Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Luna le Lun 31 Mai - 15:27

Il avait été en quelque sorte chasser de l'auberge. Enfin, ils étaient bien content de partir d'ici. Nous n'étions plus que nous trois, les blessés, avec les habitants de ce monde. Les autres étaient allés à l'église, afin d'en apprendre plus sur "Raigan" et d'autres informations dont nous avait fais part l'homme qui gérait la taverne. L'odeur était plutôt insupportable, mais je n'osais pas le dire, après tout, il nous faisait hospitalité. J'ai réouvert les yeux, je crois que j'ai suffisamment dormi.

Je regarde Darphenix, qui, a voulu partir avec nos camarades. Sa blessure ne doit pas être totalement guéri car il s'est vite rassit, questionnant les habitants de ce monde. Je les avais enfin vu. Physiquement, il n'était pas du tout comme nous. Cela faisant longtemps que je n'avais pas eut de vision clair de l'endroit où j'étais. Je suis restée sur le lit, en attendant la réponse des habitants par rapport à la question de Darphenix.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Gordon Blake le Lun 31 Mai - 19:41

Nous étions sortis de cette auberge-bar et les habitants de cette ville nous prenaient désormais pour des "Raigans sacrés". Il était intéressant de noter que lorsque le barman avait dit cela, et parlé de "Sir Farus", il avait brusquement changé d'attitude. Il n'avait plus l'air si vide, mais semblait soudainement nous considérer avec infiniment plus de respect et s'en vouloir de son attitude vide face à nous. Qui était ce "Sir Farus" pour provoquer un tel changement et un tel intérêt ? Une sorte de prophète qui viendrait les sauver ? En tout cas, le mensonge d'Alberich, qui semblait avoir pris de l'assurance et avoir changé brutalement, n'avait pas si mal tourné. Les blessés tentaient de se reposer et nous devions éclaircir quelques points : Qu'est-ce qui se passe ici ? Qui est ce Forga ? Qui est Farus ?

Une nouvelle question émergea dans mon esprit tandis que j'avançais avec le groupe tout en observant ce paysage désolé et cette ville qui était tout aussi vide et morte que ses habitants. Qu'est-ce que ces trois ombres à formes félines armées de faux que je pouvais voir au loin étaient ? Qu'est-ce qu'elles faisaient là ? Le reste du groupe semblait également les avoir remarqué car nous n'avancions quasiment plus vers l'église. Que nous allions vers les ombres ou vers l'église m'importait, je souhaitais juste comprendre ce qu'il se passait ici, et quelque chose me disait que tout était lié. Peut-être que ces ombres étaient Forga, ou des serviteurs de Forga, quoi que Forga puisse être. Les ombres se trouvaient à côté d'une maison bien précise ...

Le groupe commençait à se concerter pour savoir où nous allions aller. Les ombres étaient intriguantes et aller les voir nous renseignerait peut-être sur la nature de "Forga" ou de "Farus" mais nous devions également aller à l'église.


Qu'importe.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Le Savoir Prismatique le Lun 31 Mai - 21:51


(La musique ne s'affiche pas ? Téléchargez-la ici : http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/7879972240986967/12_-_Gondo_Ata.mp3)

 Le groupe venait de sortir de l'auberge que déja, un nouvel élément intriguant s'était présenté à eux. Qu'était ce groupe de sortes de félins démoniaques monté sur des roses, virevoltant au-devant d'une maison au-delà de l'allée ? Bien curieux, le groupe finis par s'approcher, mais psa trop non plus, lentement et avec appréhension, de ces étrangetées flottantes, dans le but de mieux comprendre. Leur traits devenaient plus clairs, et ils paraissaient encore plus étranges et démoniaques vûs de prêt. Un son bourdonnait dans leur tête. Des paroles, des sons. A bien regarder, les trois démons marmonnaient des choses, qui semblaient s'imprégner jusque dans leur tête, de manière passablement désagréable. Des bribes de phrases se faisaient entendre, toutes en même temps, difficillement audibles, aux sonoritées baroques...


 "Demain, demain... Bah ! Toujours demain !"

 "Hee-hee... La porte vers la fatalitée et la destruction a été jetée grande ouverte..."

 "La maléfique Forga a été libérée... Hee-hee... Promulguant son terrible appel..."


 Les voix sinistres et rebutantes raisonnaient dans leur esprit surchargés. Fatigué, ils étaient fatigué... Entre leurt mort et cette histoire de destin, ce monde étouffant, ce village sinistre, ces gens désabusés, ces histoires de "Raigans éternels" et de "Forga", toute cette charge sur leur pauvres épaules... Et maintenant, ça. Ils n'en pouvaient plus. Le groupe hésitait à approcher plus, ayant conservé leur distances, aussi hésitaient-ils à rebrousser chemin et se diriger vers la chapelle tel qu'initiallement prévu, quand finallement...

 "Noooon...."

 Des pleurs fûrent audibles, en provenance de la maison. Non, pas des pleurs... Des gémissements. Des gémissements, des craintes, des souffrances, et puis parfois, soit, des pleurs. Un signe de vie et de sentiment dans ce monde mort et incertain... Sentiments, aussi désespérés soit-ils. Quelques-chose qui se rapprochait d'eux, en tout cas... Une lueure fût décernable au travers des yeux charognards des étranges châtons de l'enfer. Puis, un ricanement. Les aventuriers eûrent un étrange sentiment. Ils eûrent, l'espace d'une fraction de seconde, un flash. Ils voyaient le décors à l'envers, le ciel teinté de rouge, une goutte... Terre en haut et ciel en bas, la vision voulait qu'ils tombent. Et ils tombèrent, mais dans la réalitée – ils s'affalèrent par terre et revînrent à eux quand ils réalisèrent qu'ils étaient tombé au sol bien malgrès eux, comme si ils avaient été emporté dans le coma l'espace d'un instant et qu'ils s'étaient éveillé en touchant le sol. Se relevant, les cris de désespoirs s'intensifiaient en provenance de la maison. Les chats de charognes s'étaient écarté de l'entrée, ils continuaient à flotter, ils ne semblaient faire aucunement attention aux héros. Pouvaient-ils toujours allez à l'église après avoir vu ça ? Ou allaient-ils vérifié ce qui se passait à l'intérieur auparavant ?
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Warp le Mar 1 Juin - 15:46

Il entendit un bruit.
Il se fixa, comme paralysé, écoutant attentivement ces sons obscurs et légèrement effrayants. C'était des voix. Des voix venant de ces... machins. Des paroles démoniaques... la fatalité et la destruction... le terrible appel de Forga. L'individu se mit soudainement à hésiter, ne sachant comment réagir face à ça...


Noooooooooooon...

L'affreux gémissement retentit dans sa tête et résonna comme un gong. Tachant de ne pas perdre son calme, il comprit rapidement que quelque chose s'était passé dans cette maison, quelque chose qui n'était absolument pas positif.
Il s'avança d'un paix, toujours silencieux. Puis il vit un ciel rouge, un monde inversé... et il chuta en entendant les ricanements des démons. Ok, là, il était énervé. Ils étaient comme... nargués par ces félins infernaux. Les gémissements redoublèrent en intensité. C'était comme si le Destin (Ô Douce Ironie) les forçait à aller voir ce qui se tramait dans cette maison.

Il fit un geste de la main et sortit son paquet de cartes, se mettant à les mélanger, sans en piocher une. Il marcha d'un pas assuré. Il n'était pas doué en magie et ne savait absolument pas quelle serait la réaction de ces petites merdes démoniaques. Qu'importe, il serait prêt à les accueillir comme il se doit. Il était maintenant à quelques pas de la porte, il se retourna et lança un laconique :


"On ira à l'église plus tard."

Il restait sur ses gardes. Il espérait même d'une part que les démons tenteraient de l'attaquer, il ne pouvait pas les voir en peinture.
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Message  Assyndra le Mar 1 Juin - 20:57

L'homme au masque et à l'habit rouge, lui avait fait comme un reproche, elle fronça les sourcils, puis recula pour se mettre à nouveau à la hauteur et lui répondit.

-... un ange gardien? Moi? Eh bien, je n'en suis pas un... c'est un peu notre rôle à nous les femmes de faire ça, obéir aux hommes est un principe qui est installé depuis des centaines d'années, voir des millénaires...

Un principe vraiment idiot pensa Assyndran, les femmes pouvaient elle aussi être indépendante, et aussi forte qu'un homme, elle se souvint de sa révolution, puis de sa dite "mort"... elles auraient pu enfin avoir un avenir si les hommes avaient acceptés leur offre. Elle reprit d'une voix douce.

-Je voulais vous aider, je ne l'ai pas vraiment fait par principe, je voulais juste me rendre utile...

Elle se tourna vers les étranges créatures, elles parlaient dans sa tête, énoncant le retour de Forga, puis un cri perçant déchira l'air, elle voulut s'avancer, mais le ciel s'éclaira d'une teinture écarlate très sombre, le ciel s'inversa, une impression de chute se fit ressentir, puis plus rien.
Assyndra se releva doucement, elle avait été victime d'une sorte d'hallucination. Ramassant son épée, elle regarda le groupe, ils n'avaient rien, elle fronça les sourcils et avança un peu avant de mettre en appuie sur son épaule droite sa claymore, comme l'avait dit l'homme en rouge, ils iraient à l'église après, elle voulait savoir ce qui se passait dans la maison et elle voulait aussi réduire en charpie ces félins de mort, elle attendit donc les actes et commentaires des autres membres du groupe.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Sazer le Mar 1 Juin - 22:31

La réponse certes tardive d'Assyndra fit doucement sourire Sazer. Son premier commentaire donnait l'idée d'un arrière goût de profond dégoût sur l'homme. Sa phrase laissait implicitement l'impression qu'elle avait eu un passé difficile avec les hommes. Ce qui pourrait peut être aussi expliqué sa distance avec ce groupe constitué uniquement d'hommes... à l'exception de Luna elle fut la seule à être proche d'Assyndra en retirant le contexte de sa blessure.
Une entaille profondément marqué dans son passé qu'elle semblerait avec du mal à se détacher avec l'expression qu'elle rendait tout à l'heure...


- Je vois... On rechercherait donc l'indépendance...

Sazer ne fit pas attention à sa dernière phrase. Elle ne présageait rien de douteux pour être confondu avec un juge ou alors elle jouait bien son jeu.
Mais l'important n'était pas de connaître les intentions d'Assyndra mais ces trois ombres commençaient à s'agiter.
Le colonel étant très réceptif aux émissions de magie même s'il avait la possibilité de les contrer, il ressentait une onde assez désagréable.

Il a pas été assez vigilant. Il recevait de plein fouet, une vision qui était imposée par ces démons. Une vision de sang et de destructions lié à Forga qui serait libre... Puis vinrent des cris assez affreux, des cris de morts... en direction d'une maison.
Malgré son cynisme, il ne restait pas indifférent face à ça même si la prudence restera toujours de vertu chez lui. Albérich comme Assyndra avaient l'air décidés de vérifier cette maison.
Pourquoi pas. Ils pourraient très bien entrer les premiers pour vérifier et au cas où c'était un piège...

Sazer jeta un dernier regard aux démons avant de lancer au groupe.


- Je pense qu'ils sont inoffensifs ces démons... Ils ressemblent plus à des messagers que des attaquants... mais la prudence reste de guise.
Vous voulez aller à cette maison je suppose ? Soit. Je suis pas pressé d'accomplir cette quête et ce combat contre ce Forga... Je sens que c'est l'épreuve de ce monde... Quelle misère... Hu Hu Hu
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Le Savoir Prismatique le Mer 2 Juin - 9:51

 La marche ouverte par Alberich, le groupe s'ouvrait, et ouvrait, à la maison devant eux. Ils fûrent longuement hésitant avant de pénétrer – il faut dire que l'endroit était tout sauf rassurant, sinistre à ses habitudes, et la maison elle-même, quelquonque parmie les nombreuses autres à ses côtés. Si ce n'était pour ces étranges félins des enfers, jamais le groupe ne se serait-il détourner vers cette maison entre deux autres, à la teinte aussi fade et transparante que les autres, aux émanations toutes aussi vides et glauques que les autres. Quelquonque parmis les quelquonques dans le tableau peint de la déchéance. Voilà qui résumait parfaitement cette habitation, et de manière plus générale, le village et l'ensemble de ses gîtes dépourvu d'existence manifeste quand on les regardait. Mais finallement, voilà... Au sein du silence ambiant, de l'apogée du néant factice, un crie terrible avait déchiré le temps et l'espace, modifiant la période d'un instant toute perception des réalitées connues aux yeux du groupe. Bousculés, poussés, éffarouchés, d'un instant aussi dense qu'anodin, mais qui les as détruits littérallement. C'était ce qui s'était passé, aussi étrange que cela puisse paraître, aussi simple que les faits étant qu'ils ne passaient que dans l'unique but de visiter la chapelle initiallement.

 Et par ces faits, par le fait qu'ils soient arrivés, qu'ils aient existés... Des mains du destin peut-être, les voilà devant la petite habitation modeste semblable à toute autre, mais soudainement incroyablement vivante à leur yeux au milieux de cet ensemble vide de toute vie, oui vivant, un lieu bien vivant, car des cris d'agonies et de pleurs stridents emmêlés parvenaient à eux. Un petit regard autours d'eux. Les félins ne font pas attention à eux. Point une raison de baisser leur gardes – qui sait ce qui les attends à l'intérieur. Mais il n'y avait rien à craindre de ces étranges animal sur leur artefacts volants, visiblement. Alberich ayant ouvert la marche, il lui revenait la tâche d'ouvrir la porte avant de plonger pleins pied avec le reste du groupe dans un dôme de vitalitée happée par la miséricorde. Ceci fût fait.


 Aussitôt eussent-ils pénétré dans la démeure, tout changeas. Non pas d'un prétendu surréalisme quelquonques, non – ce qui était choquant n'était pas de pittoresques états de sentiments et visions indescriptibles comme ils commençaient à en avoirs eu pas mal, mais ni plus ni moins que la réalitée qui frappait devant eux, la simple réalitée, la bête, ineluctable, réalitée; le banal d'un drame. Dans une maison toute à fait normale, quelquonque, ils pûrent observer une femme Andelienne debout, ou plutôt à genoux, avachie sur un lit dans lequel gîsait un homme, son maris. Était-il mort ? Non, mais c'était tout comme. Il convulsait, toussotait, ne pouvait plus bouger ni rien faire si ce n'est souffrir. La femme criait, implorait, pleurait, de toute son âme, dans un crie transcendant l'irréel pour être le banal du réel. L'homme, vivant mais fatigué, incapable, comme touché d'une anémie fatale, tentait de parler mais ne se lisait à travers son visage et sa voix que la peur, une peur immense de l'inéluctable, de ce qui était, de ce qui allait être, de la véritée, de la réalitée. Le concert des drâmes distordus et délaissés au milieux du monde que toute vie avait quitté, en faisant une apogée du silence et de l'ignorance, continuait ainsi, alors que le seul dôme de la vie resplandissait telle une flamme éffémère dans l'accord de la résignation. Une flamme faible et déçue, attristée, mais une flamme, une vie, parmis toute les bougies éteintes. Mais il était de notoriétée que, quand son dernier souffle elle aurait donné, elle se tairait, et une autre s'allumerait. Jusqu'à que de cire il ne reste plus sur l'allumoir.

~
 "In here is a tragedy, art thou player or audience? Be as it may, the end doth remain : All go on only toward death. The first word at thy left hand, a false lunacy a madly dancing man hearing unhearable words, drawn to a beloved's grave. And there, mayhap, true madness at last. As did this one playing death find true death at last killing a nameless lover, she peirced a heart rent by sorrow. Douth lie invite truth? Douth verity but wear the mask of falsehood? Ah, thou pityful, thou miserable ones. Still admist lies, though the end cometh not, wherefore yern for death? Will thou attend to thy beloved? Truths and lies. Life and death. The game of turning white to black, And black to white."
~

 La femme s'exclamait, braillait, criait de toute son âme, dans une voix stridente et embuée de pleurs, paniquée et attristée :
 — Non, c'est impossible ! Tu ne peux pas mourrir, non, pas toi ! Pas toi aussi ! En vie, tu doit rester en vie ! Ooooh, je t'oblige à rester en vie ! Tu ne peux pas mourrir aussi, nooon !!
 Dans la tragique panique, la présence du groupe, de fait complètement médusé devant combiens la réalitée était iréelle, se fît ressentirs par la femme affolée, qui alors se tournait devant eux, leur parlant comme si ils avaient toujours été là, comme si elle les avaient toujours connûs, scénario bancal qu'ils savaient tous être faux, scénario de la vie :
 — D'abord, ce fût mon fils, Dark...!!! oooh... Ils étaient là, ils étaient là... J'avais vu au travers de la fenêtre, j'avais vu les sbires de Forga ! Ils étaient là, virevoltant autours de ma maison, encore, et encore, et encore... Toute la nuit ! Ils étaient là ! Et quand je me suis réveillée, le matin même, je l'ai retrouvé dans son lît, gisant, inerte et sans vie, sans vie !... Et puis, ensuite, ce fû les voisins... Chaque nuit... Un après l'autre... Chaque foyer dans la ville fûrent visités... Forga a réclamé à chacun la vie d'un d'entre eux... Aucune famille n'a été épargnée, pas une...!!...!... Et maintenant, oooh,oooh, et maintenant, Forga est revenu chez moi !! Demain, mon mari........! Aaah, aaaah, ne connaissez-vous donc personne qui puisses nous sauver ? Par pitié ! Par pitié !, elle éclatait en sanglôt de manière grandiose, grandiose car tel quel, s'agenouillant devant le groupe, le suppliant, immergé de larmoiement.
 Un ensemble dépeignant l'épouvante et la déchéance.
 Ils ne savaient plus trop ni pourquoi. Ils s'étaient approchés de son maris, qui souffrait dans son lît. Peut-être sous la pression de ses attentes sans attache réelles, si ce n'est un espoir vain et malingre. Il parlait dans sa souffrance, il marmonnait, tel qu'il pouvait, "ooh, Forga, cruel semeur des morts...", "Forga, Forga vient pour moi...", "Je n'veux pas mourrir... Je n'veux pas mourrir!!".... s'emmelant, repoussant le groupe, et pourtant, ils assistaient, impuissants. Puis tout devînt sombre. Devant le réel, l'irréel, même si les deux se confondent maintenant. Il fût attendû, le voila, il était là, plus connû que l'inconnû dorénavant pour eux. Tout était sombre autours d'eux. Sombre. Obscurcis. Ils avaient l'impression d'être les seuls à voir ceci, alors que tout semblait avoir été figé autours d'eux, en tout cas dans le cas de la femme. Une lumière bleuâtre traversa le plafond, et un fantôme déscendis d'à travers celui-là même. Le fantôme d'une petite fille (En était-ce vraiment une ?), vêtue d'une robe rose de campagne et d'un chapeau chic, blonde et coiffée de deux tresses, normal, riant, riant, et riant encore, inlassablement. Elle riait, mais elle parlait aussi, l'on entendait, on ne sait trop comment, comme dans tout ce qui est iréel soit-il du réel ou non :

 "Il est inutile de résister." "Trop tard... Tu es déja trop faible, maintenant..." "Bientôt, tu viendra avec moi... Juste quelques minutes maintenant..." "Hiiii-yaaaa-haaa-haaa, que j'aime mon travail!!!"

 Puis tout fût finis.



Comme si rien n'était arrivé. Comme si tout s'était arrêté ici.

La scène d'une tragédie.

Il n'y avait plus rien à voir.

Ils avaient tout vu.

De ce qu'il y avait à voir.

De ce qu'il y avait à comprendre.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Warp le Jeu 3 Juin - 11:52

Alberich, ou plutôt l'individu qui avait pris contrôle d'Alberich, se retenait en ce moment même de bailler.
Ne croyez pas que ce soit un être sans coeur, mais au moment où il entrait dans cette maison, il ne voyait que la banalité. Le drame ordinaire était mis en scène excellement. La femme, à genoux, devant le lit de son mari qui hurlait de manière abominable. Il savait déjà qu'il était condamné. Il n'y avait rien à faire. On ne pouvait l'aider, il fallait attendre qu'il soit libéré de sa douleur. C'était... d'un banal. Les hurlements, les supplices, tout était d'un banal chiant. Mais cela faisait longtemps que les deux Alberich savaient tout de la mort. Ils avaient vu la morts. Ils avaient vécus la mort. Peut-être pas au même endroit ni de la même manière mais comparé à ce qu'ils voyaient... tout était banal et lourdingue.

Tenez, un exemple.
C'était une semaine avant la mort d'Alberich. Lui et les autres cobayes étaient dans la cour, sous la surveillance étroite des gardes. C'était un jour tendu, le responsable ultime de l'Operation Magii était de visite dans ce camp sale et odieux. Il venait voir l'évolution de certains sujets.
Le Cartomancer était là et voyait, entouré d'une garde minime, le Docteur Epikyur, un salopard de première et donc, par ce fait, un élément important du régime. Il était là, dans son costume militaire blanc. Il s'avança vers un cobaye debout, l'air inerte et observa le flux de magie qui se dégageait de lui.

Quand soudain.
Le cobaye eut une volonté soudaine, inexplicable, une volonté de vivre, d'exister. Il planta son bras dans le coeur d'Epikyur, qui tomba inerte. Instantanément, tous les gardes du camp se précipitèrent sur le cobaye rancunier et le massacèrent, le réduirent en lambeaux, le criblèrent de balles, le brûlèrent sous les yeux horrifiés de ses camarades et de Alberich. Il ne resta plus qu'un petit tas de chair fumante une fois la besogne faite, on vit même certains soldats manger la chair du condamné.
Comment alors, les deux Alberichs pouvaient ressentir la moindre émotion devant cette mort banale ? Le vrai Alberich reprit conscience peu à peu, ils se partageaient maintenant le corps.
Il se sentait maintenant fort.


"... bien, nous savons au moins ce qu'est Forga maintenant."

"Ils" se retourna vers le reste du groupe et soupira.

"Cette entité risque de réduire à néant la population, qui nous dit que nous ne serons pas les prochains ? Il devient necessaire de mettre un terme au problème..."
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Subaru le Jeu 3 Juin - 16:29

Subaru se sentait mal. Très mal. La vision de l'agonie de l'homme le blessait au plus profond de lui, comme s'il était à la place de cette femme. Il se sentait également mal pour elle. Elle qui venait de perdre un être cher... Il aurait voulu les aider, mais il ne savait pas quoi faire... Il ne savait pas quoi dire à cette femme qui venait de perdre son mari. Il voulait lui demander qui est Forga. Qu'est ce qu'il était exactement. Mais le moment ne le lui permettait pas. Elle avait besoin de faire le deuil de son mari. Subaru se contenta de se taire.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Sazer le Ven 4 Juin - 0:33

La scène d'une tragédie classique.
Sazer avait certes un coeur de pierre mais il en restait pas moins sensible à une scène qu'il lui rappelait un vécu par le passé et ce, par sa faute. Des lamentations de cette femme et de la disparition de son mari, cet événement a pu le faire rencontrer... ou du moins, il supposait, le fameux Forga.
L'apparence serait donc des plus trompeuse par rapport à cette "horrible" malédiction que contaient les habitants de ce village. Une sorte de spectre d'une petite fille... il fallait que ce soit une petite fille. Il pensait à ça à travers une lueur de dégoût presque naturelle.

Il était certes impuissant mais que pouvait-il faire ?
De son vivant, quand il était colonel... Il représentait certes l'ordre, mais jamais sauver les vies était de ses compétences. Non.
Il était le colonel nécromancien, la mort était de vertu chez lui... Toujours. Mais la force du destin voulu qu'il devient à son tour un mort, ou un fantôme encore conscient... Quelle importance.
Il détournait son regard de la femme pour se tourner vers le groupe. Il remontait le verre de son monocle qui glissait une nouvelle fois. Il pouvait très bien garder son sourire habituel, mais la scène lui rappelait son histoire... et d'un point de vu moral, il serait bon de se retenir par moment.


- On sait à quoi ressemble ce Forga si c'était bien lui... Et les trois démons de dehors semblent donc être ses sbires...

La femme avait en effet mentionné ces choses qui virevoltaient autour de sa maison. Fait qui correspondrait bien à ces trois bestioles.
Mais cela servirait à rien de les attaquer comme de les interroger. Ce n'étaient que de simples messagers fous de Forga supposait Sazer. Mais il pouvait bien se douter, mais l'intérêt d'aller revoir ces monstres était moindre. Il y avait un autre indice qui pourrait les faire recroiser Forga.


- Visiblement, Forga s'attaque famille par famille... Si notre épreuve corresponde à l'éradication de Forga. Il serait donc judicieux de se rendre aux maisons restantes... Mais... hu hu hu... L'attendre comme ça serait futile.
On devrait retourner à cette église pour obtenir des renseignements.


Sazer sortait ensuite de la maison sans se retourner, sans rajouter un mot de plus.
Il restait devant l'entrée de la maison et regardait au loin, l'église.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Assyndra le Ven 4 Juin - 12:57

Ce spectacle horrible, ces plaintes stridentes, ces pleurs, ces supplications, ce corps à présent inerte, cette âme venut lui prendre la vie, les paroles de la jeune femme, tout ceci donnait un tableau assez vrai et horrible de la vie de ce village. Ce "Forga" volait les âmes, la joie, la paix, les sentiments de ces habitants pour engendrer la peur, la folie, la dépression, c'était immorale de faire cela. Pourtant, elle dût regarder ce moment avec un pincement au coeur, la jeune femme avait de la peine pour les habitants, mais son regard se durci un peu plus, ses sourcils se froncèrent. Il était temps que tout ces carnages cessent, sa main se crispa sur le manche de sa lame, ce "Forga" allait un peu trop loin, il voulait renaître, eh bien qu'il renaît sans ce genre de pratique!

Assyndra regarda pendant quelques minutes encore, la veuve, le monde ne devait pas être dicté ainsi, la mort ne devrait pas prendre la vie des gens qu'on aime si rapidement, non jamais rien de cela ne devrait arriver. Les paroles de Sazer rompit le silence de plomb.


- Visiblement, Forga s'attaque famille par famille... Si notre épreuve corresponde à l'éradication de Forga. Il serait donc judicieux de se rendre aux maisons restantes... Mais... hu hu hu... L'attendre comme ça serait futile.
On devrait retourner à cette église pour obtenir des renseignements.


La jeune femme ferma les yeux et acquiesça à ce choix, il ne servait vraiment à rien de l'attendre à nouveau, il fallait agir tout de suite et avec efficacité. Ses yeux se rouvrirent, mais la colère y était présente, la dureté rendait sa rage palpable. Elle tourna le dos à la femme en souffrance et elle suivit le jeune homme dehors. Dehors, la brume ne gênait plus sa vue, elle pouvait distinguer le mausolée au loin, toujours aussi imposant, toujours aussi empreint d'un respect profond. Elle alla s'appuyer sur le mur, en déclarant d'une voix neutre.

-Après ce qui vient de se passer... on peut voir l'étendue de ce que ce "Forga" peut faire. Il faut l'arrêteravantqu'il ne commence à s'en prendre aux autres peuples. Si les questions se trouve dans cette église, peut-être que le moyen de détruire Forga y est aussi, bien sur ce ne sont toujours que des hypothèse, mais toute hypothèse à une faille, un défaut, c'est notre intuition qui nous permet de la trouver et de la contourner ou de la combattre.

Assyndra abaissa son épée et la planta dans le sol et réajusta ses gants en attendant la suite des événements.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

Message  Le Savoir Prismatique le Ven 4 Juin - 16:21

 La marche ouverte par Sazer, le groupe (ou ce qu'il en reste) part pour la Chapelle. Pendant ce temps, les bléssés sont toujours bloqués dans l'auberge... Qu'allaient-ils bien pouvoirs apprendre du prêtre qui habitait la chapelle ? Et comment vaincre Forga ? D'ailleurs, qui était-il de toute manière ? Bientôt, peut-être, les réponses...

Fin du Chapitre 3. Suite au Chapitre 4.
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Re: Chapitre 3: Le village maudit de Gondo Ata

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