Léon Vogüé et la rencontre...

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Léon Vogüé et la rencontre...

Message  Léon Vogüé le Mar 1 Juin - 10:42

[MUSIQUE: Here and There]
(Lien : http://bluelaguna.net/downloads/mp3s/fftmusic/16+-+Algus.mp3)

 Léon Vogüé était avachis dans son imposante bibliothèque. Il feuillerait un livre. Un étrange livre, il allait de soit – sa quasi-entièretée était vierge ! Mais ses premières pages, elles, étaient bien écrites et teintées d'encre. Il semblait que l'histoire qu'il feuillerait en était, ni plus ni moins, qu'au chapitre 3. Il soupira un moment, se demandant ce qu'allait faire les héros du roman fantastique bien qu'incomplet qu'il lisait, lorsqu'arrivé à la fin de l'ouvrage connû. Refermant l'important livre cramoisi, il le reposa sur la table au centre de la pièce, à côté de laquelle il était assis entre le meuble et l'étagère, et se relevant, il sortit de la vieille poche fragile et usée qu'arborait sa veste une montre de gousset, de laquelle il observa intrigué le cadran. A quoi peux bien servirs de savoir l'heure en tel endroit se dirons certains – mais aussi-tôt fait, il posa sa montre de gousset sur la table, et plongea sa main cette fois dans la poche légèrement plus solide de son pantalon. Il en ressortit un vieux calepin dégarni, sale et fatigué, miteux, sur lequel innombrables notes s'accumulaient en encre de noix de galle, parfaitement dessinées et d'une écriture délicate telle qu'on pourrait s'en attendre d'un peintre. Quoi que parfois quelques notes bavaient à cause du délabré du carnet poussiéreux, il semblait prendre une certaine importance à l'acte – alors qu'il prennait d'une main la plume qui se tenait droite sur une table, et d'une autre son précieux carnet laquelle il eût choisis une page vierge bien qu'abîmée comme toute les autres. Gribouillant quelques obscures notes, il referma le livret et le rangea là d'où il venait. C'est au même moment que, alors qu'il s'apprêtait à reposer la plume de son bon droit, un bruit retentît; celui de quelqu'un frappant et ouvrant la porte. Surpris, il fallie de faire tomber la plume et éclabousser de l'encre sur la table, il s'empressa de se relever et de se faire présentable, mais mal lui en pris, il manquait de manière et surtout d'ordonnance dans ses actes, aussi la montre de gousset rattachée d'une chaine plaquée or à sa poche eût tôt fait de tomber gauchement du fait qu'il l'avait posé sur la table. La rattrapant maladroitement, la porte s'ouvrît en même temps, pris en pleins délît dans son manque d'adresse habituel.

 — Vogüé, puis-je entrer ?, prononça la voix rauque et proffonde. Enfin, ça ne faisait plus d'importance maintenant; il était déja entré...
 — Oh, par tout les dieux, c'est toi !... Tu m'as surpris. Entre donc !, ajouta-t-il alors qu'il rangeait maladroitement son horloge miniatude dans sa poche.

 L'individu entra dans l'obscure pièce. Pris de pénombre, on ne voyait qu'à peine sa figure et son ombre dissimulée. La pièce, plongée dans une obscuritée significative, du fait de la nuit noire qui agissait comme seule source de lumière en provenance de l'extérieur à travers les petites fenêtres serties, ne permettait pas de significativement décerné les individus, mais ceux-ci même se connaissaient bien. Pour seul éclairage, une vieille lampe rustique à la luminositée fatiguée et anémiée, trônant sur le cap d'une étagère en bois remplie de vieux livres, au fond de la pièce de là où Vogüé se tenait et avait lû un peu. L'étrangé qui avait fait intrusion avait de ce fait remarqué le peintre ranger maladroitement sa monte – et cela ne le surprennait aucunement, tant il connaissait bien Léon et savait combiens il était peu habile. Les deux hommes se connaissaient bien...

 — Qu'est-ce qui t'ammènes donc ici ?, proposa Vogüé lorsqu'il eût terminé de battailler avec sa montre.
 — Pas grand chose..., répondît l'énigmatique personnage. J'ai entendu dire, que les nouveaux clanpins d'Esbald étaient en cavale ?...

 L'homme qui avait fait son entrée, imposant du peu que l'on décernait via sa silhouette, referma la porte sur ces mots, coupant cours à la vague luminositée naturelle qui parvenait de l'autre bout de la villa plongée dans le jours, plongeant la pièce dans une obscuritée totalle exceptant la petite lampe à but de lecture qui n'éclairait pas grand chose de son côté, si ce n'est Vogüé d'une lueure jaunâtre.

 — Exact, tu es bien informé !, dit Vogüé en se rasseyant. Mais dit moi, après tout ce temps, tu n'es pas venu ici juste pour me parler de ça ?
 — Hahaha, ce serait un problème ? Allons, mon vieux !, qu'il lança d'une voix grave de l'autre bout de la pièce, sur ces mots il s'asseya à son tour sur la chaise la plus proche, en bout de table.

 L'ambiance était au plus calme. Pourquoi ne pas l'animée un peu ? Vogüé, comme par habitude, fît un geste de la main, et soudain une pluie orageuse tomba sur le manoir, au milieux de la nuit dominante. Ceci aurait pû être vu comme un élément dramatique ou dépressif par ceux un peu trop pris dans les romans à sensation, mais ce n'était véritablement qu'un petit jeu de détente pour le vieil homme et son interlocuteur. Histoire d'ajouter de la "densitée" à l'environnement, laisser un peu de bruit filtrer autours d'eux... Comme si ça animait une conversation !

 — Et alors, qu'est-ce qui t'ammène si ce n'est cette histoire ? Et ces recherches dans le monde marin, elles avancent ?
 — Oh, pas tant que ça, tu sait... On a cherché, cherché, en vain ! De plus, les mecs de chez les Juges sont passablement emmerdants. On les a constamment dans nos bottes.
 — Je suis bien désolé de l'entendre ! J'aurais apporté mon aide si je pouvais faires quoi que ce soit... Pourquoi es-tu ici ? Tu as quelques-chose à faire à la Croisée des Chemins ?
 — Oui, nottament. Pourrais-tu m'en ouvrir l'accé ?
 — Natûrellement ! Mais reste donc un peu plus, et discutons, tu sait que j'appréçie toujours un peu de compagnie !
 — Oui, cela va de soit, je ne vais pas te laisser comme ça... Tu es vraiment, enfin, je ne comprend toujours pas comment tu peux rester tout ce temps seul ici. C'est vraiment désert comme endroit.
 — J'aime bien la solitude, je suppose...

 Le personnage mystérieux observa Léon. Il ne pouvait le voir distinctement dans la pénombre du lieu, mais il le savait, ses yeux étaient teintées de tristesse.

 — Je sais que ce n'est pas le cas., répondit-il d'une voix compatissante, tout du moins pour sa voix enrouée.
 — Penses ce que tu souhaites... Il est vrai que j'appréçie un peu de compagnie..., un court silence s'installa, au milieux du vacarme de l'orage pluvieux. L'homme repris :
 — Bon... Et comment ça s'est passé avec les mecs d'Esbald ? Ils sont passé par ici n'est-ce pas ?
 — Oh, oui, bien sûr. Je leur aient ouvert le chemin, je n'avais pas trop le choix.
 — Et comment ils étaient, alors ?
 — ... Ils m'ont surpris. Je suis égallement très inquiet.
 — Surpris ? Inquiet ? De quoi ? Qu'ils deviennent des Juges par intérim ?
 — Non, au contraire. Ils n'ont simplement pas la trempe. Je ne comprend pas pourquoi Il les a choisis pour ce travail. Ils seraient bien plus heureux hors de la vicinitée des Juges... Tu sait que Il, enfin, celui-là, est impardonnable.
 — Oui, je ne sais que trop bien... Mmh. Tu dit qu'ils ne sont pas fait pour ça ? En quoi ?
 — Ce ne sont pas des guerriers affranchis pour la pluspart. Certains ont des traumatismes, d'autres, sont encore des enfants.
 — Auraient-ils été choisis sur le plan de la personnalitée et non de la capacitée ?
 — C'est une possibilitée. Mais mon inquiétude subsiste. Ils sont sympathiques, pas comme les autres. Je m'inquiète pour leur devenir...
 — Mmmh... Vieux, souhaites-tu que je leur file un coup de main ?
 — Oh, mais tu as sûrement bien plus à penser., fît le peintre d'un geste las.
 — Plus à penser ? Tu rigole ? On parle des nouveaux dindons du jour... Au contraire, je pense qu'ils sont des vedettes de première classe. Il vaut mieux qu'ils aient de l'assurance avant que tout leur tombe dessus, surtout si ils sont si différents.
 — Et que fairais-tu ?
 — Je verrais. Moi et mes hommes, on a encore quelques trucs à voir... C'est pourquoi on est en route pour la Croisée. D'ailleurs, à ce propos, ...

 La discussion continua longtemps, sur des sujets divers et variés. L'homme imposant qui avait fait son entrée, n'était ni plus ni moins qu'un des seuls et derniers amis auxquels pouvait prétendre le vieux Vogüé : Bien qu'il ne pouvait pas venir si souvent que ça, il ne se retenait jamais de passer de temps à autres, souvent en coup de vent, et porter un peu de compagnie au vieil homme. Ils se connaissaient bien, et avaient l'habitude de discuter longuement dans une ambiance qu'ils jugeaient agréable et qu'ils reproduisaient autours d'eux dans leur conversation. Éventuellement, fît irruption dans la pièce une nouvelle personne, qui à son tour frappa et ouvra la porte sans pour autant attendre de réponse. Restant sur le pas de la porte contrairement à l'autre figure, l'on pû plus distinctement apercevoir ses traits : Un grand homme, mince mais néanmoins bien bâtti, qui a roulé sa bosse, aux cheuveux noirs. Il était venu interrompre son collègue en pleine discussion.

 — Dit, navré de t'intérrompre dans ta discussion, mais on a à faire., puis, se tournant vers Vogüé : Vieil homme, pourriez-vous ouvrir la porte vers la Croisée des Chemins pour nous ?
 — Oh, ...-cun problème, fît le vieil homme en se relevant, transformant une locution d'hésitation en une phrase maladroite.

 Les étranges personnages prîrent la direction de la porte, après que Vogüé eût éteind la lampe à ses côtés, et la porte de la bibliothèque se referma derrière eux, plongeant à nouveau la pièce dans sa noirceur initiale.
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