu espoir. Personnellement, bien qu'il n'était guère rassurant d'avancer dans l'obscurité, rebrousser chemin était complètement stupide. Nous devions avancer. Nous devions en finir avec Forga. Cette pensée me redonnait de l'espoir et je continuais d'avancer avec un peu plus d'ardeur. Il ne fallait pas laisser les ténèbres nous dominer.

Forga avait eu une excellente idée de se terrer dans un endroit pareil, privé de lumière, étroit, immense et labyrinthique. Tout était mis en oeuvre pour désespérer n'importe qui. Il ne manquait plus que des attaques de créatures pour nous déstabiliser et nous décourager encore plus. A ce rythme, tout le groupe serait devenu fou avant que nous n'éliminions Forga. C'est alors qu'Alberich usa de sa magie et de ses cartes pour faire apparaître des sphères lumineuses. Intéressant. Ces sphères invoquées diffusaient un peu de lumière, suffisamment pour éclairer le chemin et redonner espoir au groupe. Je pense qu'en cet instant, bien que nous ne le disions point, nous étions soulagés de voir les ténèbres être repoussés par les sphères qui virevoltaient autour d'Alberich.

Nous continuions donc d'avancer, un peu plus rassurés par la lumière, mais tout de même inquiets d'affronter Forga et du silence qui pesait, silence périodiquement brisé par les chansons de Darphenix, mais néanmoins présent.
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Message  Le Savoir Prismatique le Dim 4 Juil - 19:18

 Pour ce qui avait été une éternitée de misère, ils avaient progréssé, toujours plus proffondément, dans le berceau du néant. Souffrant, dévasté, ouverts de toute part telle d'innombrables plaies castrés dévorant la chair dans un pouls suffocant d'un grave crachat mirobolant de la billuque humaine; une distorsion maniaque de l'âme humaine dans un cercle d'angoisse agonisant qui déforme l'ego dans un complexe alambiqué des temps corrosifs. La folie. Mais, alors qu'ils plongeaient toujours plus proffondément, bras grands ouverts, dans cette corruption intérieure, dans cette peur incohérente, dans cette obscuritée envoûtante, alors qu'ils perdaient de vu tout ce qui faisait le monde alentourant et qu'ils s'éffaçaient dans la noirceur la plus totale, marchant vers une mort résignée, vers les abysses de leur insouciance, perdu, vaincu avant même d'avoir tenté, au plus proffond de leur inconscient écrasé... L'exaltation de la folie ambiante fût, soudainement, éradiquée d'une simple lumière. Ce fût, bref. Alors que l'aliénation les gagnaient, d'un pauvre spectacle ridicule alors que le seul moyens de subsister aurait été de communiquer, ils en sont resté tétanisé au plus proffond d'eux-même, s'enfonçant, c'était d'un petit, c'était d'un misérable... Fort heureusement, dans la terreur ambiante, l'habituellement froid et distant Alberich mena la flamme jusqu'au plus proffonds de leur coeurs; alors qu'il élevait la voix, distrayant les attentions, il fît flamboyé une lumière qui agîs telle une lueur rassurante qui, au milieux du vide total qui les entouraient, agissait comme une bouée intérieure, un anneau d'apaisance, qui virevoltait paisiblement, silencieusement, doucement, autours du sorcier brûlé. Et alors, oui alors, alors que l'ambiance pesante autours d'eux se symbolisaient sous la forme d'une musique sinistre, obscure, un crescendo désaxé et maniaque, dissonnant d'une prodigieuse montée dépressive distordue, la soudaine lumière qui, bien que peu mais suffisament, s'élevait telle une capsule de lumière qui réchauffait leur âme meurtrie et protégeait leur corps décandents d'une sphère de lumière bienfétrice, un bouclier mental juste assez grand pour englober le groupe; fût l'élément de paix intérieur déclancheur qui poussa le crescendo malade à un stop immédiat. Ils se remettaient. C'était comme avoir été dans un véhicule traversant le temps et l'espace à une vitesse iréelle qui dévaste les sens, et qu'après demie-heure écrasante, tout cela s'arrêtait d'un coup, comme cela; soudainement, un arrêt parfait et immédiat qui soulage. On exhalte, on souffle, on respire; on se sens revivre et heureux d'être en vie, même si l'on a pas forçément risqué ça vie, l'esprit fût envoyé dans ses limites et épuisé, il s'éffondre et souffle, fatigué, respire la vie à nouveau. C'est, fort comparable : Tous libérés, une courte halte d'exhaltation fût néscéssaire pour que certains se remettent de leur émotions, même si il était difficile de mettre la main sur le pourquoi exactement, même si cela paraissait iréel... Mais étrangement, même les moins touchés comprennaient, et laissaient faire.

 Après une courte pause pour retrouver leur esprits, ils se sentaient reposé, calme, plus sûr d'eux. Ayant recouvert leur être, ils reprirent leur route dans les abysses. Et là, d'un coup sonnant et résonnant en eux, tapant au rythme de leur pulsations cardiaque, la musique reprie.


 Guidé par de faiblardes lueures colorées virevolants autours du mage, qui avait de fait pris la tête et était suivis de prêt par tout le monde comme dernier recours à leur existence fébrile, ils progressaient, encore et toujours, dans la caverne de la mort, du vide sidéral qui les entouraient et que, comble, la lumière avait paradoxallement remise bien en vue et, alors qu'ils pouvaient jusqu'ici faires le parallèle de l'obscuritée ambiante et celle du vide, ils étaient maintenant confronté au marquage visuel et matériel d'un vide éternel, béant, qui les entouraient des deux côtés du pont. Chaque pas invitait la mort, se dirent-ils tous. C'était une pensée, jusque là présente mais éffaçée dans l'ensemble du chaos intérieur qui les avaient asséné; mais dès lors, c'était une obsession, alors que, magnifiquement mis en valeure par la sphère de lumière qui faisait de son mieux, le vide, le néant, béant, difforme pas son absence de forme; se présentait tout autours d'eux, si proche, si lointain, à la fois; un sentiment de vertige assourdissant. Renforçé, mais aussi diminués d'une autre part, ils poursuivaient, sidérés par la vision du vide qu'ils ne pouvaient se permettre de quitter des yeux, tant la lumière n'arrivait pas bien loins au-devant d'eux, tant ils ne voyaient toujours pas mieux ce qui les attendaient devant eux, tandît que le vide qui les attendait au moins faux pas, lui, était bien visible, dominant dans la simplicitée des lieux...

 Et puis, alors qu'ils suivaient le chemin unique le regard braqué sur ce vide autours d'eux, ils vîrent soudainement la route devant eux faire volte-face; embrassant le néant alentourant, se recroquevillant sur elle-même... En un mot comme en mille; la route s'arrêtait là. Se trouvait devant eux, une seule chose, une seule : Le vide, le néant. Un cul de sac. Misérable. Miséreux. Pathétique. Risible... Il n'y avait plus rien. Le trou béant autours d'eux, à des kilomètres à la longue; voilà ce qu'il y avait, alors que le vide en soit n'existe pas lui-même; cruel paradoxe, vertige maladif. Ils restèrent médusé un moment, comme si il était difficile d'accepter une réalitée aussi burlesque et ridicule. Après toute cette folie, cette souffrance au fond d'eux, mêlé à des voeux de détermination te d'espoir... Les voilà devant une simple, bête, impasse; une impasse servant de train d'arrêt définitif à toute ces pensées grandiloquantes au fond d'eux, aussi simplement que ça. Grotesque, oui, tout à fait grotesque; il y a de quoi en éclater de rire, certains de diront-ils, ou carrément le fairont-ils.

 Ça s'arrêtait là. C'était... Tout ce qu'il fallait en retenir...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Schiffer le Dim 4 Juil - 19:35

Tout le monde continuait à marcher. J'ai été vachement chanceux, personne n'a remarqué de changement dans mes yeux... Assyndra m'avait vu me les cacher quand la lumière était trop forte, mais n'a pas plus fait attention à moi. La chance était avec moi. Tout le monde était serein, grâce à la lumière. Enfin, un peu plus qu'avant au moins... On continue donc à marcher.... à marcher... et à marcher. Je ne suis même plus concentré sur la marche lorsqu'Alberich, qui est devant nous tous, s'arrête au beau milieu de sa marche. Je ne comprends pas trop et je vais voir près de lui, comme tout le monde.

Il y a un vide. Le chemin se terminant là. Sans raison apparente. Je laisse échapper un rire nerveux et quelques paroles

''Hé bien... Je crois qu'on s'est trompés de porte. Ahah, elle est bonne, cette blague de notre cher Forga. Là, on est vraiment dans un merdier, on fait quoi ? J'ai vachement pas envie de refaire tout le chemin à l'envers, personne n'a de technique magique de la mort pour s'envoler ?''

C'était drôle à s'en tordre de rire... En fait non, c'était probablement la blague la plus minable qui m'ait arrivée. Moi qui hait cette atmosphère, on dirait qu'elle n'a pas fini de tous nous entourer pour un bon moment...
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Warp le Dim 4 Juil - 20:16

Hein.
Quoi.
Que.

Alberich et l'homme qui était dans son esprit pensèrent ces trois mots à la suite. Comme ça. Alors ça. Alors CA. Il ne s'y attendait pas le moins du monde. Des ennemis, ok. Des pièges mortels, ok. Des malédictions, ok... ce genre de truc était, a priori basique, dans des donjons, par conséquent les bases des ennemis de sa nation. Il avait participé à de nombreuses simulations semi-réelles (dans le sens où les ennemis, incarnés par des soldats, avaient de vrais flingues) dans des donjons de l'adversaire. Il y avait des trappes, des monstres, des saloperies, mais pas ça !

Le chemin s'arrêtait là.
C'était tout bête.

Alberich se mit à paniquer. Il fallait faire quoi maintenant ? C'était pas prévu ! Il n'avait jamais été entraîné pour ça, bon sang ! Une foutue impasse ! Il enleva son masque et le remplaça par celui au regard triste. Oh bordel... Schiffer parla le premier, et statua l'évident : ils s'étaient gourrés de porte.
Ok.

Il demanda à l'assistance si personne ne savait voler. Futilité. Il y avait de grandes chances qu'il n'y eut tout simplement rien, le néant absolu. Le chemin ne s'interrompait pas, il était définitivement fini. Forga, en effet, jouait avec leurs nerfs.


"... non, désolé. Par contre...'"

Il fit un geste du doigt et l'une des sphères de lumière se mit à virevolter. On pouvait voir qu'elle faiblissait à vue d'œil.
Alberich déplaça la boule et la jeta vers l'avant, au delà du chemin, vers le néant. Tous purent voir le vide... mais rien d'autre. Et la lumière disparut dans les ténèbres.
Le groupe fut encore moins éclairé qu'avant.


"Nous n'avons plus qu'une solution... faire demi-tour... et éventuellement questionner le prêtre."

Il pensait que c'était la meilleure solution possible.
Il était déprimé.
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Gordon Blake le Dim 4 Juil - 21:30

Alors que nous continuions d'avancer, encore et toujours, à travers l'obscurité un peu moins sombre grâce à Alberich, de la grotte, notre ardeur semblait s'être dissipée, la surprise et la chaleur apportés par les sphères lumineuses ayant laissé sa place à l'éternelle angoisse qui nous oppressait depuis que nous avions ouvert cette porte. D'ailleurs, il y en avait trois. De ce que j'en avais aperçu vaguement à travers la pénombre, les ponts ne se rejoignaient pas.

Cela signifiait qu'il y avait le risque de s'être trompé de porte. Ironiquement, comme si d'une quelconque manière Forga était capable de voir ce que nous pensions et de modifier en conséquence Tol Mira, le pont de pierre s'arrêtant brusquement. Un cul-de-sac. Une impasse. Rien devant nous mis à part le vide, ce qui était à peu près la même chose. Rien sur nos côtés, mis à part ce vide infini, encore et toujours. Nous étions entouré par le vide. Il n'y avait qu'une option : rebrousser chemin et tenter une autre porte, en espérant que ce soit la bonne.

Forga se jouait de nous. Il était possible que cette impasse ne soit qu'une illusion ou qu'elle ait manipulé le prêtre pour qu'il se trompe sur la porte à emprunter. Néanmoins, une chose était certaine : aussi flamboyante que la flamme de notre espoir ait pu être quelques instants auparavant, tout ce qui restait de cette flamme n'était que des cendres froides, entourées d'un silence de mort.

Nous étions ... Désespérés. Au plus profond des méandres du désespoir. Ce que nous venions de voir, ou plutôt, de ne pas voir, cette absence de continuité dans notre chemin, ce silence pesant, ces ponts de pierre recouverts de poussière sale, ce vide infini nous entourant, cette ambiance pesante ... C'était insupportable. Désespérant. Horrible. Frustrant. Inconcevable. Incroyable. Risible. Stupide. Fou.

Il nous fallait cependant rebrousser chemin. Si forte avait été l'angoisse à chacun de nos pas dans l'obscurité, entourés par le vide, je devinais que la lassitude, la fatigue et le désespoir allaient prendre pas sur l'angoisse et désormais grandir à chacun des pas que nous ferons, que ce soit en tentant une autre porte ou en rebroussant chemin. C'était ...

Exaspérant.
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Schiffer le Dim 4 Juil - 21:35

"... non, désolé. Par contre...'"

"Nous n'avons plus qu'une solution... faire demi-tour... et éventuellement questionner le prêtre."


En parlant, il jeta une de ses sphères vers la profondeur de la grotte. Tout le monde parut découragé, mais Schiffer était déjà au courant, il pouvait voir dans le noir après tout. Mais ces dernières paroles, elles choquèrent le jeune homme. Énormément. Retourner voir le prêtre... Qui était à ce sataner village. Cette solution... n'en était pas une. Le jeune homme prit la parole, d'un air assez blasé :

''En fait, je crois que c'est pas une bonne idée. Retourner à ce FOUTU VILLAGE, voir ce FOUTU PRÊTRE qui est peut-être même mort, faire un FOUTU LONG chemin à pied, tout ça à cause de CETTE FOUTUE IMPASSE !

Le jeune homme prit quelques secondes pour se calmer. Il fallait trouver la façon de continuer, elle devait exister... Ah ! Peut-être qu'il y a une sorte de chemin invisible qui continue. Il marcha donc jusqu'à très près du vide et tâta devant lui avec son pied. Bien sûr, il n'y avait rien...

''Hé bin merde, je crois qu'on ne peut rien faire. Je me retourner, ceux qui ont envie de continuer à chercher, qu'ils restent, moi je vais voir ailleurs.''

Et il repartit, seul pour l'instant, vers l'entrée de la grotte.



Note : Oui, je fais mon retour à l'écriture à la 3ème personne, il paraitrait que c'est plus dans mon style
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Sazer le Lun 5 Juil - 0:53

L'ironie de la situation et le stresse qui lui avait parcouru durant ce trajet se terminait devant un cul-de-sac impétueux et plaisantin. Devant la dureté et la plaisanterie de la situation, Sazer ne s'empêcha de rire sans se retenir. Non. Il n'était pas tombé dans la folie par sa plus grande peur. Mais la stupidité que lui et le groupe se retrouvait contraint de faire demi-tour par ce cul de sac, le faisait rire.
A moins que tout ceci était cependant un piège de la part de Forga ou s'il avait un humour particulier. En essayant de rester sérieux devant l'instant présent néanmoins. Il devait réfléchir à ce que cela pouvait signifier.
Un piège commandité par Forga pour une embuscade ?
Un simple cul-de-sac et il y aurait donc une autre entrée quelque part dans la grotte.
Le prête les aurait trompé sur Tol Mira ?

La dernière idée lui faisait sourire à Goykai. Ce serait intéressant pensait-il si le prêtre était un complice de Forga dont le but illustre était de les conduire dans un traquenard...
L'idée d'un des compagnons que de retourner voir le prêtre pouvait être une bonne chose... Celle de Schiffer, il l'ignorait totalement, il n'avait pas la tête à ça. Mais retourner sur ses pas représentait un certain calvaire pour le colonel. Un calvaire symbolisé par une perte de temps et la futilité de cette action n'existe pas chez le personnage. Le mieux serait plutôt d'inspecter les lieux et de trouver l'autre entrée... Il y a peut être un passage secret dans ce même couloir... Même si l'idée de rester dans ce lieu de pénombre le terrifiait presque.


- Retourner voir ce prêtre serait une idée... ma foi sympathique... Mais nous perdrons du temps à retourner sur nos pas.
Je pense plutôt qui doit avoir une autre entrée menant à Forga à moins que celui-ci a un humour particulier... hé hé hé...


Sazer nota que la boule de lumière d'Albérich commençait à faiblir. Malheureusement, il ne pouvait pas lui même en matérialiser malgré ses compétence de mage impérial.
Le colonel scruta les murs, les alentours... il chercha le détail qui les sortirait de cet endroit... mais en vain... au premier coup d'oeil ?


- Je pense qu'on a pas d'autres solutions que de rebrousser chemin et d'emprunter un autre couloir... Mais je me demande si c'est pas ce que Forga souhaite. Si Forga nous observe de là où il est. Je pense qu'il joue avec nous... hé hé hé...
On devrait peut être fouiller les environs... Enfin, j'ignore le temps qu'il reste à Albérich de créer des sphères de lumières...


Sazer continua son inspection et remarqua alors mais difficilement un objet dont la forme contrastait avec le reste...
Un levier, une relique ?...
Il ne pouvait le deviner au premier coup d'oeil. Il s'en rapprocha. Il remit en place son monocle qui glissa un peu et s'approcha de l'objet en question. Il était enfoncé dans le sol plutôt poussiéreux et sale. Il était intrigué évidemment.

Il mit un gant à sa main droite et toucha l'objet. Il ne s'appuyait pas. Il n'avait pas l'air d'un levier. Une certaine déception traversa Sazer qui espérait l'idée d'ouvrir une entrée dans le coin. Il essaya dans ce cas de l'enlever... Cette forme particulière pourrait être une relique.
Goykai mit son deuxième gant et souleva l'objet...

Un objet dont la forme se rapprochait de celle d'un oeuf. Elle était un peu grosse qu'une tête humaine. Le colonel l'inspectait, la touchait encore une fois... Sa dureté l'évoquait une matière en acier.
Il vit en dessous de l'oeuf un petit morceau de papier... Un message y était inscrit. Goykai interpela l'équipe avant de lire le message à haute voix.


"A l'attention de Sir Farus : Ceci est le trésor Black Sleep que vous recherchez. Maintenant, partez d'ici et ne revenez pas !"

Un trésor ? Black Sleep ?
Farus serait une sorte de voyageur ou chercheur de trésor vu la tournure du message ? Il en avait rien d'un héros pensait l'ex militaire par rapport aux éloges que faisaient les villageois... Black Sleep... Serait-ce à Forga ?
Ce trésor ? Il avait l'air futile mais...
Quelle absurdité comme de l'abandonner maintenant. L'action la plus réfléchie serait de le garder pour l'instant. Il pourrait se révéler utile.

Il regarda un instant Darphenix qui le regarda lui aussi pour sa découverte. Sans crier gare, il jeta la relique en direction du jeune homme... Ce qui serait une « passe amicale » pour que Darphenix l'inspecte lui même et le passe ensuite aux autres. Dans le pire des cas, s'il loupait la réception. Vu la matière en acier de l'objet, l'oeuf ne sera sans doute pas cassé.
Sazer soupira et déclara aux autres ses premières idées...


- Farus serait donc un voleur qui a du déclencher la colère du propriétaire de cet objet... hé hé hé...
Je mettrai ma main à couper que c'est en lien avec Forga. Je conseillerai de garder cet objet pour l'instant.


Il ne doutait pas un instant que Farus avait du faire une mauvaise action qui aurait eu des conséquences sur cette région...
Mais que diable cela pouvait-il être ?
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Luna le Lun 5 Juil - 7:50

~ Marcher ~


Voilà ce qu'on faisait depuis une éternité. Depuis que nous sommes partis de ce village, on a marcher, marcher, encore et toujours marcher. Mais dans quel but ? Sauver des villageois d'une entité maléfique qui veux tous les tuer ? Je crois bien. Pourquoi les aidons-nous ? Car ils nous ont aider, ou car on a pitié ? Non, on le fait car c'est notre mission. Qui voudrait affronter une personne capable de vous détruire aussi bien mentalement que physiquement par simple héroïsme ? Des idiots. Mais nous, on le fait pour devenir réel. Deviendront-nous vraiment réels si nous sauvons ce monde, et les autres mondes ? Je n'en ai aucune idée. Pourquoi donc me suis-je mis à marcher pour le faire alors ? Espérer. L'espoir, surement la seule chose qui me permettent de vouloir continuer notre chemin. Et cet espoir qui allait disparaître avait été ravivé par les sphères de lumières crées par Alberich, c'était tout ce qui nous restait. Tout ce qui nous empêchait d'être absorbé par les ténèbres de cet antre. Mais combien de temps allait-elle nous "protéger" ?

On avait continuer notre chemin. Je commençais à fatiguer. Après tout, c'était normal vu la blessure que j'avais. Je passais une main dessus. Ce remède avait drôlement bien marcher, même si elle était toujours présente. Si jamais on rencontre Forga, pourrait elle me faire une blessure pire que celle là ? J'en suis certaine. Mais je continue tout de même mon chemin. Et puis, même si l'espoir n'est plus, je peux toujours compter sur "eux". Enfin, je pense. Après tout, ils m'ont sauvé, et je commence à les apprécier, même s'ils sont tous différents. D'ailleurs, même si la chanson de Darphenix à pour but de nous apaiser, dans cette atmosphère, elle fait grandir la peur que j'ai au fond de moi. Mais il ne faut pas que j'ai peur. Tout va bien se passer. Du moins, je l'espère. Après tout, si elle voulait nous détruire, Forga en aurait eut la possibilité depuis longtemps. Alors pourquoi nous laisse t-elle en vie ? Je n'en ai aucune idée ...

Alors que je continuais de marcher, pensive, heurte la personne qui est devant moi et tombe doucement sur le sol. Je ne sais pas qui c'est, mais c'est de ma faute, j'étais distraite. Pourquoi se sont-ils arrêtés de marcher ? Je me relève rapidement, et m'approche des personnes qui sont tous devant. Il n'y a rien. Vraiment rien. Plus de chemin. Plus de pont de pierre. Rien. Tout ce qu'il y a, c'est ce vide. Le néant. Les ténèbres. L'objet de mes peurs depuis notre entrée dans la grotte est juste devant moi. Je me recule rapidement. Je ne veux pas rester devant ce gouffre infini. D'ailleurs, il a "pris" l'une de nos lumières qu'Alberich à envoyer. Nous étions moins éclairer. Tous réfléchissaient. Certains voulait faire demi-tour, d'autre voulait retourner voir le prêtre. Comment pouvions nous nous être tromper de chemin. Le prêtre qu'ils avaient rencontrer ne leur avait-il pas dit de prendre la porte de droite ? Pourquoi donc nous sommes nous donc trompés ? Schiffer, résolu a trouver un autre chemin, commence à partir. Je ne pense pas avoir le courage de refaire tout ce chemin en sens inverse ...

Marcher. Sommes-nous obligés de marcher en sens inverse ? Refaire tout ce chemin ? Lorsqu'ils s'étaient arrêtés, j'étais joyeuse. Je me suis dit que nous étions enfin arrivés. Mais non, ma joie a disparue très rapidement lorsque je me suis rendue compte de la réalité. Mais aurais-je la force de remarcher dans ces ténèbres infini ? Ce serait sûrement mieux que de rester en face du gouffre, mais, pourquoi n'y a t-il rien ? Je ne sais pas. J'espère que nous ne nous sommes pas fais abusé par les villageois, surtout par le prêtre. Peut être que dans sa folie, il s'est trompé ? Je ne sais pas. Le Colonel prend la parole. Cela faisait longtemps. Je ne fais pas trop attention à ses paroles, étant donné qu'il doit sûrement être en train d'être sarcastique, ou de faire de l'humour qui ne fait rire que lui. Ou peut être qu'il dit des choses censé. Je ne sais pas. En tout cas, je le "vois" se diriger vers un mur, et après quelque efforts, il en ressort une chose étrange. Une sorte d"oeuf je crois. Il nous lit le message qui était ajouté à notre découverte.

"A l'attention de Sir Farus : Ceci est le trésor Black Sleep
que vous recherchez. Maintenant, partez d'ici et ne revenez pas !"



Sir Farus ... Ce nom me dit quelque chose ... Mais oui, c'est censé être le sauveur du village. Autrement dit, l'un d'entre nous. Et cet "œuf" est en réalité le Black Sleep. Qu'est ce donc ? Pourquoi Farus recherchait-il cet œuf ? Qui l'a mis là ? Forga ? Pourquoi donnerait-elle un objet qui semble précieux à son ennemi ? Tant de questions. Auront-nous des réponses ? J'en doute. Après tout, qui pourrait bien y répondre ? Tout les Andeliens que nous avons croisés ne sont pas en état de comprendre de nouvelles informations. Il ne reste donc personne. Mais pourquoi Farus voulait-il le Black Sleep ? N'était-il pas simplement venu sauver le village ? Et si le Black Sleep était la clé qui nous permettrait de vaincre Forga ? Non, c'est impossible, Forga n'aurait pas donner le pouvoir nécessaire à sa destruction à Sir Farus ? Je ne sais plus quoi penser. Je regarde simplement l'œuf, attendant une réaction d'une tierce personne. Je regarde tout simplement ...

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Message  Darphenix le Lun 5 Juil - 12:14

 Le Givré s'était arrêté de chanter lorsqu'il vit tout le monde s'arrêtait. Après tout quel sens avait une chanson de marche à l'arrêt..? Aucun. C'était bien simple. Il marcha plus avant pour voir ce qui les arrêtaient et recula très vite quand il se rendit compte que ce n'étaient pas eux qui s'arrêtaient, mais la route.
Wow wow wow! C'était pas possible là, ils avaient testés les trois portes, et seule celle de droite c'était ouverte. C'était donc la bonne. Sauf si la clef ne l'était pas. Gros problème. Il ne se sentait pas l'énergie de faire la route en sens inverse... Pas dans ce noir qu'éclairait faiblement les sphère d'Alberich. Schiffer suggéra de voler, Albérich de retourner questionner le prêtre... 2 bonnes idées en temps "normal", mais personne ici ne savait voler et de ce qu'il avait compris, le prêtre agonisait doucement dans une folie qui le consumait à petit feu. Deux idées bonne à jeter, en somme.

- En fait, je crois que c'est pas une bonne idée. Retourner à ce FOUTU VILLAGE, voir ce FOUTU PRÊTRE qui est peut-être même mort, faire un FOUTU LONG chemin à pied, tout ça à cause de CETTE FOUTUE IMPASSE !

 Mais que voilà donc une bonne idée. Il y avait surement moins de route de la caverne au village que de leur position actuelle à l'entrée de la grotte. Pourtant il y allait. Tant pis pour lui. Il cogita à la recherche d'une solution. Il n'en vit point. Peut-être la route continuait-elle, plus bas...
Il se pencha prudemment pour regarder...
 Et se retira bien vite, prit d'un vertige nauséeux. Il écouta Sazer parler.

- Je pense qu'on a pas d'autres solutions que de rebrousser chemin et d'emprunter un autre couloir... Mais je me demande si c'est pas ce que Forga souhaite. Si Forga nous observe de là où il est. Je pense qu'il joue avec nous... hé hé hé...
On devrait peut être fouiller les environs... Enfin, j'ignore le temps qu'il reste à Albérich de créer des sphères de lumières...


 Silence... Il se dirigea vers quelque chose qu'il ramassa et lu un message qui semblait y être attaché. En tout et pour tout, ça donnait :

"A l'attention de Sir Farus : Ceci est le trésor Black Sleep que vous recherchez. Maintenant, partez d'ici et ne revenez pas !"

 Après quoi il suggéra que Farus n'était sans doute qu'un voleur ayant déclenché la colère du propriétaire de la chose qu'il venait de découvrir. Sur quoi il lança l'objet à Darphenix. Prit au dépourvu, celui-ci ne l'attrapa pas au vol et l'oeuf, puisque c'est ce qu'il semblé avoir vu dans la faible lumière, chuta au sol et, emporté dans son élan, roula jusqu'au bord de la route.

- Putain! Gueula le Givré en se jetant à plat ventre pour le récupérer.

 En déployant un miracle d'audace (il se jeta la moitié du corps dans le vide), il parvint à sauver le "trésor". Il se releva, l'oeuf fermement entre ses mains, l'oeil légèrement exorbité, tremblant quelque peu en réalisant ce qu'il venait de faire.

- Mais t'es malade! Préviens quand tu fais ça! Se plaignit-il avant d'examiner à son tour l'objet auquel il ne trouva rien de particulier. Toutefois ses conclusions différant de celles du Colonel, il les exposa : Farus, un voleur? Je ne crois pas. Je crois plutôt que Farus est effectivement un Raygan immortel annoncé par la légende. Peut-être mène-t-il une quête ou il doit récupérer des trésors comme celui-ci. Des trésors gardés par des démons, apparemment. M'est plutôt avis que Forga a peur de lui. Vous l'avez vu prendre des âmes? Qui nous dit que son enveloppe charnelle n'est pas faible et vulnérable? Il refourgue ça à Farus, se dernier a ce qu'il veut et se barre sans lui faire de mal, et lui peut continuer à commettre ses forfaits en toute impunité.

 Ça lui semblait plus plausible, à lui. Pourquoi faire venir Farus jusqu'ici sinon? Autant déposer l'objet juste derrière la porte, ça revenait au même... Il alla remettre l'Oeuf a Alberich, en main propre, lui.
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Gordon Blake le Lun 5 Juil - 14:07

Nous n'avancions plus. Troublés par cette hérésie, cette folie, cette absurdité devant nous, nous nous étions arrêtés. Occupés à réfléchir et à trouver une solution, nous n'avions plus fait attention aux alentours, tant il semblait évident qu'il n'y avait plus rien ici. C'est alors que je vis Sazer chercher en scrutant les murs et les alentours. Qu'espérait-il trouver ?

Soudain, il sortit d'un mur un objet étrange, à l'aspect métallique et de forme ovale, accompagné d'un message :

"A l'attention de Sir Farus : Ceci est le trésor Black Sleep que vous recherchez. Maintenant, partez d'ici et ne revenez pas !"

Sir Farus ... C'était supposé être le "Raigan immortel", le sauveur du village ... Il cherchait un trésor ? Le colonel émit la possibilité que Farus soit en réalité un voleur, un chasseur de trésors, ce qui me semblait être faux, les villageois semblant vraiment croire en lui et ses pouvoirs.
La théorie de Darphenix, aussi étonnant fut-il, me semblait être la plus proche de la vérité. Farus serait tout de même le Raigan immortel et il devait rassembler des trésors dans sa quête. Oui, ça semblait plausible vu la situation.

Une chose ne l'était pas. Si Farus cherchait un trésor à Tol Mira et qu'il comptait également sauver le village, alors il devrait tuer Forga. Forga étant la seule créature (du moins intelligente) vivant à Tol Mira, alors le message se trouvant avec ce "trésor" était écrit par elle.
Pourquoi aurait-elle écrit ce message en laissant le trésor ici ? ...

A moins qu'elle n'ait toujours le véritable trésor avec elle et que ceci ne soit qu'un faux pour berner Farus. Ceci prouvait donc définitivement que ce chemin était le mauvais. Je fis alors part de mes déductions au groupe :


Je ne pense pas que Farus soit un voleur. Je pense que Darphenix a raison, il est tout à fait possible que Farus soit tout de même le "Raigan immortel" et que sa quête l'ait mené jusqu'à Gondo Ata et Tol Mira. Une chose en revanche paraît moins possible : pourquoi Forga, qui de toute évidence a écrit ce message se trouvant avec le trésor, l'aurait-elle écrit à moins de vouloir berner Farus avec un faux trésor ? Je pense que ce trésor est un faux et que Forga détient le véritable trésor.
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Re: Chapitre 5: Existence

Message  Assyndra le Lun 5 Juil - 14:31

Le groupe avançait facilement et assez vite, depuis que les boules lumineuses avaient donné de la lumière et redonné de l'espoir aux membres. Le vide... elle l'avait oublié, elle avait réussit à ne plus y penser, elle marcha donc à la suite des autres se focalisant sur le son de leur pas, créant une petite mélopée dans sa tête qui bien sur était assez morne. Tout le monde s'arrêta d'un coup, elle faillit continuer, mais s'arrêta et regarda par dessus l'épaule de quelqu'un, le militaire pensa-t-elle. Ses yeux s'agrandirent face à ce qu'elle voyait. Un magnifique cul de sac, un trou béant, une fin de route... et puis quoi encore! Il fallait avancer, pas retourner sur ses pas! Le sentier,le pont de pierre ne pouvait pas s'arrêter là tout de même? Les conversations s'étaient succédées à une telle vitesse que plusieurs événement s'y passa; la découverte d'un étrange œuf, d'une lettre, de nouvelles hypothèses et bien sur deux théories très plausible. Schiffer partait dans le sens inverse, fallait-il le rattraper où le laisser aller... L'esprit d'équipe n'y était donc pas?

Assyndra était divisée en deux en ce moment même, retenir Schiffer qui allait seul ou observer et écouter les théories de chacun? Elle se mordilla la lèvres et pesa le pour et le contre. L'œuf pouvait bien être un leurre comme l'avait dit le militaire, mais pourquoi Farus serait venu ici, s'il était venu pour autre chose et que cet œuf n'était rien, juste un nouveau piège qui pourrait réveiller la cupidité et l'avarice en eux? Si cette œuf était un nouveau piège tendu par Forga... c'était possible, il ou elle jouait avec eux, voulant leur faire croire grâce à cette lettre que Farus était un voleur, voulant leur mettre dans la tête que c'était toutes les hypothèses qu'ils énonçaient, mais que en faite, c'était un nouveau piège de cette entité pour les embrouiller un peu plus pour les faire perdre pied comme on le disait bien. Elle énonça sa théorie bien qu'elle n'était pas sûr d'elle.


-Peut être que cet objet et un nouveau stratagème de Forga... peut être qu'il ou elle essaye de nous embrouiller l'esprit pour nous faire penser à toutes ses hypothèses. Peut être que cette entité veut nous faire tomber les uns après les autres... Voulant faire croire que cette entité à laissé ça pour Farus en nous faisant croire que c'était un objet de sa quête, alors que ça peut être faux... que c'est juste un autre tour d'elle... juste un autre piège qui commence doucement à se mettre en place, très doucement qui nous dévorera peut être de l'intérieur grâce à l'avarice et à la cupidité... qui sait ce dont elle est capable... Voilà ma théorie...

Elle se tut et pensa au jeune garçon qui marchait en sens inverse... tout le monde s'en foutait qu'il soit victime d'un piège? La séparation de chaque membres pour les éliminer, ils connaissaient? Elle recula doucement.

-Je ne vais pas... rester ici alors qu'il y a peut être un piège qui attend Schiffer... je vais l'accompagner...

Assyndra se retourna et marcha dans les traces du garçon, voulant le rattraper pour voir s'il allait bien ou que aucun piège ne l'avait atteint, l'obscurité se renforçait de plus en plus qu'elle s'éloignait du groupe, il fallait regarder attentivement, ne pas faire de geste maladroit qui pourrait la faire tomber, elle marcha donc avec prudence dans l'espoir de retrouver Schiffer.
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